Face au drame qui a bouleversé le pays, nous devons avancer avec gravité, mais aussi avec méthode.
D'abord, la vérité.
Nous ferons toute la transparence sur ce qui s'est passé. De premiers éléments font apparaître des dysfonctionnements mais ce sera aux rapports des inspections Justice, Intérieur et Éducation nationale de le dire.
Ensuite, la responsabilité.
Le premier responsable de cette violence est le meurtrier.
Mais il n'existe pas non plus d'autorité de l'État sans responsabilité. Ce sera aux inspections de déterminer ces responsabilités, tant générales qu’individuelles.
Cela dit, rien ne serait plus injuste que de mettre en cause l'engagement des policiers, des gendarmes, des magistrats et de tous ceux qui se sont engagés pour protéger leurs concitoyens.
Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas un sujet de moyens pour la justice. Depuis 2017, son budget a augmenté de plus de 4 milliards d'euros. Cet effort devra se poursuivre.
Enfin, l'action.
– Les 70 000 plaintes en cours feront l'objet d'un criblage systématique afin d'identifier immédiatement les situations les plus à risque.
– Le projet de loi sur la protection de l'enfance sera renforcé par de nouvelles dispositions.
– Un décret sera pris afin de rendre obligatoire la motivation des classements sans suite dans les affaires criminelles concernant des mineurs.
Face à une violence qui progresse dans notre société, nous devons agir avec fermeté, mais aussi avec sang-froid. Il ne s'agit pas de faire une loi à chaque drame. Il s'agit d'adapter nos outils à l'évolution de cette violence et de construire, avec le Parlement, les réponses dont notre pays a besoin.