Économiste, Agent de développement (humanitaire et action sociale), Passionné d'Histoire et Admin du Groupe et Page Facebook 'Et Si Nous Parlions d'Histoire?'

Joined May 2015
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SOUVENIR... SOUVENIR... SUPERCELL... le premier réseau de téléphonie mobile de l'Est de la RDC Des souvenirs gravés dans la mémoire de nombreux d’entre nous refont surface en voyant cette photo. À l’époque, pour bénéficier des services de Supercell, il fallait s’acquitter de deux abonnements distincts : un abonnement mensuel de 5$ pour conserver son numéro actif, et un autre de 3$ pour pouvoir passer quelques appels. Comment est né Supercell? Au début des années 2000, la téléphonie mobile (GSM) commence à se développer dans la région des Grands Lacs : => En RDC, les opérateurs Celtel et Vodacom voient le jour. Cependant, le pays est alors coupé en deux, et l’est est sous le contrôle de la rébellion du RCD-Goma. Les opérateurs téléphoniques installés à Kinshasa ne peuvent pas déployer leurs infrastructures dans cette zone contrôlée par les rebelles. => Au Burundi, Télécel, présent depuis les années 1990, migre vers la technologie GSM et offre des services de téléphonie mobile. Cela pousse les populations des régions d'Uvira, de Fizi et de la plaine de la Rusizi (également sous contrôle du RCD-Goma) à se tourner vers cet opérateur burundais. => Au Rwanda, Rwandacell entre en activité. La proximité géographique entre le Rwanda et les villes congolaises de Bukavu et de Goma (également sous contrôle du RCD-Goma) incite des milliers de Congolais à s'abonner à ce réseau rwandais. C’est sans doute pour pallier cette situation, et dans le but d'avoir un réseau "local" en RDC, que des opérateurs économiques (avec, semble-t-il, des capitaux rwandais significatifs) décident, en août 2002, de lancer 3Supercell". Bien que ce réseau utilise initialement le préfixe 250 (celui du Rwanda), il proposera une qualité de service qui finira par séduire les utilisateurs. Petite anecdote : Après la réunification du pays en 2003, lorsque Celtel et Vodacom installent leurs antennes dans les zones anciennement contrôlées par le RCD-Goma, de nombreux utilisateurs sont déçus par la qualité de leurs services et préfèrent rester fidèles à Supercell. En août 2005, à l’occasion de son 3ᵉ anniversaire, Supercell adopte officiellement le préfixe 243, symbolisant son intégration complète au réseau téléphonique de la RDC. Supercell mourra quelques années plus tard.
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Il y a chez certains Congolais cette fâcheuse tendance à transformer le moindre service rendu en instrument de condescendance. Se vanter d'avoir appris à quelqu'un à porter une veste ou une cravate n'élève personne. Au contraire, cela révèle souvent une pauvreté intérieure. La vraie élégance ne consiste pas à rappeler à l'autre ce qu'on pense lui avoir appris. Elle se voit plutôt dans la retenue, l'humilité et la capacité à élever sans humilier. Les grandes âmes construisent en silence; les petites se glorifient du peu qu'elles ont donné.
" J'ai fabriqué Jean Marc Kabund, je lui ai appris à nouer la cravate" @kazadi_peter , avocat. ( 5 ou 7 ans d'etudes). Il y a un serieux problème en RDC.
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La guerre dans l'Est de la RDC est en train de changer de visage. Elle ne se joue plus seulement au sol, dans les collines ou les offensives classiques. Désormais, une partie décisive du conflit se joue aussi dans les airs, à travers les drones, le renseignement et les capacités technologiques. Le fait que l'AFC/M23 ait été capable de frapper jusqu'au centre de pilotage des drones des FARDC à l'Aéroport de Kisangani montre un saut qualitatif majeur dans cette guerre. Ces images des dégâts qui nous parviennent confirment que nous sommes entrés dans une nouvelle génération de conflit, où la maîtrise de la technologie est aussi stratégique que la maîtrise du terrain. Cette guerre évolue vers un modèle où la capacité à surveiller, localiser, brouiller, frapper à distance et neutraliser les moyens technologiques adverses devient aussi importante que la présence des hommes sur le terrain.
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Donc, pour déployer des éléments RDF à Goma, le Rwanda aurait d'abord besoin de les faire transiter par Bukavu afin qu'ils embarquent ensuite sur un bateau à destination de Goma… alors même que la ville rwandaise de Gisenyi est littéralement collée à Goma? À un moment donné, il faut arrêter de prendre les gens pour des naïfs. Même la propagande la plus élémentaire devrait au moins conserver un minimum de cohérence géographique et logique.
🚨 Alerte : selon des sources internes au M23, des militaires RDF seraient regroupés au camp Sayo à Bukavu pour un redéploiement vers Goma afin de renforcer les rebelles en difficulté. Un bateau quitterait Bukavu direction de Goma cette nuit. @PatrickMuyaya @fatshi13_
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Le journalisme congolais.... On publie sans preuve, sans vérification, sans la moindre rigueur... juste pour alimenter une propagande de circonstance. Et lorsque des photos de Byamungu vivant circuleront, Michombero ne viendra démentir cette infox. Il ne ressentira même pas le besoin de s'excuser. Il passera à une autre infox, avec le même aplomb.
