Ma lettre ouverte à Mathilde Blottière et Hélène Marzolf de Télérama au sujet de l'entretien intitulé "Blanche Gardin explique son passage à vide" consacré à la panne d'inspiration d'une humoriste en proie au complotisme et à l'antisémitisme.
Une interview dans laquelle Blanche se déploie telle une oie, sans entraves, victime de tout. Victime d’avoir osé “dénoncer l’instrumentalisation de l’antisémitisme “, victime d’avoir “été percutée par le 7 octobre“ au point d’en avoir… “perdu son clown“. Rassurez-la, ce jour-là d'autres ont perdu un peu plus.
D’ailleurs oui au fait, que s’est-il passé le 7 octobre pour que Blanche ait été à ce point “percutée“ ? Vous auriez pu lui demander, vu qu’elle n’en parle jamais. Enfin, en dehors de nous mettre en garde contre les fake news « faites pour nous faire penser que ces attaques avaient été faites par des barbares semi-animaux », ce qui d’après elle, ne seraient donc pas le cas.
Quitte à parler de ses engagements, je me dis que ça aurait été intéressant de creuser sa théorie sur « l'islamophobie qui serait d’après elle, une façon de préserver un bastion blanc au Proche-Orient au milieu des zones où il y a du pétrole ». Franchement moi, à la place d’une cellule enquête si je tombe là-dessus, je creuse. L’hypothèse de trouver du pétrole dans le vieux fond de sauce d’une théorie complotiste sur les conflits au Proche Orient, ça ne se refuse pas. Qui sait, peut-être qu'en remontant à la source vous seriez tombées, comme ça par hasard, sur la véritable histoire de la création d'Israël, vous savez, ce "bastion blanc au milieu des puits de pétrole". Imaginez la manchette, “en route pour une opération de réhabilitation de Blanche Gardin avant la promo de son film, deux journalistes de Télérama reviennent avec deux barils de brut et la véritable histoire du sionisme“. Ça aurait eu de la gueule quand même ! Mais pour ça il aurait fallu lui poser quelques questions, gentiment, vous savez un peu à la manière des journalistes.(...)