Filter
Exclude
Time range
-
Near
Qd les chefferies de village ne sont plus ce qu'elles furent et sont corrompues
2
Replying to @amjemel
Oui. Les chefferies dans les rédactions ont tendance à le cajoler car ils ont l'impression qu'il est vendeur (sauf les journaux vraiment de gauche évidemment). Villepin et Mélenchon ont évidemment une autre stature que les batraciens du RN. Mais le "grand débat" ne fait pas tout
1
43
3) les blancs avec les maladies tropicales n'avaient pas la capacité d'aller à l'intérieur des terres, et laissaient le travail de capture à des chefferies africaines sur la côte que ça enrichissait beaucoup
1
34
HISTOIRE DE ARNIQUET (SUD) |||| Arniquet est une commune située dans le département du Sud en Haïti, plus précisément dans l'arrondissement de Port-Salut. Son histoire est profondément liée à celle d'Haïti dans son ensemble, depuis les temps précoloniaux jusqu'à l'ère coloniale, la lutte pour l'indépendance et la période moderne. Cette zone rurale, caractérisée par ses plaines côtières, ses montagnes et ses terres agricoles, a été façonnée par les populations indigènes, la colonisation européenne, l'esclavage, les révolutions et les défis contemporains. Avant l'arrivée des Européens, la région incluant Arniquet était habitée par les Taïnos, un groupe indigène arawak vivant dans des chefferies organisées appelées cacicazgos. Ils pratiquaient l'agriculture, la pêche et l'artisanat, cultivant des cultures comme le manioc, le maïs et les patates douces. La société taïno était hiérarchique, avec des croyances spirituelles centrées sur les zemis (divinités) et un lien profond avec l'environnement naturel. Des preuves archéologiques suggèrent des établissements dans la péninsule sud d'Haïti, où se trouve Arniquet, avec des artefacts comme de la poterie et des outils indiquant une communauté florissante avant 1492. En 1492, Christophe Colomb débarqua sur l'île d'Hispaniola, la revendiquant pour l'Espagne. Les Espagnols établirent des premiers établissements, mais la région sud, y compris ce qui deviendrait Arniquet, fut initialement moins développée par rapport au nord. La population taïno souffrit grandement des maladies, du travail forcé et de la violence, menant à leur quasi-extinction au milieu du XVIe siècle. Des Africains asservis furent importés pour les remplacer, marquant le début de l'impact de la traite transatlantique sur l'île. Par le Traité de Ryswick en 1697, le tiers ouest d'Hispaniola fut cédé à la France, devenant la colonie de Saint-Domingue. Arniquet tomba sous contrôle français, et la zone se transforma en un centre de plantations produisant du sucre, du café, de l'indigo et du coton. Pendant la période coloniale française (1697–1804), Arniquet et le département du Sud environnant devinrent économiquement vitaux grâce à son sol fertile et à l'accès aux ports comme Les Cayes. Les plantations reposaient sur un travail esclavagiste brutal, avec des centaines de milliers d'Africains amenés de force dans la colonie. Le Code Noir de 1685 régissait l'esclavage, mais les conditions étaient horribles, menant à la résistance par le marronnage (esclaves échappés formant des communautés dans les montagnes). Le folklore local à Arniquet parle de leaders marrons qui se cachaient dans les montagnes voisines de Macaya, évitant la capture et attaquant occasionnellement les plantations. La Révolution haïtienne (1791–1804) éclata au nord mais se propagea rapidement vers le sud. Dans le Sud, des figures comme André Rigaud, une personne libre de couleur, jouèrent des rôles clés dans la lutte contre les forces françaises. Arniquet vit des escarmouches alors que les révolutionnaires, y compris d'anciens esclaves et des mulâtres, s'affrontaient avec les troupes coloniales. La révolution culmina avec l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804, sous Jean-Jacques Dessalines, en faisant la première république dirigée par des