#RDC 🇨🇩: après Willy Ngoma, le général autoproclamé Byamungu tué dans une frappe de drone, selon un officier du M23 Le général rebelle Bernard Maheshe Byamungu, alias « Tiger One », figure centrale de la coalition AFC/M23-RDF est décédé après avoir été blessé au cou, ont confirmé plusieurs sources proches de la rébellion. « Le général Byamungu a été tué en défendant ses terres. Il avait été blessé par un éclat de drone au niveau du cou, il a souffert puis il est décédé », a déclaré publiquement un officier de la coalition rebelle du M23. Sa disparition intervient alors que les affrontements se poursuivent dans l’Est de la RDC, où la coalition AFC/M23/RDF contrôle ou influence plusieurs localités stratégiques conquises au fil des offensives menées depuis 2022. Avant de rejoindre la rébellion, Bernard Byamungu était colonel au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il avait notamment commandé le 9ᵉ secteur opérationnel basé à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. En 2012, il fait défection pour intégrer la première rébellion du M23, qui avait alors brièvement occupé la ville de Goma avant d’être militairement vaincue. Capturé par les forces loyalistes la même année, il est condamné puis détenu pendant plusieurs années. Sa libération en 2019, dans le cadre des mesures de décrispation politique engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi, marque un tournant. Trois ans plus tard, en septembre 2022, Bernard Byamungu réapparaît dans les zones occupées par les rebelles du M23 après avoir quitté discrètement Kinshasa. Rapidement, il devient l’un des hommes forts de la rébellion. Officiellement commandant adjoint chargé des opérations et du renseignement, il est considéré par plusieurs observateurs comme l’un des principaux architectes militaires des avancées rebelles dans le Nord-Kivu. Il est également reconnu accusé d’avoir commis plusieurs violations des droits humains. Sous son commandement opérationnel, la coalition AFC-M23-RDF a étendu son contrôle sur plusieurs zones stratégiques du Nord-Kivu, notamment autour de Rutshuru, Masisi et dans les environs de la cité minière de Rubaya. Les offensives conduites par les rebelles ont entraîné des déplacements massifs de populations et provoqué une profonde crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est congolais. Le nom de Bernard Byamungu reste également associé à plusieurs accusations d’exactions contre les civils. Il était notamment cité dans différentes enquêtes liées aux massacres de Kishishe ainsi qu’à des opérations de pillage dans les zones sous contrôle rebelle. En raison de son rôle militaire au sein du M23/ARC, Bernard Byamungu faisait l’objet de sanctions ciblées imposées par l’Union européenne et les États-Unis. Dans un communiqué, l’Union européenne le présentait comme « un général de brigade et commandant adjoint des opérations » occupant « un poste de premier plan » au sein du mouvement armé opérant dans l’Est de la RDC. L’UE l’accusait notamment d’implication dans des violations graves des droits humains et dans l’instabilité persistante qui secoue les provinces orientales du pays. La mort de Bernard Byamungu représente un coup symbolique pour la coalition AFC/M23, dont il incarnait l’une des figures militaires les plus redoutées et les plus influentes. Surnommé « Tiger One » dans les cercles rebelles, il était considéré comme un stratège de terrain ayant joué un rôle majeur dans la coordination des offensives qui ont permis au M23 de reprendre de vastes portions du territoire congolais depuis la résurgence du mouvement. Sa disparition pourrait provoquer des recompositions au sein de la chaîne de commandement rebelle, à un moment où les combats restent particulièrement intenses dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
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À ceux qui aiment réfléchir et remettre constamment en question les idées reçues : => Combien de "brassés" suspects à même de fragiliser ou trahir les FARDC, avons-nous dans notre armée si vraiment c'est le brassage qui est la cause majeure des faiblesse de l'armée? => Qui sont-ils et pourquoi sont-ils encore dans l'armée? Sont-ils numériquement si nombreux, ou stratégiquement si influents au point de la paralyser? => Goma est tombée des mains de Chirimwami, des Wazalendo, des ex-FAZ. Bien avant tout processus de brassage, les FAZ de Mobutu avaient déjà capitulé face à l’AFDL de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Cela montre que le problème est plus profond. => Il nous faut davantage de lucidité, moins de fanatisme, plus d’analyse froide et courageuse, pour identifier les véritables causes : commandement, discipline, logistique, renseignement, cohésion, corruption, politisation et absence de vision stratégique. On ne doit pas toujours réduire les faiblesses des FARDC au seul brassage.
Notre incapacité à mettre en place une véritable armée républicaine ne devrait pas nous conduire à nier les réalités ou à nous réfugier systématiquement dans une sorte de déni. J'ai souvent dit ici, que ce soit sous Kabila, et plus encore sous Tshisekedi, il n'y a jamais eu de volonté politique réelle de bâtir une armée forte, professionnelle et véritablement dissuasive. D'autres pays africains ont pourtant fait ce choix à l'issue des opérations et brassage et mixage, et les résultats sont visibles aujourd’hui. Pour revenir au cas du Rwanda, je réaffirme encore une fois que les RDF se sont construites notamment à travers un processus d'intégration entre les éléments du FPR et d'anciens militaires des FAR qui avaient accepté de rentrer au pays après 1994. Plusieurs d'entre eux, après avoir été blanchis de toute implication dans le génocide, ont intégré l'armée rwandaise (APR, puis RDF) et y ont parfois occupé de très hautes fonctions. A titre d'illustration, je vous partage ici les profils de 4 Généraux rwandais, tous anciens des Forces Armées Rwandaises (sous Habyarimana), qui avaient fui le Rwanda en juillet 1994 avant de retourner au pays et d'intégrer l'APR (RDF). Certains ont même fait partie de l'ALiR (Armée de libération du Rwanda), groupe prédécesseur direct des FDLR. C'est cela aussi, la différence qu'apporte une véritable volonté de construire une armée nationale forte, cohérente et tournée vers l'efficacité plutôt que vers les calculs politiques permanents : Général Marcel Gatsinzi (ancien Chef d'état-major adjoint, puis Chef d'état-major des FAR), il rentre au Rwanda et intègre les RDF (APR à l'époque). Il avait même été promu Général 4 étoiles (le tout premier de l'Histoire du Rwanda), avant de devenir ministre de la Défense du Rwanda. Général Paul Rwarakabije, chef d'état-major de l'ALiR (ancêtre des FDLR), il décide de quitter la RDC et rentre au Rwanda en novembre 2003 avec une centaine de combattants. Il passera par un camp de rééducation idéologique, avant d'intégrer l'APR (RDF). Général-major Albert Murasira (ancien capitaine des FAR, il a aussi travaillé dans l'administration militaire sous le régime de Habyarimana). Il décide de rentrer au pays et intègre l'APR (RDF). Il sera plus tard promu Général, puis Ministre de la Défense du Rwanda (2018 à juin 2023). Général de brigade Juvénal Marizamunda (ancien lieutenant des FAR), il part en exil au Zaïre en 1994, puis au Gabon, avant de se décider de rentrer au Rwanda. Il réintègre l'armée nationale et occupera des postes de haute responsabilité dans l'appareil sécuritaire du Rwanda. C'est l'actuel ministre de la Défense du Rwanda.
