Professeur des universités en Sciences de l’éducation, CY Cergy Paris Université, Directeur adjoint EMA , autorité éducative, pédagogie institutionnelle. AECSE

Joined December 2019
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Un héritage millénaire en flammes, comme à Notre-Dame. Et demain, Bolloré, Mariani, Philippe de Villiers et toute la clique viendront encore prêcher le rapprochement avec une Russie « protectrice de la civilisation chrétienne ». Toute honte bue, comme à chaque fois.
Cette vue est l’une des plus célèbres de la capitale ukrainienne : la laure des grottes de Kyiv, ensemble monastique classé à l’UNESCO. La Russie vient à nouveau de le bombarder ; le toit de la cathédrale de la Dormition est en feu. Le crime contre la civilisation continue.
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RT @denkinte_2: Camille Kouchner a raison de le dénoncer ! Car la droite et l'extrême droite n'en ont rien à faire des victimes comme Lyhan…
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RT @blen2pouxlait: Je rappelle que cette femme a été la seule a parlé sur l'affaire Cantat. Juste merci à cette queen 👑
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J’espère que plus personne n’a d’illusions sur le projet de Bolloré et de ses sbires. La lutte contre cette soumission à la Russie sera au cœur des enjeux des élections en 2027. Bolloré a choisi son camp.
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Notre confrère fait honneur à ses clients et au barreau en « remettant l’église au milieu du village ».
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🔴 L'avocat des parents de Lyhanna sur LCI 🗣️ "Étudier 70 000 plaintes d'ici le 14 juillet, c'est de la poudre de perlinpinpin. C'est impossible, à moins de mal faire son travail", le cri du coeur de Me François Roujou de Boubée
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RT @denkinte_2: Important de rappeler que l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) permet d’armer les enfants con…
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Quand un pays a 4 fois moins de procureurs et moitié moins de magistrats que la moyenne européenne ( le même nombre de magistrats qu’en 1827) ce n'est pas un problème budgétaire, c’est la volonté politique d’avoir une justice faible face à un pouvoir fort.

⚡️🇪🇺|🇫🇷FLASH - La #France compte 4 fois moins de procureurs que la moyenne européenne. Voici le nombre de #procureurs par pays pour 100 000 habitants dans les États du Conseil de l’Europe : 🇱🇻 Lettonie : 24,3 🇧🇬 Bulgarie : 23,9 🇲🇩 Moldavie : 23,6 🇺🇦 Ukraine : 23,0 🇮🇸 Islande : 21,9 🇱🇹 Lituanie : 21,1 🇨🇾 Chypre : 19,6 🇭🇺 Hongrie : 19,5 🇳🇴 Norvège : 19,5 🇸🇰 Slovaquie : 18,7 🇹🇷 Turquie : 17,2 🇲🇪 Monténégro : 16,6 🇭🇷 Croatie : 16,2 🇵🇱 Pologne : 15,7 🇵🇹 Portugal : 14,4 🇩🇰 Danemark : 13,5 🇦🇲 Arménie : 13,4 🇲🇨 Monaco : 12,8 🏴 Écosse : 12,3 🇦🇿 Azerbaïdjan : 12,2 🇪🇺 Moyenne : 12 🇷🇴 Roumanie : 11,6 🇨🇿 République tchèque : 11,5 🇨🇭 Suisse : 11,3 🇪🇺 Médiane : 11,2 🇸🇪 Suède : 11,1 🇬🇪 Géorgie : 11,1 🇷🇸 Serbie : 10,4 🇧🇦 Bosnie-Herzégovine : 10,4 🇸🇮 Slovénie : 9,8 🏴 Irlande du Nord : 9,3 🇱🇺 Luxembourg : 8,8 🇲🇹 Malte : 8,8 🇦🇩 Andorre : 8,5 🇲🇰 Macédoine du Nord : 8,5 🇫🇮 Finlande : 7,9 🇩🇪 Allemagne : 7,7 🇧🇪 Belgique : 7,5 🇦🇱 Albanie : 7,2 🇳🇱 Pays-Bas : 5,8 🇬🇷 Grèce : 5,7 🇪🇸 Espagne : 5,6 🏴 Angleterre et Pays de Galles : 5,0 🇦🇹 Autriche : 4,3 🇮🇹 Italie : 3,8 🇫🇷 #France : 3,2 🇮🇪 Irlande : 2,7 (CEPEJ, Rapport d’évaluation 2024 - données 2022)
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Au rassemblement à Paris organisé en hommage à Lyhanna, la chanteuse Lio appelle à la démission de Gérald Darmanin et explique pourquoi il était important pour elle d’être présente ce soir.
