Il y a 10 ans, jour pour jour, de terribles attentats ont bouleversé la Belgique entière. Chacun et chacune d'entre nous se souvient de ce qu’il faisait au moment où la nouvelle est tombée. Nombreux d'entre nous ne nous rendions pas compte de l'ampleur de la catastrophe qui était en train de se produire.
Ces images, ces instants, ces silences… restent gravés dans nos mémoires.
Aujourd'hui, nous nous souvenons. Nous nous souvenons de celles et ceux qui nous ont quittés, des proches, des anonymes, des vies brutalement fauchées. Nous pensons à leurs familles, à leurs ami·e·s, à toutes les personnes marquées à jamais.
Mais se souvenir, c’est aussi continuer à regarder vers l’avenir. C’est refuser que la peur ou la haine l’emportent. C’est défendre, chaque jour, la liberté de vivre, de se déplacer, de se rassembler, de s'aimer.
Nous continuons aussi à remercier celles et ceux qui, ce jour-là, ont fait preuve d’un courage immense. Les soignant·e·s, les policier·ère·s, les équipes de secours, le personnel d’urgence… mais aussi les passants et passantes qui ont aidé, spontanément, par solidarité, sans hésiter.
Aujourd’hui, on mesure à quel point ces effroyables événements ont profondément marqué le travail des équipes de secours. Dans la durée, ces femmes et ces hommes admirables ont continué à s’engager, à donner d’eux-mêmes, tout en portant leurs propres blessures et traumatismes liés à cette journée du 22 mars 2016. Leur courage, leur engagement et leur humanité forcent le respect et méritent la reconnaissance de toutes et tous.
Face à l’horreur, c’est l’humanité qui a répondu. Et c’est elle que nous devons continuer à faire vivre, ensemble.