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Il le dit comme pour plaisanter, mais malheureusement c'est de la sorte qu'est programmé le mindset d'une bonne partie de la société congolaise. Cette manière presque assumée de voir chaque crise ou chaque tension politique comme une occasion de se rapprocher du pouvoir pour "manger". C'est devenu même comme une culture. Les gens ne se posent plus des questions sur ce qui est juste, ce qui est bon pour le pays, ce qui protège les générations futures, etc. On se demande seulement "Qu'est-ce que moi je peux gagner dedans?". Et du coup, pour quelques avantages, certains sont prêts à piétiner leurs convictions, changer de discours du jour au lendemain, défendre aujourd’hui ce qu'ils combattaient hier, applaudir tout et son contraire. À Kinshasa, comme ailleurs dans le pays, beaucoup n'y voient désormais plus aucun problème. On plaisante sur la corruption morale et on appelle ça "être malin", "se débrouiller", "profiter du moment". Important de rappeler qu'une société commence à mourir moralement lorsque l'intelligence n'est plus mise au service de la vérité ou du progrès, mais au service du positionnement et des intérêts personnels.
Cop ya Constitution oyo… oyokani na journaliste, à créer le yo même une émission kaka po facture ebima! FATSHI a épesi biso marché!
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Dans une Afrique trop souvent marquée par les présidences à vie et les révisions constitutionnelles opportunistes, ce geste mérite d'être salué. Le véritable héritage qu'un homme politique puisse laisser, c'est sa capacité à renforcer l'État et à prouver qu'aucune nation ne doit dépendre éternellement d'un seul homme. L’Afrique que nous voulons construire est celle où les institutions doivent être plus fortes que les hommes, où l'alternance doit devenir une culture, et où le pouvoir doit cesser d'être perçu comme une propriété personnelle.
Mes chers compatriotes, Ce dimanche 24 mai 2026, notre Président élu, Monsieur @WadagniRomuald , prêtera serment pour entrer formellement dans ses fonctions. Dès lors, il aura la délicate et exaltante mission de conduire la marche de notre pays vers davantage de progrès et de bien-être collectif et individuel. A cet effet, je voudrais lui réitérer mes vœux de grande réussite dans l’action qui sera la sienne durant les sept années à venir. Pour ma part, au moment de quitter la charge, je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier de vous pour le chemin exigeant qu’ensemble nous avons osé parcourir ces dix dernières années, pour les défis relevés, les réformes opérées, les chantiers majeurs engagés en vue de raffermir notre État et mettre l’action publique au service de son développement socioéconomique. Assurément, le chemin n’a pas toujours été simple à parcourir. Bien souvent, il fut parsemé d’embûches ; mais c’est aussi cela qui en a fait le charme et nous a galvanisés. A l’arrivée, nous pouvons observer avec le reste du monde qui ne manque de nous exprimer son admiration, que nous avons fait du chemin. Nos efforts et sacrifices portent peu à peu des fruits. Cela est à notre actif à tous, Béninoises et Béninois des villes, des campagnes et même de la diaspora, jeunes et moins jeunes. Avoir été le Chef d’équipe de cette belle aventure, avoir été au service de notre pays fut un sacré honneur pour moi. Aussi, ma gratitude envers le Bénin et envers chacun de vous, est-elle sans borne. En vous prenant à témoin, je me fais le devoir de saluer le rôle combien efficace d’une grande dame qui a su m’accompagner avec affection et patience et dont le coaching m’aura été d’un grand apport. Je veux nommer Madame Claudine Gbénagnon Kpoviessi épouse TALON que je remercie de tout mon cœur. De même, j’adresse ma reconnaissance à tous ceux qui m’ont entouré de leur amour, leur amitié et leurs soutiens, toutes choses qui m’ont permis de donner le meilleur de moi-même. En passant le relais au Président @WadagniRomuald , je veux partager avec vous ma conviction que sous son magistère, notre pays fera encore de grands pas vers l’accomplissement de son dessein, celui d’être une grande Nation. Pour ce faire, je ne doute pas que fort de ce que nous avons accompli jusqu’ici et mus par la volonté inébranlable d’aller encore plus loin, ensemble nous saurons nous mobiliser autour de lui et avec lui, dans l’intérêt supérieur du Bénin, pour conquérir des pans entiers de progrès qui génèrent bien-être, fierté et prospérité à toutes et à tous. Vive la République ! Vive le Bénin !