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🗣️ Après 7 saisons à la tête des 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐨, Olivier Frapolli ne sera plus notre entraîneur la saison prochaine. Champion de National, plusieurs saisons en @Ligue2BKT, et un attachement indéfectible à nos couleurs.🟠⚫️ 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 pour tout, Olivier.🤝 👉 stade-lavallois.com/merci-ol…
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« L’innommable a eu lieu et on veut nous faire croire que ce n’est qu’un dysfonctionnement au milieu d’un système qui fonctionne. Depuis trop longtemps, nous tolérons un système qui étouffe au lieu d’entendre. » Grégory Bobbato, maire de Fleurance #Lyhanna mediapart.fr/journal/france/…
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La France 🇫🇷 a 3,2 procureurs pour 100 000 habitants contre 14 pour le Portugal 🇵🇹 16 pour la Croatie et presque 25 pour la Lettonie 🇱🇻. À part cela, ce n’est pas une question de moyens ? On n’a pas honte ?
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‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe » C'est faux. Voici leur ligne pour 2027. En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes. Je vais TOUTES les démonter. C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer : 1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes » La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou. 2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine » Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie. La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs. La Russie est avant tout responsable de son isolement. Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990. Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou. 3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 » Au début des années 2000, Poutine avait déjà : - Écrasé la Tchétchénie ; - Réduit progressivement le pluralisme politique ; - Renforcé le pouvoir des services de sécurité ; - Fait pression sur les médias indépendants ; - Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants. Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ? Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ? 4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie » Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans. L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur. Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes. Quelques rappels : - Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers. - Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie. - En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide. Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort. Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres. Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir. Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers. Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir. À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables. L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours. On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire. 5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes » Clairement non. On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire. La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle. Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre. Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens. 6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident » Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur. D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger. Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique. Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias. 7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident » Faux. Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits. Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ? Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream. Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel. 8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains » Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien. Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses. La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire. Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques. Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington. C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent. Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire. Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux. La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits. 9. « Maïdan a été piloté par les Américains » Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir. Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle. Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale. Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes. Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même. Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes. Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère. C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques. 10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés » Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement. Or, dans les territoires occupés par la Russie : - Des millions d'Ukrainiens ont fui ; - Une partie de la population a été déplacée de force ; - Les médias indépendants ont disparu ; - La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ; - Toute opposition à l'occupation est réprimée ; - Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes. Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique. Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête. Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli. Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore. La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ? Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe. 11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire » Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin. Comparez vous-mêmes : JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. » Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. » JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro. Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. » Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. » D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022. Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible. Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny. Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle. Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations. Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre. Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible. C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine. 12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours » Populisme de bas étage. Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption. Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions. Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission. Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics. Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective. La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant. 13. « Une partie de l'aide disparaît » C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête. Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées. Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes. Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale. Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères. Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine. Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit. 14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés » Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même. Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle. Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie. 15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre » Encore une phrase dénuée de sens. Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs. Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle. Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue. C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain. 16. « Le récit du bien contre le mal est imposé » Oui, Monsieur Taché. La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable. Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé. Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour. 17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien » Caricature grotesque. La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévères en Europe comme aux États-Unis. En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits. La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales. Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables. L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale. Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha. On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée. 18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne » Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ? Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités. 19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain » Factuellement faux. L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne : - Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ; - Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ; - Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ; - Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens. Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux. Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains. 20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe » Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme. Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins. La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel. 21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon » Honteux et insultant pour nos voisins allemands. L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict. Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés. Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial. Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.
Aurélien Taché : "priorité à ramener la Russie dans le concert des nations européennes."
