Rappel utile et précision juridique sur la colonisation et la résistance
• Définition d’un colon : Un colon est une personne qui s’installe sur une terre dont elle n’est pas originaire, en dépossédant les populations autochtones, souvent avec le soutien d’une puissance militaire ou politique. Cette installation est illégale au regard du droit international, notamment de la Quatrième Convention de Genève (art. 49), qui interdit le transfert de population civile du territoire occupant vers le territoire occupé.
• Légitimité de la résistance : Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à résister à l’occupation étrangère est reconnu par plusieurs résolutions des Nations unies, dont la Résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale, qui affirme le droit des peuples à la lutte pour leur libération. La Résolution 2105 (XX) de 1965 reconnaît la légitimité de la lutte des peuples sous domination coloniale. La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux (Résolution 1514, XV) consacre également ce droit.
• Le statut des enfants de colons : Être né sur une terre volée ne confère aucun titre légal de propriété. La possession d’un bien acquis par la force ou la spoliation ne devient pas légitime par la durée. Le droit international ne reconnaît pas la prescription acquisitive en matière de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.
• Résistance et droit international : La résistance armée contre un occupant illégal n’est pas un acte terroriste, mais un droit reconnu, pourvu qu’elle respecte le droit international humanitaire et les principes de distinction et de proportionnalité. Le droit international humanitaire interdit les attaques visant délibérément les civils, quelle que soit leur nationalité ou leur position politique. La lutte contre une occupation étrangère est un acte de légitime défense collective, conforme à la Charte des Nations unies.
• Conclusion : Un colon reste un colon, quelle que soit sa durée de présence. Un enfant de colon n’hérite pas d’un droit légitime sur une terre spoliée. La résistance contre cette spoliation est un droit, et sa reconnaissance par la communauté internationale est une obligation morale et juridique.
Je rappelle tout cela parce que la hasbara s’ingénie à faire oublier les droits élémentaires des Palestiniens en sacralisant la vie des colons, comme si ces derniers étaient les vraies victimes. Mais une occupation ne se légitime pas par le temps, ni par les prières, ni par les milliards de dollars investis pour la rendre présentable. Une terre volée reste une terre volée, et un colon reste un colon. La résistance, elle, est un droit. Et aucune campagne de relations publiques ne pourra jamais effacer cette vérité.
Si la hasbara ment, la terre, elle, se souvient. Et ceux qui ont volé finiront toujours par rendre des comptes.