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CE JOUR-LA... 20 mai 1967, soit 18 mois après sa prise de pouvoir, le Général Joseph-Désiré Mobutu promulgue le "Manifeste de la N'sele". Ce manifeste servira de base idéologique à la création du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), qui deviendra, 15 ans après (1982), le parti-Etat. => Conçu dans le Domaine de la N'sele, ce manifeste va alors porter le nom de cette bourgade située à une quarantaine de kilomètres de Kinshasa, N'Sele. Il a été rédigé par le Général Joseph Désiré Mobutu, en compagnie de Justin Bomboko, Étienne Tshisekedi et Singa Udjuu. => Le "Manifeste de la N'sele" décrivait un programme nationaliste (et populiste) sur la restauration de l'autorité de l'État et son prestige international, le respect des libertés démocratiques, les discussions publiques des problèmes de la vie commune, etc. => Quelques mois après, la nouvelle Constitution de 1967, votée par référendum dans la suite de la proclamation du Manifeste de la N'sele, va consacrer la concentration de tous les pouvoirs entre les mains de Mobutu : il pouvait désormais signer seul tous ses actes. A ses débuts, le Manifeste de la N'sele, exprimant des idées nationalistes, a pu séduire l’élite Congolaise. Mais par la suite, l'on se rendra compte qu'il s'agissait essentiellement d'un "chapelet de bonnes intentions".
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Notre incapacité à mettre en place une véritable armée républicaine ne devrait pas nous conduire à nier les réalités ou à nous réfugier systématiquement dans une sorte de déni. J'ai souvent dit ici, que ce soit sous Kabila, et plus encore sous Tshisekedi, il n'y a jamais eu de volonté politique réelle de bâtir une armée forte, professionnelle et véritablement dissuasive. D'autres pays africains ont pourtant fait ce choix à l'issue des opérations et brassage et mixage, et les résultats sont visibles aujourd’hui. Pour revenir au cas du Rwanda, je réaffirme encore une fois que les RDF se sont construites notamment à travers un processus d'intégration entre les éléments du FPR et d'anciens militaires des FAR qui avaient accepté de rentrer au pays après 1994. Plusieurs d'entre eux, après avoir été blanchis de toute implication dans le génocide, ont intégré l'armée rwandaise (APR, puis RDF) et y ont parfois occupé de très hautes fonctions. A titre d'illustration, je vous partage ici les profils de 4 Généraux rwandais, tous anciens des Forces Armées Rwandaises (sous Habyarimana), qui avaient fui le Rwanda en juillet 1994 avant de retourner au pays et d'intégrer l'APR (RDF). Certains ont même fait partie de l'ALiR (Armée de libération du Rwanda), groupe prédécesseur direct des FDLR. C'est cela aussi, la différence qu'apporte une véritable volonté de construire une armée nationale forte, cohérente et tournée vers l'efficacité plutôt que vers les calculs politiques permanents : Général Marcel Gatsinzi (ancien Chef d'état-major adjoint, puis Chef d'état-major des FAR), il rentre au Rwanda et intègre les RDF (APR à l'époque). Il avait même été promu Général 4 étoiles (le tout premier de l'Histoire du Rwanda), avant de devenir ministre de la Défense du Rwanda. Général Paul Rwarakabije, chef d'état-major de l'ALiR (ancêtre des FDLR), il décide de quitter la RDC et rentre au Rwanda en novembre 2003 avec une centaine de combattants. Il passera par un camp de rééducation idéologique, avant d'intégrer l'APR (RDF). Général-major Albert Murasira (ancien capitaine des FAR, il a aussi travaillé dans l'administration militaire sous le régime de Habyarimana). Il décide de rentrer au pays et intègre l'APR (RDF). Il sera plus tard promu Général, puis Ministre de la Défense du Rwanda (2018 à juin 2023). Général de brigade Juvénal Marizamunda (ancien lieutenant des FAR), il part en exil au Zaïre en 1994, puis au Gabon, avant de se décider de rentrer au Rwanda. Il réintègre l'armée nationale et occupera des postes de haute responsabilité dans l'appareil sécuritaire du Rwanda. C'est l'actuel ministre de la Défense du Rwanda.
Replying to @benbabunga
Mr Babunga, vous venez de perdre toute crédibilité en affirmant sans sourciller que "Les RDF sont le fruit du brassage des éléments du FPR et les ex-FAR (Forces Armées Rwandaises)". C'est un mensonge éhonté ou plutôt une fable née de votre imagination.
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Tous sont des Congolais à 100%, au même titre que vous et moi. Aucun de ceux qui sont cités ici n'est Rwandais.
Replying to @benbabunga
Voici quelques noms: Malick Kijege, Éric Rihorimbere, Obed Rwabasira, Peter Smith Gihanga, Emmanuel Rusangisa alias Sultani Makenga, Michel Rukunda dit Makanika. La liste n’est pas exhaustive. M. Babunga, vous serez perdant sur ce rôle d’avocat du diable.
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Depuis que vous criez à l'infiltration (ce mot magique que vous sortez chaque fois pour cacher notre incapacité à bâtir une véritable armée républicaine), quel est ce seul soldat rwandais des FARDC que vous avez formellement identifié, jugé, puis officiellement renvoyé au Rwanda?
Replying to @benbabunga
@benbabunga Les FARDC est un mixage de FAC, des soldats de l'AFDL et de MLC cependant le mixage d'éléments du RDF rwandais ne sauraient être toléré parce que l'expérience a démontré que les soldats d'origine rwandaise sont à la solde de Kagame.
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Le vouloir, c'est une chose. Travailler avec rigueur constance et un véritable amour de la patrie pour y parvenir en est une autre. Aucun miracle ne viendra d'ailleurs. Personne, pas même Elon Musk, ne construira la RDC à la place d'un peuple qui refuse l'effort et la discipline.
Le Congo que nous voulons. Le type de challengers qu'il faut.
