📉 Si la France était une entreprise, son dernier exercice à l’équilibre remonterait à 1974.
Cinquante et un ans. Le dernier budget dans le vert, c’était sous Pompidou. Depuis 1975, déficit chaque année, sans la moindre exception. Aucune boîte au monde ne tient à ce régime. Sauf une, qui a le droit de lever l’impôt quand le résultat est mauvais.
💸 Les comptes 2025 publiés par l’INSEE fin mars sont sans appel. 152 milliards de pertes sur l’année. Une dette qui grimpe à 3 460 milliards, soit 115,6% du PIB. Et le chiffre qui fait mal, signé IFRAP: depuis 1974, plus de la moitié de cette dette, ce ne sont ni des écoles ni des routes. Ce sont les intérêts. On a emprunté pour payer les intérêts de ce qu’on avait déjà emprunté. En langage clair, de la cavalerie.
🏛️ Dans une vraie société, à ce stade, les actionnaires font trois choses. Ils virent le conseil d’administration. Ils exigent un plan de redressement crédible. Ils vendent leurs parts s’ils n’y croient plus. Les analystes, eux, ont déjà tranché. Fitch, S&P et DBRS ont dégradé la note de la France en 2025, de AA- à A .
On était triple A jusqu’en 2012. On descend l’escalier marche après marche, et personne ne tire le signal d’alarme.
🤷 Sauf que l’actionnaire français, lui, ne peut rien faire de tout ça. Il ne peut pas vendre ses parts. Il ne touche aucun dividende. Et tous les ans, on lui demande de remettre au pot. Ça porte un nom: le salarié du privé. Le seul actionnaire de la planète qu’on recapitalise de force et qui, en prime, réélit le conseil qui le plume.
🪙 Une entreprise qui perd de l’argent depuis cinquante et un ans, ça s’appelle une faillite. Un pays, ça s’appelle la France.
🎩 Le record de déficits d’affilée appartient à Louis XIV: pas un seul exercice excédentaire entre 1676 et 1731, cinquante-cinq ans de rang. Au rythme actuel, on le bat en 2029.
Vous pensez vraiment qu’on a changé de logiciel depuis Versailles, ou juste de costume ?