Des perquisitions sont en cours au siège du
#RN à Paris et au domicile de ses dirigeants. Elles sont conduites par une vingtaine de policiers relevant de la brigade financière. Ils sont placés sous la direction de deux magistrats instructeurs. Une information judiciaire avait en effet été ouverte en juillet 2024, qui faisait suite à un signalement de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Il est reproché à ce parti politique un financement illégal des campagnes présidentielles et législatives de 2022.
Il est fait état de prêts illégaux, de surfacturations de prestations, d’opérations fictives et autres.
Jordan Bardella dénonce, je cite : « une opération de harcèlement et une atteinte grave au pluralisme et à l’alternance démocratique ».
Ce qui est grave ce sont les faits délictueux potentiellement commis, s’ils sont avérés.
La rhétorique de défense est sensiblement la même que celle exprimée lors d’affaires précédentes. Ils adoptent une position victimaire, ils parlent de persécution alors qu’il conviendrait, à ce stade, de laisser la procédure se dérouler. Les suites judiciaires diront ce qu’il en est de leurs culpabilités et les tribunaux auront à se prononcer sur les condamnations encourues si les preuves en sont apportées. Dans cette attente, ils demeurent présumés innocents.
Ce qui par contre est à ce stade blâmable c’est qu’il a été également reproché aux policiers d’être intervenus avec leurs armes de service et leurs gilets pare-balles. Je leur apprends donc que c’est une obligation statutaire dès lors que l’arme est portée (comme lors de la perquisition dans le cadre de la procédure concernant LFI) et ces reproches émanent de personnes qui ignorent tout de leurs missions, obligations et devoirs.
A Notre Nation, nos cadres ont tous un casier judiciaire vierge (il est demandé pour toute candidature de recrutement). Avant chaque nomination, ils signent tous une charte d’engagement qui précise les valeurs à incarner, le comportement à adopter et la démission exigée en cas de condamnation judiciaire. Nous sommes tous issus de la première ligne, celle exposée au réel et nous connaissons en profondeur nos dossiers, et notamment ce qui concerne les forces de l’ordre et de secours. Nous portons l’honneur, la vertu et l’absolue probité au service de notre peuple et de notre France. Servir et non se servir ! C’est cela qui nous anime et c’est plus que jamais cela dont la France a besoin !!
Nous ne tolérons pas que les forces de l’ordre soient blâmées dans cette situation alors qu’elles exercent la mission qui leur incombe. En tant que responsable politique, on ne peut pas annoncer soutenir les policiers et les gendarmes uniquement quand cela arrange.
notre-nation.fr