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Le MIXAGE et le BRASSAGE ne sont pas des inventions congolaise. Nous, Congolais, pensons que nous sommes des êtres très supérieurs, et toute expérience doit être congolaise. Non! C'est très faux. Le mixage et le brassage ont été utilisés avec efficacité ailleurs : => Les RDF sont le fruit du brassage des éléments du FPR et les ex-FAR (Forces Armées Rwandaises); => L'armée angolaise est un mixage des éléments du MPLA et des rebelles de l'UNITA (de Jonas Savimbi); => L'armée ivoirienne est issue du brassage entre les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et les "Forces Nouvelles" de Soro Guillaume, => Les FAC du Congo-Brazzaville sont un brassage entre les éléments des milices "Cobra" (de Sassou Nguesso), les "Ninja" (de Bernard Kolelas) et les "Zoulou" (de Pascal Lissouba); => L'armée mozambicaine est un brassage des éléments du FRELIMO et de la RENAMO d'Afonso Dhlakama; => L'armée de l'Afrique du Sud est issue du mixage entre les éléments des SADF et ceux de l'Umkhonto we Sizwe (branche armée de l'ANC). (Adapté à partir d'éléments fournis par @MikaEbenga)
Les mêmes contre-vérités continuent d'être répétées, encore et encore, jusqu'à finir par prendre les apparences de la vérité. Puis, il y a toute cette jeunesse qui n'a pas vécu ces périodes et qui, faute de repères solides, se retrouve exposée à des récits approximatifs, parfois orientés, qu'elle finit par intégrer comme des faits établis. Tenez : => Il n'existait pas d'armée congolaise (ou zaïroise) véritablement forte que le processus de brassage aurait "démantelée". Dès les années 80, l'armée zaïroise n'était plus une force militaire structurée et efficace. A l'arrivée de l'AFDL (et donc des rwandais) en 1996, l'armée zaïroise était déjà profondément affaiblie de l'intérieur. Continuer à affirmer que l'AFDL (et par extension, les rwandais) aurait "tué" l’armée congolaise, est juste cette tendance récurrente chez le Congolais qui consiste à trouver des boucs émissaires à tout. => Joseph Kabila prend le pouvoir en janvier 2001. Contrairement à son père (qui ne voulait pas d'un dialogue avec les rebelles), il accepte la reprise du Dialogue intercongolais. Le BRASSAGE/MIXAGE n'a jamais été une invention personnelle de Joseph Kabila. C'était une formule approuvée et actée par l'ensemble des belligérants impliqués dans la crise congolaise de 1998-2002, dans le cadre des Accords de Sun City. À l'époque, chaque acteur majeur possédait une véritable armée, bien structurée et fortement équipée. Le RCD-Goma disposait de plus de 45.000 hommes, le MLC alignait environ 25.000 combattants et tous les mouvements issus des scissions du RCD (RCD-KML, RCD-N, etc.) comptaient également des dizaines de milliers de soldats. Sans brassage/mixage, que fallait-il faire de ces dizaines de milliers d’hommes armés? Croyez-vous sincèrement que ces mouvements rebelles allaient accepter de déposer les armes, rester à l'écart, pendant que seuls leurs cadres politiques viendraient siéger à Kinshasa dans les institutions de transition? Évidemment non. => Le brassage/mixage dans une armée nationale unifiée (qu'on appellera FARDC) était un passage obligé pour éviter une reprise du conflit. Les négociateurs de Sun City avaient d'ailleurs eu l'idée ingénieuse d'accompagner le brassage/mixage d'un programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), destiné à encadrer ceux qui décidaient de quitter définitivement la vie militaire pour réintégrer la société civile. C’était le rôle de la CONADER (Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) qui, malheureusement et comme trop souvent chez nous, a été gérée à la congolaise (des millions de dollars évaporés, engloutis dans les poches de quelques-uns, sans jamais vraiment servir la cause à laquelle ils étaient destinés). => L'état-major actuel des FARDC, les responsables militaires dans les provinces doivent leur essor au sein de l'armée congolaise grâce aux opérations de brassage/mixage. Constant Ndima, Gabriel Amisi (Tango Four), Jacques Chaligonza, John Tshibangu, tous généraux aujourd'hui, sont le fruit des opérations de brassage/mixage. Autrement dit, ces opérations, souvent critiquées, ont aussi contribué à façonner une partie significative de la hiérarchie militaire actuelle.
