Contrairement à beaucoup de réactions que je vois depuis la publication de la liste, je comprends totalement la présence de Chérif Ndiaye et Abdoulaye Seck.
Il faut rappeler une chose essentielle. Un sélectionneur ne convoque pas forcément les 26 meilleurs joueurs individuellement. Il choisit surtout les 26 joueurs capables de former le meilleur groupe possible.
Et cette nuance est fondamentale dans le football de sélection.
Abdoulaye Seck, par exemple, est un joueur extrêmement important dans la vie du groupe. Il faut savoir qu’en interne le staff explique qu’il joue un rôle majeur dans l’intégration des jeunes joueurs, mais aussi dans la gestion du vestiaire au quotidien. C’est un profil apprécié aussi bien par Aliou Cissé que par Pape Thiaw pour son utilité humaine et collective.
Il fait partie de ces joueurs qui parlent énormément aux remplaçants, qui atténuent les frustrations et qui maintiennent tout le monde mobilisé autour du projet collectif. Dans une compétition courte, ce type de profil compte énormément.
Et sportivement, son utilité existe aussi : capable d’évoluer dans une défense à deux ou à trois, agressif dans les duels et très fort dans le jeu aérien, il offre des garanties précieuses à un staff.
Concernant Chérif Ndiaye, il y a également un élément souvent sous-estimé : l’état d’esprit.
C’est un joueur patient, discipliné et qui accepte son rôle sans créer de tensions. Peu de joueurs acceptent durablement une place de remplaçant tout en gardant la même implication à l’entraînement. Quand un coach voit un joueur investir chaque séance à 100 %, rester positif et être prêt à tout donner même pour cinq minutes de jeu, il développe naturellement de la confiance envers lui.
Dans le football de haut niveau, les entraîneurs accordent énormément d’importance à ce type de comportement.
Et il ne faut pas oublier non plus l’aspect sportif. Lors de la dernière CAN, Chérif Ndiaye a inscrit deux buts sans être titulaire. Ce rendement renforce forcément sa crédibilité aux yeux du staff.