Comme je le fais de rares fois dans les posts de la préfecture, je prendrai un ton personnel.
Ce samedi 6 juin, je me suisrendu à l'assemblée générale de la FNTR de l'Ain, sous la présidence de Baptiste Lombard, en présence de Séverine Michaud, présidente de la FNTR Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) et de Florence Dupasquier, présidente de la FNTR nationale.
Je suis venu pour une raison simple : affronter la réalité, entendre les demandes, pas les éviter.
Quand le carburant flambe, c'est le transport routier qui le paie en premier — dès le premier jour, à la pompe, ou dans le prix des cuves.
Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz, le gazole a bondi de 75 % en trois semaines. Pour une entreprise, cela ne se traduit pas en pourcentage : le carburant, c’est 20 à 30 % du coût des prestations. Cela se compte en milliers d'euros chaque mois, sur des marges déjà parmi les plus minces de l'économie (2 à 3 %, car les transporteurs sont en bout de chaîne. En AURA, 42 % des entreprises voient leur chiffre d'affaires baisser depuis le début de l’année 2026. Le transport arrive en tête des entreprises en difficulté.
Je n'ai pas promis de miracle. J'ai dit ce que l'État avait mis sur la table : 1,2 milliard d'euros engagés, l'aide carburant de 20 centimes par litre reconduite pour trois mois, la prime transport doublée. Et j'ai dit aussi ce que ce dispositif devait s’améliorer. Car une aide qui arrive trop tard manque sa cible.
J’ai entendu les demandes, voire les critiques, à savoir le besoin de lignes de trésorerie et un système d’indexation stable avec les chargeurs.
Le transport est le système nerveux de l'économie. Quand les camions ralentissent, c'est tout un territoire qui stoppe.
Aux transporteurs de l'Ain, j'ai dit notre engagement :
1/ du cas par cas pour les entreprises les plus en difficultés - avec la Banque de France, l’URSAFF, la DDFIP, la Fédération bancaire, la DDETS
2/ à plus long terme, un plan pour la filière : camions électriques (nous disposons du fleuron national avec Renault Trucks), meilleurs pneus au monde avec Michelin, équilibre avec les chargeurs, logique de diversification.
Nous porterons ces messages. Avec opiniâtreté, sans faiblir, car « Ici, c’est l’Ain »!