J'ai une idée :
Demandez aux concernés
Pourquoi je ne veux pas d'enfants ?
Je vais prendre l'exemple de ma mère qui m'a souvent dit "j'ai travaillé toute ma vie" quand je lui demande ce qu'elle a fait étant jeune.
Donc elle a travaillé et c'est occupé de ses enfants
Le phénomène « no kid », lorsqu’il ne relève pas d’une impossibilité physiologique à avoir des enfants, me semble être un phénomène culturel assez révélateur de notre époque, centré sur le rapport au soi, à la liberté individuelle, au confort, au projet personnel individualiste.
Je dois reconnaître que je ne le comprends pas.
Cela ne signifie évidemment pas que je remets en cause la liberté de chacun d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant. Cette liberté est fondamentale, et personne ne devrait être sommé de se justifier sur un choix aussi intime.
Mais j’ai aussi le droit, je crois, d’exprimer mon incompréhension face à ce choix lorsqu’il est revendiqué comme un idéal de vie.
Car, qu’on le veuille ou non, le refus collectif de la parentalité interroge aussi notre modèle social.
Celui-ci repose largement sur la solidarité entre les générations : les actifs d’aujourd’hui financent les retraités d’aujourd’hui, comme les enfants d’aujourd’hui financeront en partie la société de demain.
Si la natalité s’effondre durablement, c’est tout cet équilibre qui se fragilise et qui est à terme menacé.
Je ne sais pas quelle part exacte occupe le phénomène culturel « no kid » dans la baisse actuelle de la natalité.
Je veux encore croire que beaucoup de personnes renoncent ou repoussent la parentalité non par refus profond, mais parce que les conditions matérielles, professionnelles, économiques ou sociales la rendent trop difficile.
C’est pourquoi j’espère que des politiques natalistes ambitieuses pourront réellement faciliter la parentalité pour celles et ceux qui la désirent : logement, modes de garde, stabilité professionnelle, soutien aux jeunes parents, meilleure conciliation entre travail et vie familiale.
À titre personnel, je ne conçois pas ma vie sans mes enfants. Cela ne m’autorise pas à juger ceux qui font un autre choix, mais cela explique pourquoi ce choix me reste profondément étranger.