C'est facile d'être "atlantiste" (un peu moins par les temps qui courent, certes), c'est bien moins facile d'être "pro-russe".
Je cite un chercheur, qui témoigne dans mon livre "Les Moujiks":
"La Russie s’y prend mal. Il y a un groupe de Français qui courent derrière eux. Et ceux qui courent derrière les Russes, ce sont ceux qui n’ont pas réussi à s’incruster derrière les Américains. Ils n’ont pas fait les meilleures études, ils n’ont pas eu les meilleures places. Ils ne peuvent pas être atlantistes car les places sont chères.
Tu veux être un traître au profit de l’Ouest ? Il faut être de haut niveau. Si ce n’est pas le cas, tu t’improvises gaulliste et patriote et tu vas traîner à l’ambassade de Russie."