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Une nation ne se construit jamais par hasard. À chaque tournant décisif de son histoire, elle s'appuie sur une poignée de femmes et d'hommes capables de voir plus loin que leur époque. Des esprits visionnaires, souvent incompris sur le moment, mais dont la lucidité finit toujours par tracer la voie. Le changement tant attendu en RDC ne viendra ni du hasard, ni des discours. Il viendra de ces femmes et de ces hommes capables de porter une vision, et d'avoir le courage de la défendre. Je vous invite à suivre cette émission consacrée au come-back de Patient Sayiba (@TSayiba). youtu.be/ZZu-eAQE7xQ?si=Vq6a…
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Les mêmes contre-vérités continuent d'être répétées, encore et encore, jusqu'à finir par prendre les apparences de la vérité. Puis, il y a toute cette jeunesse qui n'a pas vécu ces périodes et qui, faute de repères solides, se retrouve exposée à des récits approximatifs, parfois orientés, qu'elle finit par intégrer comme des faits établis. Tenez : => Il n'existait pas d'armée congolaise (ou zaïroise) véritablement forte que le processus de brassage aurait "démantelée". Dès les années 80, l'armée zaïroise n'était plus une force militaire structurée et efficace. A l'arrivée de l'AFDL (et donc des rwandais) en 1996, l'armée zaïroise était déjà profondément affaiblie de l'intérieur. Continuer à affirmer que l'AFDL (et par extension, les rwandais) aurait "tué" l’armée congolaise, est juste cette tendance récurrente chez le Congolais qui consiste à trouver des boucs émissaires à tout. => Joseph Kabila prend le pouvoir en janvier 2001. Contrairement à son père (qui ne voulait pas d'un dialogue avec les rebelles), il accepte la reprise du Dialogue intercongolais. Le BRASSAGE/MIXAGE n'a jamais été une invention personnelle de Joseph Kabila. C'était une formule approuvée et actée par l'ensemble des belligérants impliqués dans la crise congolaise de 1998-2002, dans le cadre des Accords de Sun City. À l'époque, chaque acteur majeur possédait une véritable armée, bien structurée et fortement équipée. Le RCD-Goma disposait de plus de 45.000 hommes, le MLC alignait environ 25.000 combattants et tous les mouvements issus des scissions du RCD (RCD-KML, RCD-N, etc.) comptaient également des dizaines de milliers de soldats. Sans brassage/mixage, que fallait-il faire de ces dizaines de milliers d’hommes armés? Croyez-vous sincèrement que ces mouvements rebelles allaient accepter de déposer les armes, rester à l'écart, pendant que seuls leurs cadres politiques viendraient siéger à Kinshasa dans les institutions de transition? Évidemment non. => Le brassage/mixage dans une armée nationale unifiée (qu'on appellera FARDC) était un passage obligé pour éviter une reprise du conflit. Les négociateurs de Sun City avaient d'ailleurs eu l'idée ingénieuse d'accompagner le brassage/mixage d'un programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), destiné à encadrer ceux qui décidaient de quitter définitivement la vie militaire pour réintégrer la société civile. C’était le rôle de la CONADER (Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) qui, malheureusement et comme trop souvent chez nous, a été gérée à la congolaise (des millions de dollars évaporés, engloutis dans les poches de quelques-uns, sans jamais vraiment servir la cause à laquelle ils étaient destinés). => L'état-major actuel des FARDC, les responsables militaires dans les provinces doivent leur essor au sein de l'armée congolaise grâce aux opérations de brassage/mixage. Constant Ndima, Gabriel Amisi (Tango Four), Jacques Chaligonza, John Tshibangu, tous généraux aujourd'hui, sont le fruit des opérations de brassage/mixage. Autrement dit, ces opérations, souvent critiquées, ont aussi contribué à façonner une partie significative de la hiérarchie militaire actuelle.
C’était une grosse erreur de la part de Kabila de faire le brassage dans l’armée. Ce brassage a déstructuré et tué l’âme de l’armée. Une erreur à éviter pour toujours.
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17 mai 1997... JOURNÉE TRÈS DIFFICILE POUR LE CLAN MOBUTU Ecrit sur la base du témoignage du Major Ngani (Chef-Adjoint de la Garde présidentielle du Président Mobutu) et de quelques éléments tirés de "Ainsi Sonne Le Glas. Les derniers jours du Maréchal Mobutu" d'Honoré Ngbanda (ex-chef des Renseignements du Président Mobutu). ======== => La veille (16 mai 1997), alors que les troupes de la Division Spéciale Présidentielle (DPS) vaincues à Kenge refluaient sur Kinshasa, tous les généraux de Mobutu avaient compris que plus rien n'empêcherait aux troupes de Laurent-Désiré Kabila d'entrer dans la capitale, Kinshasa. Les Généraux Likulia, Mahele, Nzimbi, Ilunga (ministre de l’Intérieur) et Vungbo (Garde civile) lui disent clairement : "Nous ne pouvons plus garantir votre sécurité". Vers 10h, Mobutu et une grande partie de sa famille sont sur l’aéroport de Ndjili où un Boeing 737 de la présidence, piloté par le Commandant Mukandila, les attend. Direction : Kawele (village de Mobutu, dans sa province natale de l'Equateur, où il s'était fait construire un gigantesque palais). => Tôt le matin du 17 mai 1997, le capitaine Kongulu Mobutu (fils du Président Mobutu Sese Seko, très connu au Zaïre sous "Saddam Hussein") appelle son papa depuis Brazzaville où il venait d'arriver avec les derniers membres de la famille qui n'avaient pas pu faire le déplacement de Gbadolite et Kawele la veille. Il demande à Mobutu de leur envoyer l'avion présidentiel depuis Gbadolite, afin que tous les membres de la famille regroupés à Brazzaville rejoignent Mobutu où il sera. Mobutu instruit son aide de camp, le Major Ngani : envoyer rapidement l'avion présidentiel à Brazzaville. C'est au Commandant Mukandila, Chef d'équipage, que la tâche est confiée. On