La fermeture de « Garage les Lillois » n’est pas un fait divers. C’est un symptôme. Un de plus.
À Lille, le commerce de proximité recule. Rue Gambetta, dans le centre-ville, les rideaux baissés se multiplient, les vitrines vides s’installent, et avec elles une forme de résignation que je refuse.
Pendant la campagne,
@Ardeslandes expliquait que tout cela relevait principalement de facteurs nationaux : pouvoir d’achat, contexte économique. C’est en partie vrai. Mais c’est aussi devenu un alibi commode pour ne pas agir à l’échelle municipale.
Car une ville a des leviers.
Une ville peut encadrer les loyers commerciaux.
Une ville peut préempter des fonds de commerce pour éviter la vacance et la spéculation.
Une ville peut orienter sa politique d’urbanisme commercial.
Une ville peut protéger activement son tissu de commerces indépendants.
À Lille, ces leviers ne sont pas utilisés à la hauteur des enjeux.
Le commerce n’est pas un sujet secondaire. Il structure nos quartiers, crée du lien, fait vivre nos rues. Son abandon progressif est un choix politique, même quand on prétend le subir.
Il est temps de sortir du déni.
Nous avons besoin d’une stratégie claire, volontariste, assumée :
– lutter contre la vacance commerciale
– réguler les loyers
– soutenir activement les commerçants indépendants
– redonner de l’attractivité à nos rues
Les Lillois n’attendent pas des explications,ils attendent des décisions.
@DelemerLouis
@LilleAuCoeur
@LesCentristes_
@lesRepublicains
@UDI_off