En 2026, il y a encore du boulot.
Parce que, encore en France en 2026, ce n'est pas facile tous les jours d'être une femme.
Être une femme en France en 2026, c'est être encore moins payée que les hommes. Les femmes subissent les temps partiels et parce que, dès l'École, des stéréotypes les conduisent à renoncer aux filières d'avenir, encore trop vues comme des métiers et des carrières pour les hommes.
Être une femme en France en 2026, c'est publier une photo de soi sur les réseaux sociaux et voir des types demander à l'IA de te mettre en bikini.
Être une jeune fille en France en 2026, c'est faire face à un retour en force des conservatismes, à une génération de jeunes hommes influencés par les pires masculinistes.
Être une femme en 2026, c'est encore connaître l'insécurité, le danger, dans la rue comme dans son propre domicile.
Être une femme en 2026, en France, c'est voir sa plainte pour violences sexuelles ou sexistes être classée sans suite neuf fois sur dix. Neuf fois sur dix.
C'est ce chemin long, encore trop long pour être protégée d'un ancien conjoint violent. C'est encore le risque, malgré tous les efforts mis en place, de mourir sous les coups.
Et puis bien sûr, être une femme en 2026, ce sont toutes ces inégalités, toutes ces injustices du quotidien :
C'est encore partager sa localisation à une amie quand on rentre seule chez soi.
C'est encore serrer ses clés dans sa main quand on marche seule la nuit.
C'est encore faire semblant de téléphoner pour éviter qu'un inconnu insiste dans la rue.
C'est encore réfléchir deux fois à la tenue qu'on met pour éviter les remarques.
Être une femme en 2026, c'est parfois rire à une blague sexiste juste pour éviter que la situation devienne gênante.
C'est encore entendre qu'on est « trop sensible », « trop agressive » ou « trop ambitieuse ».
C'est encore devoir démontrer tous les jours sa légitimité au travail.
C'est encore recevoir des messages déplacés sur LinkedIn après une simple interaction professionnelle. Être une femme en 2026, c'est encore être interrompue en réunion... et entendre quelqu'un reprendre la même idée quelques minutes plus tard.
Alors bien sûr, et ces dernières années notamment, beaucoup a été fait pour mieux protéger, pour inscrire les droits des femmes dans le marbre de la Constitution, pour une prise en charge efficace des victimes de violences, pour que l'égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité, pas un slogan.
Mais il est encore long le chemin de l'égalité.
Il est encore long et je le dis à tous ceux qui s'endorment, à tous ceux qui estiment que la cause de l'égalité, que la cause des femmes serait secondaire ou plus un sujet : nous n'avons pas fini le travail.
Nous n'avons pas fini et nous allons continuer à nous battre.
Je vais continuer à me battre.
Continuer à me battre pour les mamans solos qui, comme l'a été ma mère, galèrent en élevant seules leurs enfants. Continuer à me battre contre les discriminations, le sexisme et les injustices du quotidien qui touchent encore mes sœurs et trop de femmes en France. Pour elles, pour mes amies, pour toutes les femmes de France, je suis déterminé à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour faire avancer cette cause.
Ce combat pour l'égalité n'a pas de frontières. Je n'oublie pas les femmes afghanes et iraniennes, qui paient le prix de leur liberté au péril de leur vie. Face à l'obscurantisme qui veut les effacer, nous ne détournerons pas le regard. Leur courage nous oblige. Être solidaires ici, c'est aussi porter la voix de celles qu'on tente de faire taire là-bas.
Je porterai chaque projet. Je défendrai chaque avancée. Je me battrai pour chaque combat.
La cause des femmes, c'est la cause de la France.
Et nous nous battrons jusqu'à l'Égalité, la vraie.