Un positionnement clair.
Ce mardi, les députés devront dire si, oui ou non, ils souhaitent donner à la France un budget de la sécurité sociale pour financer nos hôpitaux, nos retraites, notre politique familiale et l’assurance maladie.
Je veux tout d'abord saluer l'effort et le travail de compromis infatigable menés par le Premier ministre tout au long de ces derniers mois. En responsabilité, il fallait trouver des accords dans la discussion budgétaire. Il a montré que cela était possible, dans l'intérêt supérieur de la Nation.
La seule chose qui compte.
Je me suis déjà exprimé publiquement sur le fond : le texte budgétaire de la sécurité sociale est loin d’être parfait, il comporte d'ailleurs plusieurs mesures que je ne soutiens pas à titre personnel, comme le décalage de la réforme des retraites. Mais dans le contexte politique inédit que connaît notre pays, sans majorité, l'instabilité et l'absence de budget auraient des conséquences bien plus graves : risque d'inflation, hausse des taux d'intérêts, de la charge de la dette, déficit aggravé… j’appelle donc à voter ce texte pour le bien de la France et des Français. Dans des temps différents, nous aurons, après un débat devant le peuple qui tranchera, à reprendre l’ouvrage de la baisse des charges pour les entreprises et les travailleurs. Mais aussi de l’amélioration de notre modèle social, notamment par un indispensable pilier de capitalisation des retraites grâce à la généralisation de la participation et de l’intéressement.
De manière générale, pour la Justice, sans budget adopté, les impacts seraient immédiats : annulation de recrutement de 1000 surveillants pénitentiaires, de nouveaux magistrats, de la construction de 4 nouvelles prisons de haute sécurité, de 3 000 places de prison modulaires, des effectifs en plus pour la PJJ et pour l’insertion. Tant de projets qui ont pourtant un seul objectif : protéger au mieux les Français.
C’est pourquoi, malgré les différences de sensibilités politiques qui traversent les groupes politiques à l'Assemblée nationale, il nous faut trouver une voie de passage, dans l'intérêt général. Pour préserver notre économie, le pouvoir d'achat et la sécurité des Français, j'appelle à ce que l'esprit de responsabilité l'emporte et que ces textes, aussi imparfait soient-ils, soient votés.
Le Premier ministre a mené un long et difficile travail de compromis. Toutes les femmes et les hommes de bonne volonté doivent répondre à sa main tendue pour le bien de la France.