Accompagnée de Françoise Dumas, présidente de la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie, et d'Hocine Bouares, vétéran harkis, j'ai conclu mon déplacement dans les Pyrénées-Orientales par la visite officielle du nouveau parcours permanent du Mémorial du Camp de Rivesaltes, en présence de Céline Sala-Pons, directrice du Mémorial, d'Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, et de Carole Delga, présidente de la région Occitanie.
Ce lieu porte les mémoires plurielles de tous ceux qui furent internés sur le site entre 1941 et 1966 : Républicains espagnols, Juifs étrangers, Nomades, Harkis, prisonniers de guerre. Autant d'histoires que le Mémorial, dix ans après son ouverture, renouvelle et transmet avec un nouveau parcours scénographique d'une grande force.
Ce lieu a pour ambition de faire coexister des mémoires multiples et souvent douloureuses, en s'appuyant sur le travail des historiens et sur des dispositifs de transmission qui touchent profondément.
Ce travail de mémoire et de transmission est d’autant plus important ces temps-ci que les mémoires sont instrumentalisées par certaines forces politiques.