Depuis des semaines, une journaliste de Blast mĂšne une investigation sur les ventes dâarmes françaises Ă IsraĂ«l. Un sujet dâintĂ©rĂȘt public, nĂ©cessaire au dĂ©bat dĂ©mocratique dans une RĂ©publique qui se veut exemplaire.
Ses recherches lâont amenĂ© Ă couvrir le matin du 18 juin la manifestation dâun collectif devant le siĂšge dâune entreprise de dĂ©fense, Exxelia, suspectĂ© dâavoir livrer du matĂ©riel militaire en Palestine, et au coeur dâune information judiciaire, menĂ©e au tribunal judiciaire de Paris, pour crimes de guerre. Notre consoeur a naturellement pris des images, des notes de cet Ă©vĂ©nement, en somme rĂ©aliser son travail de reporter, indĂ©pendant.
Pour ces seuls et unique fait, avoir exercé son métier, elle a été interpellée par la police, placée en garde-à -vue dans les locaux du commissariat du 11e arrondissement, une mesure de rétorsion qui selon nos information a été prolongée : une journaliste, une fois de plus, dans la France du 21e siÚcle va passer la nuit en cellule.
A lâheure oĂč la dĂ©mocratie est menacĂ©e dans les urnes, oĂč la libertĂ© dâinformer apparaĂźt dâautant plus essentielle, cette nouvelle entrave Ă la profession doit immĂ©diatement cesser. Les journalistes, leurs sources, leurs droits, doivent ĂȘtre respectĂ©s. Informer nâest pas un dĂ©lit.