lui remet aussi la somme de 13.000$ pour l’achat du carburant à Brazzaville et le payement d’autres frais aéroportuaires. => Vers 10h30, Mukandila atterrit à Brazzaville où tous les autres membres de la famille Mobutu attendent impatiemment de monter à bord de l'avion. Surprise : Mukandila refuse d'embarquer qui que ce soit. Il informe Kongulu Mobutu (alias "Saddam Hussein") qu'il a décidé de se mettre à la disposition du nouveau régime et qu'il va ramener l'avion présidentiel à Kinshasa, pour servir le nouveau Chef de l'Etat, Laurent-Désiré Kabila. Kongulu Mobutu informe son père de l’attitude affichée et des propos tenus par l’équipage de l'avion présidentiel. Furieux, Mobutu téléphone alors son ami Gnassingbé Eyadema, Président du Togo. C'est Eyadema qui enverra rapidement un avion récupérer la famille de Mobutu à Brazzaville. Direction : Lomé. => A Kawele, la situation est tendue. Bien que Mobutu soit en sécurité sur les terres de ses ancêtres dans la province de l'Equateur, Kinshasa, la capitale, est déjà aux mains des rebelles de Laurent-Désiré Kabila. Les rebelles ne tarderont pas à chercher à s'emparer de Gbadolite également. Dans la soirée de ce 17 mai, le Major Ngani, Chef-Adjoint de la Garde présidentielle du Président Mobutu) entend des coups de feu. Inquiet, il prend avec lui quelques éléments de la Division Spéciale Présidentielle (DSP, l'Unité chargée de la protection du Président Mobutu) et une jeep équipée d’une mitrailleuse et va jusqu’à Gbadolite (environ 13Km de Kawele, ce petit coin où Mobutu avait construit son palais). Le Major Ngani remarque que toute la ville s'est vidée de ses habitants. Le Major Ngani va foncer jusqu'à 3 km de la cité de Mobayi-Mbongo. C'est là qu'il croise des militaires de la DSP, envoyés à Yakoma pour stopper l’avancée des militaires de l’AFDL, commencer à rebrousser chemin. Ils sont très en colère. Ils disent ne pas comprendre comment leur Commandant (le Général Etienne Nzimbi) les avait envoyé à la mort au front, alors que lui-même avait déjà fui le pays. Personne ne veut se battre. => Inquiet, le Major Ngani fait demi-tour et rentre en toute hâte à Kawele. Il fait rapport au Président Mobutude la menace que constitue maintenant pour lui les éléments de sa propre garde. Mais Mobutu et sa famille ne veulent plus partir. C'est le colonel Motoko (chef de la sécurité de Mobutu) et son fils Nzanga qui les raisonneront finalement. Mais Mobutu n'a plus d'avion avec lui, à Kawele. Son avion est bloqué à Brazzaville par le Commandant Mukandila qui s'est mis à la disposition des nouvelles autorités. Le Major Ngani va alors se dépêcher vers l'aéroport de Gbadolite où on lui apprend qu'un gros porteur Iliouchine appartenant au rebelle angolais Jonas Savimbi s'apprête à décoller. En effet, conscient de la chute du régime Mobutu, Jonas Savimbi avait dépêché ce gros porteur à Gbadolite récupérer son matériel militaire qui y était stocké. C'est donc le dernier avion disponible pour évacuer Mobutu. Le Major Ngani va empêcher le décollage de l’avion en arrêtant sa jeep devant l’aéronef. => Selon les détails fournis dans le témoignage du Major Ngani, c'est tôt vers 4 heures du matin (nous sommes déjà le 18 mai 1997), que Mobutu avait fini par accepter d'être évacué. Mais son épouse, Mama Bobi Ladawa, va se mettre à pleurer en disant qu’elle ne partira nulle part. Le colonel Motoko, Chef de la garde présidentielle, essaiera de la calmer, expliquant à l'épouse de Mobutu que si elle refusait de monter dans le véhicule, il allait lui tirer une balle dans la tête et ensuite, il se tuerait lui-même. Devant cette situation tendue, le Dr Byamungu, un des médecins traitant de Mobutu, aurait carrément poussé l'épouse de Mobutu dans le véhicule. Le colonel Motoko est au volant, Nzanga Mobutu, l’un des fils de Mobutu, est assis à côté du conducteur et le président Mobutu sur le siège arrière. Les autres membres de la famille suivent dans les autres véhicules. => Une fois à l'aéroport, l'équation se pose sur comment embarquer. Comme le gros porteur était un avion cargo, il n’y avait pas de sièges pour passagers. C'est ainsi qu'on prendra la décision de faire voyager Mobutu dans sa voiture Mercedes embarquée dans l’avion. Il est déjà vers 5h du matin, le 18 mai 1997. Pendant les 3 heures de vol entre Gbadolite et Lomé (Togo), Mobutu restera cloitré dans sa limousine embarquée dans l'avion cargo. A son arrivée à Lomé, Mobutu et sa suite sont pris en charge par le Président togolais, Gnassingbé Eyadema. Mobutu fera 5 jours à Lomé, avant de trouver, enfin, refuge chez son vieil ami Hassan II, Roi du Maroc. C'est le 23 mai 1997 que Mobutu débarque à Rabat, accompagné de sa femme (Bobi Ladawa) et de 56 personnes de sa famille et de son entourage proche. => Dans un premier temps, le séjour au Maroc de Mobutu sera annoncé comme devant être bref. Mais le refus de la France, de l'Afrique du Sud et du Portugal de l'accueillir finira par convertir l'exil marocain en séjour définitif. Mobutu et la cinquantaine de personnes qui l'accompagnent resteront quelques semaines dans un hôtel de la petite ville balnéaire de Skhirat (25km de Rabat). Puis, en début juin, Mobutu, accompagné de sa famille et de sa suite, vont se replier à Tanger (au nord du Maroc). Le Roi Hassan II avait mis une résidence à leur disposition. L'état de santé de Mobutu, qui souffrait d'un cancer de la prostate à un stade avancé, aggravé de complications cardiaques, était à ce moment-là qualifié de critique. La détérioration de son état de santé va l'obliger à retourner à Rabat. Vers la fin du mois de juillet 1997, Mobutu est admis à l'hôpital Avicenne de Rabat pour y être soigné de saignements dus aux suites de son cancer. C’est là, à Rabat, que Mobutu décédera le 7 septembre 1997, à l’âge de 66 ans. Il sera inhumé dans un modeste tombeau au cimetière européen de Rabat.
