Québec Solidaire et Manon Massé affirment que le Code civil protège un « troisième genre ». Or, sur le plan juridique, le Code civil ne parle pas de genre, mais bien de sexe (art. 70.1).
L’ajout d’une case « X » (pour les personnes non binaires), en plus de « F » et « M » pour la mention "sexe" des actes de l'état civil créé un 3e sexe. Cependant, celui-ci n'a aucune réalité biologique.
En parlant de « troisième genre » dans le Code civil, QS mélange deux notions distinctes : le sexe, qui est une réalité strictement binaire (mâle ou femelle) et le genre, qui renvoie à l’identité vécue et peut prendre une multitude de formes, dont l’identité non binaire.
Ainsi, les personnes non binaires ont un genre "non binaire", mais biologiquement, ce sont des personnes de sexe mâle ou de sexe femelle.
En remplaçant la notion de sexe par celle de genre, QS invisibilise le sexe comme réalité matérielle et, ce faisant, invisibilise les femmes. Or, la notion de sexe est centrale pour comprendre la réalité biologique des femmes et pour lutter efficacement contre les inégalités qui les touchent.
Bref, sI on veut avancer dans ce débat, il faut arrêter de confondre sexe et genre.
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