Deux affaires d’usage de stupéfiants,
deux poids, deux mesures.
✔️ L’un, vice-procureur, en charge de la lutte antistupéfiants au parquet de Bobigny.
Entendu dans une procédure relative à une soirée chemsex qui avait mal tourné et fait un mort, l’enquête visait à retrouver un escort-boy que le magistrat avait hébergé. Circonstance aggravante, son dealer (méthamphétamine, 3MMC, GBL), condamné pour trafic de stups, appartenait à son ressort.
→ Pénalement, le magistrat a bénéficié d’une alternative aux poursuites (injonction thérapeutique). Affaire classée sans suite par le parquet. Du coté de la magistrature: rétrogradation et mutation d’office.
✔️ L’autre, gardien de la paix, accepte une interview vidéo d’un youtubeur, mise en scène joint de cannabis à la main, pour plaider pour la légalisation. Il est anonyme, flouté, il tient un discours mesuré, mais il est identifié et dénoncé à sa hiérarchie.
Il est aussitôt désarmé, suspendu de ses fonctions, et sous le coup d’une procédure judiciaire et d’une procédure disciplinaire.
→ Il fera l’objet d’une condamnation pénale de 3 mois de prison avec sursis, et d’une révocation de la police nationale.
🔴FLASH : L'affaire, examinée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le 12 mai dernier, avait fait grand bruit. Et pour cause ! Un vice-procureur de Bobigny comparaissait pour avoir consommé régulièrement des stupéfiants. L'avis disciplinaire vient d'être rendu.
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