Pourquoi encore une commission d’enquête ??? Mais il y a déjà le rapport implacable et les propositions de l’Inspection de la Ville de Paris . Il faut passer à l’action, que la Ville se porte partie civile auprès de tous les parents des petites victimes, qui ont été laissés dans une effroyable solitude, et incarcérer en préventive tous les animateurs «suspendus » . Installer de la vidéo surveillance dans tous les lieux d’accueil de la petite enfance
#pédocriminalité
Je sors d'une visite dans l'une de nos écoles parisiennes dans le 17e arrondissement . J'ai rencontré des parents, des enfants, des agents. Des femmes et des hommes qui font vivre nos écoles chaque jour avec engagement et dévouement.
La parole se libère. C'est un progrès pour notre société. Mais cette parole n'aura de sens que si elle est réellement entendue, prise en compte et suivie d'effets.
J'annonce aujourd'hui la création d'une commission indépendante chargée d'établir un diagnostic et de formuler des propositions concrètes sur la prévention et la lutte contre les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants dans le périscolaire. Elle pourra, si elle le souhaite, élargir son champ de réflexion aux autres structures de la Ville de Paris qui accueillent des enfants.
Elle sera présidée par Antoine Garapon, ancien juge des enfants et président de la commission indépendante de reconnaissance et de réparation des abus sexuels dans l'Église. Son expérience, son indépendance et son autorité morale sont des garanties précieuses pour ce travail essentiel.
Mais au-delà de Paris, je le dis avec force : il est urgent d'ouvrir un véritable débat national sur les violences faites aux enfants. Un débat qui engage l'État, la justice, l’ensemble des institutions de notre République. Ce débat national devra se traduire en plan d’action et donc en moyens humains, financiers et judiciaires pour que notre pays soit enfin à la hauteur de l'enjeu.
Protéger les enfants, croire leur parole, agir sans délai : c'est une responsabilité collective. Paris y prend toute sa part.
📸 Jean-Baptiste Gurliat - Ville de Paris