Pourquoi l’IA ne peut pas faire de la science se qualité sans les humains ?
Dans cet éditorial de
@Nature une position nuancée est défendue : les systèmes d’IA scientifiques deviennent impressionnants, mais ils ne peuvent pas encore remplacer les chercheurs humains.
nature.com/articles/d41586-0…
Deux études récentes dans Nature montrent des agents IA capables de parcourir la littérature, formuler des hypothèses, proposer des molécules candidates, interpréter des données et aider à concevoir des expériences.
L’un des systèmes, Robin, développé par FutureHouse, a été utilisé pour rechercher un traitement contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge sèche.
nature.com/articles/s41586-0…
Un autre, Co-Scientist, développé par Google, a exploré le repositionnement de médicaments contre une leucémie et des cibles pour la fibrose hépatique.
nature.com/articles/s41586-0…
Mais dans les deux cas, les humains restent indispensables : ils définissent la question initiale, réalisent les expériences, orientent les choix, priorisent les hypothèses et vérifient les résultats.
L’éditorial insiste sur le fait que cette présence humaine est une condition essentielle du bon fonctionnement de ces systèmes : l’IA reste un outil au service d’un but définit par les humains.
Le texte souligne aussi les limites actuelles de l’IA : risque d’hallucinations, mauvaises interprétations, difficultés à coordonner durablement plusieurs agents, incertitude sur sa capacité à maîtriser toutes les étapes du développement d’un médicament. Même si l’IA améliore fortement l’efficacité, cela ne signifie pas forcément qu’elle produise une meilleure compréhension scientifique.
Enfin, l’article rappelle que la science ne repose pas seulement sur des procédures efficaces, mais aussi sur l’expérience accumulée, l’intuition, la curiosité, les erreurs, les détours, l’éthique et l’empathie humaines.
Le message central est donc : il faut explorer sérieusement le potentiel des « co-scientifiques » IA, sans céder ni au rejet technophobe ni au fantasme d’une science automatisée sans chercheurs. La science a encore besoin d’humanité.
C’est exactement ce que j’ai pu défendre dans un article récent des
@lel_media sur la place de l’IA dans la pratique médicale
lel.media/et-si-votre-medeci…
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