Noirs et la seule nation née d'une révolte d'esclaves réussie. Après l'indépendance, Arniquet fit partie de la nouvelle République d'Haïti, mais des divisions internes menèrent à la scission en Royaume du Nord sous Henri Christophe et République du Sud sous Alexandre Pétion. Tout au long du XIXe siècle, Arniquet connut les turbulences de la politique haïtienne, y compris des guerres civiles, des interventions étrangères et des luttes économiques. La région bénéficia des réformes foncières de Pétion, qui distribuèrent les terres des anciennes plantations aux paysans, favorisant une agriculture à petite échelle qui persiste aujourd'hui. Le café et le cacao devinrent des exportations staples du Sud. Cependant, l'occupation américaine de 1915 à 1934 apporta des améliorations infrastructurelles, comme des routes reliant Arniquet à Les Cayes, mais aussi une résistance des cacos (guérilleros paysans) dans les montagnes. Au XXe siècle, les dictatures sous François Papa Doc Duvalier (1957–1971) et son fils Jean-Claude Baby Doc (1971–1986) affectèrent Arniquet par la répression et la négligence économique. Les Tonton Macoutes, la force paramilitaire de Duvalier, opéraient dans les zones rurales, instillant la peur. La chute des Duvalier en 1986 mena à des transitions démocratiques, mais l'instabilité politique continua. L'économie d'Arniquet repose sur l'agriculture, la pêche et les envois de fonds, avec des défis comme la déforestation, l'érosion des sols et les catastrophes naturelles. Le tremblement de terre de 2010 dévasta Haïti, et bien qu'Arniquet ne fut pas l'épicentre, il ressentit des répliques et accueillit des populations déplacées. L'ouragan Matthew en 2016 impacta sévèrement le Sud, détruisant des cultures et des maisons à Arniquet. Aujourd'hui, la commune abrite environ 20 000 personnes, avec des efforts vers le développement durable, l'éducation et le tourisme, en tirant parti de ses plages et de son patrimoine culturel. Les traditions vodou, mélangées au catholicisme, restent vivaces, reflétant l'esprit résilient de la région. |||| IstwaVil.com (Ce message a été créé avec l'IA.) |||| Kisa mond lan ekri sou Ayiti AtikSouAyiti.com
34
Les courses aux chefferies au PLQ et à la CAQ en 2025-26 ont beaucoup influencé les intentions de votes chez les partis fédéralistes. À trois mois et demi des élections générales, le PQ demeure le 1er choix des électeurs, tandis que la CAQ, 3e choix, se rapproche du PLQ. ⚜️ Qc125
1
111
EMGBEM AMOUG retweeted
C'est même quoi cette histoire de création de nouvelles chefferies?
⚖️ Le Tribunal administratif du Littoral a annulé la création de la chefferie de 3ᵉ degré de Mbanya au sein du village Bonamouang à Akwa. 🎉 Le chef supérieur du Canton Akwa salue cette décision, qu’il considère comme une victoire de la vérité, de la justice et du respect des traditions ancestrales. 🤝 Il appelle les Bonambela et l’ensemble des peuples Sawa à rester unis pour préserver l’intégrité et l’héritage traditionnel de leurs villages. Source: Journal du Cameroun ©️Dr
7
3
17
3,020
ATTENTION: DES ANIMAUX PEUVENT EN CACHER D'AUTRES ! (Devinez qui de Fanon à Sartre et à nos actuelles belles âmes de gauche a soutenu et continue à soutenir la pire barbarie... à conditon qu'elle soit exercée par nos ennemis et contre nous Occidentaux ?) Dieu donne à une nation qui perfectionne l’industrie de la mort et qui sait mourir noblement, une vie fière en ce monde et la grâce éternelle dans la vie future. Hassan Al-Banna (1938) Le lendemain, on vendait partout dans la Ville Sainte d’horribles photographies de la bataille : les corps brûlés et mutilés de membres de la Haganah, qui, pour une raison perverse et arabe, avaient été déshabillés et photographiés nus. Ces clichés de nudité envahissaient à nouveau les marchés de la "Ville Sainte" après chaque combat et se vendaient rapidement. Les Arabes les portaient dans leurs portefeuilles et les montraient