Les pieds dans le plat : Arbitraire des nominations et investitures : même fare west, même gâchis de talents et savoirs faire (dont nous avons pourtant cruellement besoin), même démonétisation, même facteur de manque de légitimité au gouvernement comme au parlement, mêmes blessures d’estime de soi et des autres, même facteur de division (tous les coups sont permis, on en reparlera), de brutalité, de culte des individualités au service, bien souvent malgré elles - elles en sont aussi victimes - de leurs trajectoires personnelles et du détournement, bien souvent, de l’essence de leur engagement au service du pays vers la mise au service d’un ou de quelques-uns, même facteur de personnification médiatique à outrance, jusqu’à l’écœurement, au détriment de l’effort et de la responsabilité individuelle et collective nécessaire au pays.
On continue à foncer dans le mur sur le plan national.
Tant qu’on aura pas réglé la question de la méthode de désignation, des méthodes de nomination et des investitures en politique on n’y arrivera pas.
- pas de dynamique collective
- pas d’émancipation personnelle à travers le collectif
- pas de service de l’intérêt général mais servir les intérêts de celui ou ceux qui ont nommés, et à son propre service, rares sont celles et ceux désormais, qui doivent leur existence politique par la confiance en leur travail, des citoyennes et citoyens de leur territoire.
- pas de représentativité
- pas de légitimité vis à vis des françaises et des français pourtant nécessaire pour peser de tout son poids,
- pas d’efficience des décisions prises
- pas de prise sur le réel, tant le temps pour être investit ou nommé est accaparé par les enjeux internes des partis ou des intrigues autour de l’exécutif.
C’est un des GROS problèmes que nous avons à résoudre pour réparer la démocratie.
Je le dis sans colère, de manière froide dans le constat, mais j’aimerais que désormais on mette sur la table ce qui ne va pas. Si on ne nomme pas, on ne perçoit pas ce qu’il y a à repenser, retravailler, à imaginer.
Pensées empathiques à toutes les personnes qui ont été, sont victimes de ces modalités dysfonctionnelles. Depuis tant d’années. Au cœur de cette séquence est atteint un paroxysme. Qu’elles aient été investies ou pas, élues ou pas, nommées ou pas. Pour le bien de toutes et de tous. Pour le sens de l'engagement dans les partis et en politique. Pour la démocratie française. Le coût humain est trop important.
Il faut que ça change.
Ça n'est pas qu'une histoire de constitution, mais d'usages nouveaux à adopter, par l'exécutif national mais aussi par les partis. Ça n'est pas forcément simple, mais on ne peut pas continuer comme ça. Si on n'a pas trouvé comment faire mieux (pire ça n'est pas possible), c'est qu'on a pas cherché et pas essayé d'autres modalités.