Ce matin, des parents ont choisi de franchir les portes de l’hôtel de ville avec leur enfant. Pas une église, pas un temple, les portes de l’Hotel de ville, la maison commune de toutes les strasbourgeoises et strasbourgeois. Celle qui appartient à tous et ne réserve ses faveurs à personne.
Ce choix, en apparence simple, dit quelque chose d'essentiel.
Dans un monde qui vacille, où les certitudes se fissurent et où les voix les plus sombres semblent parfois les plus fortes, ils ont choisi la lumière de la République.
Ils ont choisi de placer leur enfant sous la protection non pas d'un dogme ou d'une foi imposée, mais d'une promesse collective : liberté, égalité, fraternité. Trois mots. Une exigence de toute une vie.
Un parrainage civil, ce n'est pas une formalité.
C'est un acte. L'acte de dire : cet enfant grandira en sachant que la République le reconnaît, le protège, et attend de lui qu'il soit, à son tour, un citoyen debout.
J'ai accueilli ce matin un enfant et ses parents avec émotion. Une émotion sincère. Parce que dans ce geste, il y a une confiance que je mesure. Confiance dans les institutions, confiance dans le pacte républicain, à une heure où cette confiance est parfois si difficile à maintenir.
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