fréquemment, y prenant le même plaisir étrange et anormal que nos pervers tirent des photographies de femmes nues.L’un d’eux est Ali, qui confie à Derounian : "Je dois tuer des Juifs, beaucoup de Juifs. Je dois tuer jusqu’à ce que mon bras soit fatigué. Je ne dois pas arrêter de tuer des Juifs jusqu’à ce que les corps arrivent à cette hauteur… " L’Arabe déchaîné porta une main à son menton. "Je dois faire encore une chose… Pour cela j’ai besoin de ton aide. Je veux que tu viennes avec moi la prochaine fois que nous combattrons les Yahood. Quand j’attraperai un Juif vivant, je veux que tu sois avec moi avec ton appareil photo. Je veux que tu prennes une première photo de moi tenant le Juif vivant par la gorge. Je veux que tu prennes une autre photo pendant que je le poignarderai dans le cou. Ensuite je veux des photos pendant que je le poignarderai encore et encore dans le cou, dans le visage, dans le cœur, dans le ventre… avec ce couteau !" Ali sortit une lame vicieuse. "Après avoir tué le Juif, je veux que tu me photographies en train de boire son sang." John Roy Carlson (pseudonyme du journaliste américain Arthur Derounian), Cairo to Damascus, 1951) Mes frères, ne tuez pas seulement… Mais mutilez vos adversaires sur la voie publique… crevez-leur les yeux… coupez leurs bras et pendez-les. Journal des Étudiants de la Grande Mosquée Ez Zitouna de Tunis (1955) La grange était en feu, dans la cour la fillette était au sol, morte et entièrement dévêtue, après l’avoir violée ils lui avaient tranche la tête et déposée entre ses jambes nues. (…) dans la grande pièce qui servait de séjour (…) le père était étendu près de la grande table qui occupait le centre de cette pièce, son visage, les yeux grand ouvert disaient encore sa souffrance et sa bouche entre-ouverte avait vainement tenté de prendre un peu d’air quand ils l’ont égorgé, son pantalon était rabattu sur ses chaussures. Il était émasculé et il y avait du sang partout sur le sol. Sur la grande table gisait sa femme, la jupe retroussée sur sa poitrine, une grande plaie allant du pubis jusqu’à la taille et par où s’échappaient ses viscères qui pendaient le long de la table. Un peu plus loin sur le sol, une "bouillie" sanguinolente qui de prime abord ne ressemblait à rien, était en fait les deux garçons sur qui les terroristes s’étaient acharnés probablement à coup de barre transformant leur tête en une espèce de galette rouge dont la cervelle striait de blanc cette flaque. Enfin (…) le quatrième enfant. Un bébé d’une quinzaine de mois (..) dans la cheminée éteinte ils s’étaient servi du tournebroche pour empaler l’enfant, le pique qui traversait son corps ressortait près du cou, sa tête pendait et ses mains touchaient les cendres du foyer. (…) enfant dont le seul crime avait été de naître européen (…) Peut-on imaginer que des êtres humains puissent commettre de tels actes au nom d’une quelconque idéologie sans devenir eux-mêmes des animaux.  Marie-Jeanne Pusceddu (2010) Dès l’aube, le village nègre (quartiers arabes) se mit en mouvement et contrairement à ce qui avait été promis, ce furent des milliers de Musulmans qui déferlèrent vers la ville européenne, s’étourdissant dans les cris, les chants, les you-you des femmes. Rien ne laissait encore prévoir le drame qui allait se passer. Pourtant de nombreux Européens constatèrent que certains avaient une arme à la main et que beaucoup d’autres tentaient de dissimuler soit un revolver, un couteau, un fusil, une hache ou un gourdin. Le doute n’était plus permis. Alors les plus avertis se barricadèrent et on essaya de prévenir par téléphone les amis et la famille de ses craintes. (…) Ce fut là le point de départ du plus grand pogrom anti-européen que l’Algérie n’eût jamais connu. Ce qui va se passer ce 5 juillet à Oran, sera insoutenable à voir. Toutes les limites de l’horreur seront franchies. Des centaines d’Européens seront enlevés ; on égorgera, on émasculera, on