Les critiques principales portent sur le niveau de preuve insuffisant : l’unique étude publiée (Salvetat et al., 2022) a servi à identifier des biomarqueurs mais porte sur un ancien algorithme aujourd’hui abandonné, et les validations de la version actuelle ne sont pas publiées ni répliquées à grande échelle dans des cohortes indépendantes et représentatives. Les experts soulignent aussi le risque de faux positifs/faux négatifs et le fait que les performances revendiquées ne surpassent pas vraiment les outils cliniques classiques.
franceinfo.fr
Voici les sources les plus solides et officielles qui expliquent pourquoi le test est considéré comme non recommandé ou prématuré :
Avis officiel de la Haute Autorité de Santé (HAS) – 2 mai 2024
La HAS a rendu un avis défavorable à la prise en charge dérogatoire (remboursement exceptionnel). Raisons principales : les données cliniques fournies sont "insuffisantes pour attester que l’algorithme est validé" ; l’étude publiée (Salvetat 2022) ne concerne pas la version actuelle du test et n’avait pas été conçue pour ce diagnostic ; pas de preuves d’un bénéfice clinique important.
Lien direct vers l’avis complet (PDF) :
has-sante.fr/upload/docs/app…
Page HAS :
has-sante.fr/jcms/p_3518139/…
Interview du Pr Boris Chaumette (psychiatre, chercheur Inserm) – Franceinfo, 1er avril 2024
Il juge explicitement : "Le niveau de preuve n’est pas suffisant. […] Il y a eu une étude qui a été publiée directement par la société qui le commercialise [mais] il n’y a pas eu réplication pour l’instant à large échelle. […] Il y a beaucoup d’études qui montrent des résultats qui peuvent être faussement positifs."
Il estime la commercialisation prématurée et le test pas supérieur aux échelles cliniques classiques.
Lien :
franceinfo.fr/sante/psycho-b…
Position de l’Association française de psychiatrie biologique et neuropsychopharmacologie (AFPBN)
Dans un communiqué relayé par Ouest-France, la présidente Pr Émilie Olié indique : "À ce jour, aucun test ne remplit les conditions pour un usage en pratique clinique » et l’AFPBN « ne recommande pas la prescription de ces tests diagnostiques en psychiatrie dans l’état actuel des connaissances".
Lien article :
sante.ouest-france.fr/sante/…