70% des réponses à JL vient d'une méconnaissance des ordres de grandeur (mais, sans enfant, je cotise pour les allocs etc.).
Mais il y a aussi des réponses «abandonnons la répartition». Sauf que c'est une fausse solution. LA CAPITALISATION DÉPEND AUSSI DU NOMBRE D'ACTIFS : les biens et services ne se stockent pas sur >10 ans, l'argent ne se mange pas, et tous les inactifs ne font que se partager une fraction de la richesse produite par les actifs. Moins d'actifs, moins de richesses.
Soyons clairs : dans un système par répartition, les parents subventionnent la retraite des gens sans enfants.
La perte pour les parents de 3 enfants est de l’ordre de plus d’un million d’euros, soit une rente de 35k euros annuels à la retraite que les couples sans enfants peuvent se constituer en étant les passages clandestins du système.
En effet ce sont les enfants des autres, éduqués par le salaire des autres, qui payent leur retraite, pendant qu’ils mettent de côté..
Calcul de coin de table :
Coût brut 3 enfants (0-25 ans)
620 k€
Aides quotient familial
210 k€
Coût net pour les parents
410 k€
Si ce montant est placé en bourse
(14 k€/an, 30 ans, 5 % réel) :
Patrimoine supplémentaire à 64 ans 1,1 M€
Rente équivalente (4 %) 42 k€/an
Majoration retraite des parents 6 k€/an
Différentiel de rente net 35 k€/an
Hors perte de revenus de carrière :
le vrai écart dépasse 1,2 M€.
Les personnes sans enfants devraient avoir un accès plus limité à la répartition, puisqu’elles n’y contribuent qu’à moitié (la moitié cotisation pour les vieux actuels, mais pas la moitié avoir des enfants) et ont par ailleurs mécaniquement plus de moyens financiers pour se constituer une retraite par capitalisation.
Simple question d’équilibre du système et d’incitations rationnelles.