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Le 17 mai 1997... Des jeunes, à peine formés, mais portés par une conviction inébranlable, ont quitté les collines d'Uvira, de Kiliba, de Sange, de Lubaika, de Luvungi, de Katogota; d'autres ont traversé Minova, Sake, contourné les reliefs de Masisi, franchi Rutshuru… avançant, kilomètre après kilomètre, vers un objectif que beaucoup jugeaient irréaliste : faire tomber les 32 ans de règne de Mobutu, l’intouchable. Ce qu’ils ont accompli, nous le célébrerons toujours. Car en face, il y avait un régime qui semblait éternel, un pouvoir qui avait fini par convaincre tout un peuple de son invincibilité. Et pourtant, nos jeunes gens ont marché, avec audace et foi, mais surtout avec cette énergie propre à ceux qui n’ont plus rien à perdre, mais tout à reconstruire. Le 17 mai 1997 aura été l’aboutissement d’une traversée humaine, d’une détermination collective, d’un refus catégorique de subir davantage. Mais cette date est aussi un miroir, car elle nous interroge : QU'AVONS-NOUS FAIT DE CE COURAGE? Que reste-t-il de cette flamme qui a poussé toute une génération à défier l’impossible? Aujourd’hui, alors que le pays continue de chercher ses repères, que les mêmes frustrations, les mêmes désillusions et parfois les mêmes peurs semblent hanter notre présent, il est plus qu'urgent que nous nous souvenions de l'esprit du 17 mai 1997. Les défis ont juste changé de visage, mais ils exigent la même audace, la même exigence, la même capacité à se lever et à refuser la fatalité.
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16 MAI 1997…. Témoignage fait par Mme Ndombe, Ministre de l’Économie du tout dernier Gouvernement de l’ère Mobutu, le Gouvernement Likulia. ======= Je me rappelle de la journée du 16 mai 1997, dernier Conseil des ministres du Gouvernement Likulia. Tous les ministres étaient agités dans la salle, car ils n’avaient pas reçu leurs émoluments depuis leur entrée en fonction. Le premier ministre Likulia me demandera en tant que Ministre de l’Économie, d’aller à la banque pour retirer de l’argent et payer les ministres (bien que cela ne soit pas dans mes attributions). Il est 10h, le Ministre des Finances Kasereka Kasai, qui était déjà en contact avec le Gouverneur de la Banque du Zaïre, me dira à l’oreille "mama Ndombe, il n’y a plus rien à la banque. Je le lui ai dit. Les caisses sont vides." J'appelle quand même le Gouverneur de la Banque du Zaïre pour l'instruire que le Premier ministre Likulia m’a demandé de venir retirer de l’argent afin de payer les ministres et leurs cabinets. Le Gouverneur Ndjamboleka me rira au nez. Il me dira, je cite "mais maman Ndombe, ici il n’y a plus rien." Je retourne dans la salle de réunion et j’entends le Général Mahele en train de tonner sur le Premier ministre Likulia, que c’est lui qui n’a pas voulu débloquer les moyens pour payer les militaires au front. "Pourquoi un militaire irait exposer sa vie pour un 100$ US, dira t-il. Croyez-vous qu’on peut gagner la guerre sans moyens? Si vous ne voulez pas de cette guerre, dites-le moi; comme ça je sais au moins à quoi m’en tenir." Likulia lui demandera à maintes reprises de se calmer et le Général Mahele de rétorquer : "hier, au camp tshatshi, j’ai cru que j’allais y laisser ma peau lorsque j’ai demandé au President de sortir de sortir de Kinshasa, car je n’étais plus en mesure d’assurer sa protection". Il continua de blâmer le Premier ministre. Les ministres, eux, de leur côté continuaient de réclamer leur dû. Et le Premier ministre de leur dire : "maman Ndombe va vous servir." Je lui fais une note en disant que le gouverneur Ndjamboleka, que je viens d’avoir au téléphone, me dit qu’il n ya plus rien a la banque, les caisses sont vides et même si j’allais le voir, il n’aura rien à me remettre. Cette information, il (Likulia) ne la dira pas aux ministres. Se calmant peu à peu, le Général Mahele, qui était assis à côté de moi, me soufflera à l'oreille : "petite sœur, lobi ezalaki nde likambo na camp tshatshi. Famille ya président ba nzomeli nga mabe. Na ndimaki te ke na kobima vivant kuna." La réunion se terminera en queue de poisson et le Premier ministre Likulia demandera à Mahele de monter dans son bureau. Ça sera la dernière fois que je verrai le Général Mahele vivant. Dans l’après-midi, aux environs de 15h, le Général Likulia m’appellera pour me demander de passer à la résidence officielle et, là je trouverais le Ministre des Finances, Mr. Kasereka Kasai. On dînera sans inquiétude. Et dire que la ville était déjà en effervescence! Ensuite il se retirera dans ses appartements, en nous laissant en planque. Vers 16 heures, mon Directeur de cabinet adjoint, Mr. Philippe Telo, m’appellera et me dira de vite rentrer à la maison car les envahisseurs n’étaient plus loin de Kinshasa. Je m'en irais sans revoir le Premier ministre, car pour ma part, je pensais qu’il allait résoudre le problème de nos émoluments, puisque le Ministre des Finances était également présent. Plus tard dans la soirée, il m’appellera pour me dire qu il était parti de chez le Premier ministre aux environs de 19 heures, sans le revoir. Entretemps, les Ministres qui n’avaient pas l’information ont continué à m’appeler pour savoir si j’avais retiré de l’argent à la banque. La suite, vous la connaissez. Triste fin de règne
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Donc les Congolais auraient un "type de visage" particulier maintenant? On en est vraiment arrivé à ce niveau de raccourcis et de caricatures? 🤔 Dada, na weye unaingia mwa ibi ?
Je suis contre le 3 ème mandat ou glissement de @fatshi13 mais je ne sais pas m'identifier dans ces (Congolais) cher @peroluwara1. 🙏🏻🙏🏻🙏🏻
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