Ce soir je pense au peuple Iranien 😢
Le peuple iranien, une fois de plus, a cru aux mots venus d’Occident. On leur a promis un horizon, une présence, un soutien. "Tenez bon, nous arrivons", leur disait-on. Alors ils sont descendus, à mains nues, le cœur lourd d’espoir, la gorge serrée par des années de silence forcé. Ils ont bravé les matraques et les canons du régime des mollahs.
Et puis, plus rien. L’accord signé, les caméras se sont détournées. On les a laissés, abandonnés en rase campagne, livrés à une répression féroce. Entre 20 000 et 40 000 morts, qui sait vraiment ? Le sang a coulé, anonyme, dans l’indifférence générale. Ils ont tenu, comme promis. Mais ceux qui devaient venir ne sont jamais arrivés.
Dire pardon, président Trump, c’est mesurer l’abîme d’un reniement. C’est regarder en face ce mot terrible : abandon. C’est d’une tristesse absolue, celle qui étreint quand la realpolitik écrase une dernière fois ceux qui n’avaient que leur courage.