📌L'INTÉGRALITÉ DE LA RÉPONSE DE L'ANCIEN PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR DES COMPTES SUR LA « DETTE CACHÉE »
Question :
« ...dernièrement, la Cour a été un peu mise au-devant de la scène dans l’affaire dite de la dette cachée. Qu’est-ce que vous avez retenu de cette affaire de dette ? »
Réponse :
« Non, je vous renvoie simplement à notre rapport. Vous ne verrez pas, dans une page du rapport, où est mentionnée une dette cachée. Alors, je ne vais pas me prononcer parce que c’est le contexte et le moment où je parle qui ne s’y prêtent pas. Mais la Cour des comptes a fait son travail, suivant les normes, en calculant par la méthode TOFE (Tableau des Opérations Financières de l’État) le ratio de dette sur PIB. Il y a aussi l’autre méthode, la méthode budgétaire. (...) C’est la méthode que nous avions toujours utilisée.
Alors, voilà ce qui s’est passé. C’est très simple : ce sont deux méthodes de calcul différentes qui auraient pu ou dû arriver au même résultat si le tableau de passage était utilisé. Donc, vraiment, je suis mal placé pour parler. C’est pourquoi je vous renvoie au rapport. Est-ce qu’une dette peut être cachée ou ne peut pas être cachée ? Je préfère ne pas me prononcer pour le moment sur ces aspects-là. Je vous renvoie simplement à notre rapport. »
Vous pouvez constater par vous-mêmes que certains médias déforment les propos tenus.
L'ancien Premier président de la Cour des comptes n'a jamais affirmé qu'il n'existait pas de dette cachée. Il déclare simplement que l'expression « dette cachée » ne figure pas dans le rapport de la Cour des comptes et renvoie son interlocuteur à la lecture de ce document.
Il précise également qu'il ne souhaite pas se prononcer sur le fond de cette question, compte tenu du contexte et de sa position.
Maître Tanor DIAMÉ ✍🏽