mutilera pour le plaisir, on arrachera les tripes des suppliciés, on remplira les ventres de terre et de pierraille, des têtes d’enfants éclateront contre les murs comme des noix, des hommes seront crucifiés, brûlés vifs ; des femmes seront violées puis livrées à la prostitution ; le sang se répandra en nappes tandis qu’au village nègre, les Européens encore vivants seront suspendus par le palais aux crochets d’abattoir. (…) Très vite, les Européens qui ne s’attendaient pas à ce déferlement de violence furent pris en chasse et bientôt ce ne fut qu’horreurs et abominations. Les cris de terreur trouvaient leur écho dans toutes les gorges des victimes pourchassées. Il ne subsistait plus le moindre sang froid, plus le moindre germe d’humanité… Ce n’était plus qu’une avalanche de démence et de terreur. Le carnage était sans précédent. La puanteur uniforme de la mort avait remplacé les odeurs multiples de la vie. Pendant ce temps, l’armée française se barricadait dans les postes de garde en position de surveillance. (…)  et le drapeau français fut amené pour ne pas exciter davantage la multitude. Chaque Européen était devenu proie, gibier face à la foule terrible, acharnée à sa joie, déchaînée, et quand ils apercevaient des véhicules de l’armée française, en proie à la terreur, tentaient d’y grimper… ils y étaient la plupart du temps repoussés à coups de crosse. C’était l’épouvante parmi eux. "Mais que fait l’armée, que fait l’armée ?" disaient-ils. Ils entendaient encore les hauts parleurs des camions militaires promener dans toute la ville, le lancinant et rassurant appel : "Oranais, Oranaises, n’écoutez pas ceux qui vous mentent (sous-entendu, l’OAS). L’armée est ici et restera pendant trois ans pour vous protéger." C’était, les 26, 27 et 28 juin 1962 ! (…) qu’importait qu’on saignât les enfants et qu’on ouvrît le ventre des mères, qu’on arrachât les tripes des suppliciés et qu’on les pendît par les pieds au-dessus de braises incandescentes… A dix sept heures, enfin, le bruit caractéristique d’un convoi de camions se fit entendre. C’était la gendarmerie mobile, l’âme damnée du Général Katz qui prenait position. Dès cet instant, comme par miracle, la manifestation prit fin et la populace disparut… mais il était trop tard. Des centaines de cadavres jonchaient les rues, le sang avait maculé trottoirs et rigoles, les appartements étaient dévastés, les magasins pillés, les disparitions ne se comptaient plus, la ville avait pris le visage de l’apocalypse. Pourquoi cette intervention s’était-elle produite si tardivement ? Avait-on décidé de faire payer aux Oranais leur folie, leur passion pour l’Algérie française, leur trop grande fidélité à l’OAS ? (…) La réponse est simple : Paris, qui, grâce à ses renseignements, s’attendait à cette explosion de folie furieuse, avait ordonné à Katz "de ne pas bouger, de laisser faire". Dans la ville arabe et au Petit Lac, le tas des tués était plus incohérent et plus dense. Il s’échappait une odeur fétide, insupportable, une épouvantable pestilence. L’on pouvait voir, trempant dans des bains répugnants, les viscères des malheureuses victimes et sur un mur, tracé d’une main maladroite, l’on pouvait lire : "Les boyaux des Français"… Et toujours cette liesse, et toujours ces cris "Mort aux Chrétiens !"… Et toujours cette foule frénétique, fanatique, cette même foule qui, quelques mois plus tard, n’obtenant rien des promesses invoquées tout au long de la guerre et réduite soudain à la famine, émigrera en France avec une mine attristée et des yeux de douleur, dans cette Patrie qu’ils auront eu plaisir à humilier et dont ils auront persécuté avec délice ses enfants. demeuraient encore cachés de peur de voir la tornade s’abattre de nouveau. Le nombre des disparitions augmentait d’heure en heure, aggravant le tourment des familles. La morgue était pleine à craquer et une odeur fétide s’en dégageait. On en refusa bientôt l’entrée