« Carmelo arrivait en retard à presque toutes les réunions »
Jusuf Nurkić sur le contraste entre Damian Lillard et Carmelo Anthony à Portland.
« Damian Lillard était le leader. Peu importe le contexte, c’était lui le leader. C’est difficile à résumer en quelques phrases, mais tout ce qu’il demandait aux autres, il le faisait lui-même.
Il savait prendre la parole, il pouvait être vocal, mais il montrait surtout l’exemple. À l’entraînement, dans l’avion, dans la ponctualité… le gars n’était jamais en retard. On n’a jamais eu le moindre problème avec lui, ce qui est très rare.
Tous les joueurs qui arrivaient de l’extérieur, via des trades, devaient s’intégrer à ce cadre. Il n’y avait pas vraiment de place pour sortir du rang. Jusqu’à Carmelo.
Carmelo, lui, a un peu bousculé notre système, surtout parce qu’il était souvent en retard. Il arrivait en retard à presque toutes les réunions. Et Terry Stotts était tellement marqué par les retards qu’il ne voulait voir personne arriver après l’heure. Il n’avait pas énormément de règles, mais celle-là était importante pour lui.
Avec Carmelo, ce n’était pas qu’il ne voulait pas venir. Mais dans son esprit, si l’entraînement était à 10h, arriver à 10h45 n’était pas forcément un problème, parce qu’on ne lui avait pas dit explicitement : “Tu dois être là à 10h pile.” Quand on lui disait “viens à 10h”, lui semblait comprendre : “Viens quand tu arrives.”
Ce n’était pas quelqu’un de mauvais, loin de là. Mais il avait cette manière de fonctionner, cette flexibilité. Et ce qui me faisait encore plus rire, c’est que le coach n’osait pas vraiment lui dire quelque chose.
Après, on a commencé à en rire entre nous et à l’appeler “Où est Carmelo ?” »
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