Hier, à quatorze heures deux, un message de Vincent Pavan m’a brutalement annoncé le décès de Christine Cotton.
J’ai relu ces quelques mots trois fois, comme si la répétition pouvait en dissiper la cruauté. Je n’y parviens toujours pas.
Depuis plus de vingt-quatre heures, je traverse le flot des hommages qui célèbrent son œuvre et sa personnalité singulière, celle-là même que j’aimais et que je reconnais dans chaque ligne.
Je remonte le temps. Les photographies resurgissent : ce jour du 6 juin 2022 où elle foulait pour la première fois les couloirs du Parlement européen, au seuil de son ascension.
Quatre années se sont écoulées depuis qu’elle s’est volontairement retirée de cette lumière vive, intense, presque dévorante. Comme tant d’autres, j’espérais secrètement son retour sur scène.
Ce soir, je pense à toi, Christine, toi qui scrutais les étoiles avec cette curiosité si particulière. Je n’avais pas compris que tu t’apprêtais à les rejoindre si tôt, presque en secret.
Je peine encore à admettre que tu aies choisi de nous quitter le 2 juin. Quel irréparable gâchis.
Mes plus sincères condoléances à sa famille et à tous ceux qui l’ont aimée.