Le vin à la cantine, mythe ou réalité ?
Dans la première moitié du XXe siècle, dans les familles françaises, surtout en zones rurales ou viticoles, il était courant que les enfants boivent du vin coupé à l’eau ou d’autres boissons alcoolisées légères à table. Elles étaient souvent vues comme hygiéniques, nourrissantes ou fortifiantes. Une habitude ancrée dans la culture quotidienne, au même titre que le repas familial.
L’école ne faisait pas exception. Cette pratique n’était pas universelle (cela dépendait des écoles et des régions), mais elle était suffisamment répandue pour être considérée comme normale dans de nombreux établissements primaires.
Cela dura jusqu’en 1956, où, sous l’impulsion de Pierre Mendès France, toute boisson alcoolisée fut interdite aux moins de 14 ans dans les cantines et internats scolaires. Cette mesure s’accompagna d’une promotion du lait comme alternative « moderne » et saine.
Pour les plus âgés, on autorisait encore, avec accord parental, des boissons ne dépassant pas 3° d’alcool. Concrètement, cela donnait du vin coupé d’eau, du cidre léger, de la bière légère ou du poiré dans certaines régions. La circulaire fixait même une quantité maximale 12,5 cl de vin coupé d’eau par élève.
Ce n’est qu’en 1981 que l’alcool disparut complètement des cantines scolaires pour les mineurs. Il y eut des tentatives de réintroduction, comme en 1984, basées sur l’éducation au goût, mais sans succès (heureusement…).
Avez-vous des anecdotes sur l’alcool à la cantine ?