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Mort de Lyhanna : « Il est plus confortable de pointer des responsabilités individuelles que de s’interroger sur la responsabilité d’une équipe au pouvoir depuis neuf ans vis-à-vis de l’état de délabrement de la justice. » liberation.fr/politique/mort…
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‼️🇷🇺/🇺🇦 RAPPELEZ CELA À TOUS CEUX QUI VOUS DISENT QUE C’EST ZELENSKY/L’OCCIDENT QUI VEUT LA GUERRE ! Poutine a rejeté l’invitation de Zelensky à négocier en tête-à-tête. Au lieu de ça, il a envoyé un message d’encouragement à ses soldats : « travaillez, nos frères ! » En d’autres termes : « continuez à massacrer des Ukrainiens et à mourir en masse pour mes propres intérêts. Zelensky avait simplement proposé une rencontre entre les deux dirigeants dans un pays « neutre » pour mettre un terme à la guerre. Poutine a balayé sec cette proposition. Bientôt aura lieu le G7. J’espère que toutes les chancelleries ont entendu les propos de Poutine : cette guerre continuera à cause de lui, et il faut donc urgemment renforcer l’Ukraine. PARTAGEZ CET EXTRAIT À CHAQUE VOUS QU’ON ESSAIERA DE VOUS EXPLIQUER QUE LA RUSSIE VEUT LA PAIX !
‼️🇺🇦/🇷🇺 Zelensky a publié une lettre ouverte à Poutine. Le Kremlin a annoncé qu'ils sont au courant. Points clés : - Cette guerre est un échec et n'a aucune justification. - Le temps ne joue pas en faveur de Moscou. - Il faut négocier tête à tête. Voici la lettre en entier : Lettre ouverte Au Président de la Fédération de Russie Du Président de l’Ukraine Lorsque vous avez pris la tête de la Russie il y a plus de vingt-six ans, de nombreux Ukrainiens avaient une opinion positive de vous. C’était le cas. Cela appartient désormais au passé. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des Ukrainiens voit d’un œil favorable le fait que nos drones de longue portée aient rendu visite à l’ouverture de votre forum à Saint-Pétersbourg, après avoir parcouru plus de 1 000 kilomètres. Comme vous le savez parfaitement, cette distance n’est pas la limite de nos capacités. Vingt-six années de votre pouvoir ont complètement transformé l’agenda des relations entre l’Ukraine et la Russie. Nos peuples sont passés des discussions sur les échanges commerciaux et d’autres sujets civils à un seul thème : les frappes et les pertes. Près de la moitié de vos vingt-six années au pouvoir en Russie ont été consacrées à la guerre contre l’Ukraine. Quoi que vous disiez sur l’OTAN, la géopolitique ou la langue russe, cette guerre est votre choix personnel. Une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’Histoire s’en souviendra. Cette période aurait pu se dérouler tout autrement. On entend souvent dire que la guerre vous convient. Bien sûr, pas lorsqu’il s’agit de la sécurité de votre résidence de Valdaï ou du défilé sur la place Rouge. Votre propre vie vous est précieuse. Mais aujourd’hui, nous voyons tous que cette guerre convient de moins en moins aux Russes, car elle apporte toujours davantage de conséquences négatives à la Russie. Ils n’aiment pas nos drones ni nos missiles. Ils n’aiment pas les pénuries d’essence ni la hausse constante des prix. Ils n’aiment pas les interdictions permanentes. Ils n’aiment pas votre intention d’organiser une seconde vague de mobilisation afin d’étendre la guerre à une nouvelle direction en Ukraine ou de la tourner contre d’autres pays voisins de la Russie. Ils n’aiment pas le fait qu’aucune fin ne soit visible à votre guerre. Oui, vous pouvez encore contraindre les Russes à vivre ainsi. Mais vos ressources diminuent considérablement. Vous n’aurez plus assez d’argent ni de pouvoir politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l’avez fait pendant vingt-six ans. Nous ferons tout pour que le monde y veille. Comme vous le dites vous-même : « il faut faire les comptes ». Hier, j’ai reçu un rapport sur les pertes de votre armée sur le front ukrainien pour le mois de mai. Une fois encore, elles dépassent 30 000 Russes tués ou gravement blessés. Nous observons ce niveau chaque mois et disposons de preuves vidéo pour chacune de vos pertes : ce ne sont pas des affirmations gratuites. Nous savons que 63 % de vos pertes au front sont des morts et seulement 37 % des blessés. Au XXIe siècle, aucune armée ne peut se permettre un tel ratio. À l’avenir, la part des morts augmentera encore. Ce n’est pas que nous nous préoccupions particulièrement