Sans doute une tentative de convoquer la décision du président de Gaulle en 1965, mais on ne voit pas l’intérêt d’une telle décision aujourd’hui pour la sécurité de l’Europe ni de la France.
On voit :
- que cette proposition rejoint la ligne de D. Trump, incertaine envers l’Alliance atlantique, et la fixation de V. Poutine d’affaiblir l’OTAN
- que ce serait un signal de défiance envers nos partenaires européens, notamment les plus exposés à la menace russe
- que nous desservirions notre influence dans le commandement des missions sur le flanc oriental dans lesquelles nous jouons un rôle clé, et nos intérêts industriels qui bénéficient de notre participation à la planification de force (cf le succès de l’acquisition de frégates FDI Naval Group par l’allié suédois).
- que notre présence dans le commandement intégré n’entrave en rien nos initiatives d’autonomie européenne
- que l’enjeu au fond est celui de la lucidité sur la menace russe et sur le revirement américain, qui imposent de penser et agir collectif entre Européens
- qu’il s’agit donc pour la France de peser dans l’OTAN pour l’européaniser, bref, de faire face et non de laisser faire sans nous.
Marine Le Pen: "Je pense qu'il faut sortir du commandement intégré de l'Otan"