Hier, en France, on a voté la nationalisation d'
@ArcelorMittal. Pendant ce temps, aux Etats-Unis,
@SpaceX sort en bourse.
Deux événements en moins de 24 heures. Deux visions de l'industrie. L’opposition de deux siècles ... voire de deux millénaires.
À Paris, la réponse de la gauche française au déclin industriel est toujours la même : que l'État socialise les pertes.
À New York, plus de 4 000 employés de SpaceX deviennent millionnaires. Parmi eux des ingénieurs et des cadres mais aussi des soudeurs ou des cuisiniers du siège de Starbase, au Texas, dans l'une des régions les plus pauvres des États-Unis. Le capitalisme actionnarial qui partage la création de richesse avec ceux qui y contribuent.
Le contraste industriel est encore plus cruel. D'un côté, des hauts-fourneaux qu'on veut nationaliser pour retarder d'inévitables transitions technologiques et organisationnelles. De l'autre, l'entreprise qui a inventé la fusée réutilisable, qui exploite avec Starlink le plus grand réseau satellitaire en orbite - connectivité mondiale, avantage stratégique -et qui annonce l'implantation de data centers dans l'espace, là où l'énergie solaire est infinie et le refroidissement gratuit.
Pendant que nous votons des lois symboliques pour figer le passé, d'autres introduisent en bourse le futur et proposent à leurs employés, à leurs investisseurs, à leurs retraités, à leurs universités de participer à cette aventure économique et technologique.
Alors, aligner les intérêts de la société avec les gains issus du progrès technologique, ou bien socialiser les pertes : combien de temps encore refuserons-nous l’évidence ?