des Russes après tout ce que votre guerre a apporté à l’Ukraine. Mais je me préoccupe des Ukrainiens. Nous perdons nos concitoyens, et chacune de nos pertes nous fait souffrir. Même si les pertes ukrainiennes sont cinq ou six fois inférieures aux pertes russes, cela reste extrêmement important pour nous. Il importe également de rappeler que vous repoussez régulièrement, tous les quelques mois, les échéances de la conquête de nos régions, en particulier celle de Donetsk. Vous ne la prendrez pas cette année non plus. Mais nous, en Ukraine, ne voulons pas d’une guerre permanente. Nous savons parfaitement que la vie sans guerre est infiniment meilleure. Nous voulons y parvenir. Je suis convaincu que la majorité des Russes sont prêts à répondre positivement à cela, et vous le savez aussi. Beaucoup ne croyaient pas que l’Ukraine résisterait aussi longtemps. Vous n’y croyiez pas. Ceux qui vous conseillaient non plus. C’était une erreur. Vous ne vous attendiez pas à une résistance totale de l’Ukraine et n’aviez pas prévu que les choses iraient aussi loin. Pourtant nous sommes toujours là, dans la cinquième année d’une confrontation à grande échelle. N’ayez pas peur de sortir de cette guerre. C’est la principale chose que l’on attend désormais de vous. L’Ukraine a conservé son indépendance. Et elle la conservera. Malgré toutes les autres prédictions. Nous avons uni de nombreux pays du monde pour défendre l’Ukraine et s’opposer à vous. Nous avons trouvé des armes et des financements. Nous recevons du soutien, vous recevez des sanctions. Et cela continuera jusqu’à ce que justice soit rendue à l’Ukraine. Nous ne permettrons pas à ceux qui cherchent à vous convaincre que les sanctions contre la Russie seront levées de manière significative ou que le soutien à l’Ukraine diminuera fortement sans changement substantiel de votre position de réussir. L’exemple d’Orbán montre la honte qui attend ceux qui choisissent d’aider la Russie dans cette guerre. L’Ukraine a traversé des hivers difficiles lorsque vous tentiez de détruire notre système énergétique. Nous avons survécu et, même dans l’obscurité, la résilience des Ukrainiens est restée intacte. Nous avons porté la guerre sur votre territoire, et vous n’auriez pas pu poursuivre ce conflit sans l’aide de la Corée du Nord. Vous êtes le premier dirigeant russe contraint de se tourner vers Pyongyang pour obtenir une assistance militaire. Aujourd’hui, vous dépendez également totalement de la Chine, une première dans l’histoire russe. Vous comptiez sur l’épuisement des Ukrainiens, mais ce sont désormais nos soldats qui contribuent à la défense de nos partenaires au Moyen-Orient et dans le Golfe. Vous espériez des troubles internes en Ukraine, mais ce sont vos propres formations militaires qui se sont mutinées contre vous. Le 23 juin constituera un nouvel anniversaire de cet événement, et le silence ne l’effacera pas de l’Histoire. Aujourd’hui, même vos responsables politiques, vos hommes d’affaires et vos propagandistes vous regardent avec une fatigue évidente. Le monde entier le voit. Le monde n’est pas fatigué de l’Ukraine, contrairement à ce que vous espériez depuis longtemps. Mais même ceux qui vous aident à contourner les sanctions et à maintenir votre économie à flot sont fatigués de la Russie. Vous ne pouvez pas ne pas le remarquer. Après vingt-six ans au pouvoir, l’âge commence à se faire sentir. Et cette fatigue ne fera que croître. Nous avons vu des documents de renseignement indiquant que vous envisagez désormais des plans de guerre pour 2027 et 2028. Nous savons également que vous espérez que les missiles balistiques accompliront ce que tout le reste n’a pas réussi à faire. Vous souhaitez entraîner encore davantage la Biélorussie dans cette guerre, et nous devons désormais nous préparer à cette éventualité. Nous voyons également que vous jouez un jeu autour de la Transnistrie. Vos propagandistes menacent, d’une manière ou d’une autre, tous les voisins de la Russie. Voulez-vous vraiment traverser tout cela ? Le choix vous appartient désormais. Assez de guerre. L’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre. Nous devons le faire honnêtement, dignement et avec des garanties solides afin qu’aucune nouvelle guerre n’éclate. Nous voyons que les États-Unis concentrent actuellement toute leur attention sur la question iranienne. Il serait erroné d’attendre simplement que leur attention revienne vers la guerre en Europe. L’Ukraine propose de mettre fin à la guerre dans un format de dialogue direct entre vous et nous. Je vous propose une rencontre. Tout le monde a entendu vos représentants déclarer avec le sourire que je pouvais venir à Moscou. Mais après vingt-six années de votre pouvoir, il n’y a rien à faire pour un dirigeant ukrainien dans votre capitale, pas plus qu’il n’y a quelque chose à faire pour un dirigeant russe à Kyiv. Il existe des pays qui accueillent traditionnellement les dirigeants lorsqu’il s’agit de résoudre des questions de guerre et de paix : la Suisse, la Turquie ou encore plusieurs États du monde arabe. Ce sont les dirigeants qui prennent les décisions essentielles. Cela a toujours été ainsi et cela le restera. Je propose que nous fixions une date précise pour cette rencontre. Nous avons entendu dire qu’on vous avait promis, en Alaska, de régler certaines questions concernant l’Ukraine et l’Europe. Mais vous voyez bien que les questions ukrainiennes et européennes ne se règlent pas à Anchorage. D’autres participants pourront rejoindre ce dialogue bilatéral. Puisque la guerre se déroule en Europe, que l’Ukraine a besoin de garanties de sécurité et que vous en souhaitez également, il paraît logique d’associer ceux qui peuvent réellement agir comme garants. Nous estimons que l’Europe doit participer. Nous estimons également que les États-Unis doivent faire partie du processus. Nous avons déjà connu de nombreux accords avec la Russie, notamment les accords de Minsk, qui n’ont pas fonctionné. Nous devons donc d’abord trouver des réponses bilatérales aux questions en suspens au lieu de nous cacher derrière des formulations ambiguës, des groupes techniques ou une diplomatie de navette interminable. Par votre guerre, vous avez séparé pour toujours l’Ukraine et la Russie. La ligne de front est désormais la ligne à partir de laquelle la diplomatie doit commencer. L’Ukraine est prête à instaurer un cessez-le-feu complet pendant toute la durée des négociations. C’est une pratique classique, comme le montrent aujourd’hui les circonstances entourant l’Iran. Établir un véritable silence est la meilleure manière de commencer à se parler. Nous pensons qu’il peut s’agir d’un véritable cessez-le-feu si vous le souhaitez. Vous savez que les États-Unis peuvent assurer la surveillance de ce cessez-le-feu le long de la ligne de contact. L’Ukraine est prête à procéder à un échange de prisonniers selon le principe du « tous contre tous ». Cela pourrait constituer un excellent prélude à la fin de la guerre. Nous devons prendre des mesures sérieuses pour le retour des civils et des enfants emmenés pendant la guerre. Nous devons déterminer quel avenir attend les générations futures d’Ukrainiens et de Russes. Si vous n’acceptez pas personnellement qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence. Nous aurons ceux qui nous soutiendront. Mais vous devrez également lutter de plus en plus pour votre propre survie — non pas celle de la Russie, mais la vôtre. Ce n’est ni une menace de ma part ni de celle de l’Ukraine. Ce sont simplement les leçons de l’histoire russe, que vous connaissez bien : lorsque la Russie se lasse, les changements arrivent. Nous pouvons contribuer à cette lassitude. Vous pouvez mettre fin à votre guerre. Mémoire éternelle à tous ceux dont la vie a été emportée par cette guerre. Gloire à l’Ukraine !
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Hier à la manifestation contre la présence toxique d’une propagandiste du Kremlin dans les médias du groupe Bolloré. Faire triompher la vérité dans un monde de plus en plus pollué par le mensonge, c’est le plus grand enjeu du XXIe siècle.
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La liberté de la presse a des limites fixées par la loi. Appliquons la ! La France n'a pas à servir la soupe à la propagandiste de Poutine. Nous nous joignons à l'appel à manifester demain à 18H pour demander d'examiner sans délai au niveau🇫🇷 et🇪🇺 les mesures à prendre.
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L'abomination des pro-russes, au-delà du mépris: - ils nient crimes de guerre, contre l'humanité, de génocide ; - ils piétinent les centaines de milliers d'enfants, femmes, hommes, assassinés, torturés, déportés ; - ce sont les complices des crimes russes. liberation.fr/international/…
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