et les corps entassés, mutilés, étaient méconnaissables. José Castano (2015) Nous sommes le 28 mai 1957, dans le village de Melouza en Kabylie. La cible du FLN, ce n’est plus les Européens cette fois, mais ses propres frères. C’est à Melouza en effet que le FLN a décidé de "punir" le MNA, l’organisation rivale qui lui fait de l’ombre dans la région. Au début de l’après-midi , sous les ordres de Mohamedi Saïd, (ancien de l’abwer, le renseignement allemand pendant la seconde guerre mondiale) commandant de la willaya 3, une bande F.L.N. , renforcée par de nombreux habitants des environs, prélevés de force, encercle la partie est du douar. (…) Les rebelles fouillent chaque mechta, pillent, extirpent les hommes et les jeunes gens qu’ils refoulent jusqu’au lieu du massacre. En fin d’après-midi, tout le monde est parqué dans la mechta, et dès la tombée de la nuit commence l’exécution systématique de tous les hommes présents. Saahnoun ordonnera à ses hommes de massacrer tous les civils. "Et c’est le massacre, la folie sanguinaire. Au fusil, au couteau, à coups de pioche, les fellaghas taillent en pièces leurs prisonniers… Des flots de sang s’écoulent maintenant des maisons transformées en abattoirs humains. Le massacre dure une demi-heure à peine. Aux cris, aux supplications, aux coups de feu, aux hurlements des djounouds déchaînés succède un silence pesant. Abdelkader Sahnoun réunit ses hommes. Il faut fuir. Maculés de sang, les yeux égarés, ils regagnent la zone Est." La tuerie se termina vers 16 heures… C’est le groupe d’un nommé Chaffaï qui aura la charge d’achever les blessés. (…) Des corps affreusement mutilés, des cadavres dont le visage gardait l’empreinte d’une terreur indicible, et du sang partout, en mares, en plaques, en traînées sur le sol et sur les murs. Et flottant dans l’atmosphère, cette odeur lourde, chaude et fade, du sang et des corps en décomposition". Dans les maisons et les ruelles transformées en abattoir, l’armée française, à son arrivée sur les lieux deux jours plus tard, dénombrera 315 cadavres. Le martyre de Melouza fut abondamment exploité par la propagande de la gauche française, qui expliqua le massacre par les sentiments profrançais des habitants du village, alors qu’il s’agissait d’un conflit fratricide. Les victimes étaient des maquisards ARABES. Le “général” Bellounis, effrayé par le carnage, demanda quelques jours plus tard un rendez-vous au capitaine Combette, responsable de la région et lui annonça qu’il se ralliait à l’armée française. Josette Boussommier (2007) Les bidasses marchent sur la piste (…) Ils sont tenaillés par la peur. Derrière chaque buisson, ils se figurent un ennemi, en embuscade, prêt à bondir pour les égorger. On les a prévenus. Ils sont féroces, sanguinaires. On leur a montré des photos dès leur arrivée à la caserne. Le p’tit gars du contingent, la gorge tranchée, les testicules dans la bouche. Il n’oubliera jamais. Et ceux qui n’en sont jamais revenus… La liste est longue. Maïssa Bey (2010) Cette violence irrépressible il le montre parfaitement, n’est pas une absurde tempête ni la résurrection d’instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c’est l’homme lui-même se recomposant. Cette vérité, nous l’avons sue, je crois, et nous l’avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c’est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait ; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie ; mais elle procède par elle-même à l’émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu’elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible ; cela veut dire : s’abandonner aux dissociations d’une vie truquée ou conquérir l’unité natale. Quand les paysans touchent des fusils, les vieux mythes pâlissent, les interdits sont un à un renversés : l’arme d’un combattant, c’est son humanité. Car, en ce premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds. Sartre (préface aux "Damnés de la terre", 1961) L’apparition du colon a signifié syncrétiquement mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. Telle est donc cette correspondance terme à terme des deux raisonnements. Mais il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grande chaîne, du grand organisme violent surgi comme réaction à la violence première du colonialiste. Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. La mobilisation des masses, quand elle se réalise à l’occasion de la guerre de libération, introduit dans chaque conscience la notion de cause commune, de destin national, d’histoire collective. Aussi la deuxième phase, celle de la construction de la nation, se trouve-t-elle facilitée par l’existence de ce mortier travaillé dans le sang et la colère. On comprend mieux alors l’originalité du vocabulaire utilisé dans les pays sous-développés. Pendant la période coloniale, on conviait le peuple à lutter contre l’oppression. Après la libération nationale, on le convie à lutter contre la misère, l’analphabétisme, le sous-développement. La lutte, affirme-t-on, continue. Le peuple vérifie que la vie est un combat interminable. La violence du colonisé, avons-nous dit, unifie le peuple. De par sa structure en effet, le colonialisme est séparatiste et régionaliste. Le colonialisme ne se contente pas de constater l’existence de tribus, il les renforce, les différencie. Le système colonial alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. La violence dans sa pratique est totalisante, nationale. De ce fait, elle comporte dans son intimité la liquidation du régionalisme et du tribalisme. Aussi les partis nationalistes se montrent-ils particulièrement impitoyables avec les caïds et les chefs coutumiers. La liquidation des caïds et des chefs est un préalable à l’unification du peuple. Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe d’infériorité, de ses attitudes contemplatives ou désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. Même si la lutte armée a été symbolique et même s’il est démobilisé par une décolonisation rapide, le peuple a le temps de se convaincre que la libération a été l’affaire de tous et de chacun, que le leader n’a pas de mérite spécial. La violence hisse le peuple à la hauteur du leader. D’où cette espèce de réticence agressive à l’égard de la machine protocolaire que de jeunes gouvernements se dépêchent de mettre en place. Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en "libérateur". Elles se montrent jalouses du résultat de leur action et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie. Totalement irresponsables hier, elles entendent aujourd’hui tout comprendre et décider de tout. Illuminée par la violence, la conscience du peuple se rebelle contre toute pacification. Les démagogues, les opportunités, les magiciens ont désormais la tâche difficile. La praxis qui les a jetées dans un corps à corps désespéré confère aux masses un goût vorace du concret. L’entreprise de mystification devient, à long terme, pratiquement impossible. (…) Pour l’Europe, pour l’humanité et pour nous-mêmes, camarades, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf. Frantz Fanon (Les Damnés de la Terre, 1961) J’ai toujours condamné la terreur. Je dois condamner aussi le terrorisme qui s’exerce aveuglément dans les rues d’Alger. En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère. Albert Camus (Stockholm, 1957) Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente où le tueur sait d’avance qu’il atteindra la femme et l’enfant. Albert Camus (1958) Oui, il est extrêmement important de considérer le Hamas et le Hezbollah comme des mouvements sociaux progressistes, qui se situent à gauche et font partie d’une gauche mondiale. Judith Butler (Berkeley, 2006) En fait, je condamne sans réserve les violences commises par le Hamas. Il s’agit d’un massacre terrifiant et révoltant. C’est ma première réaction, et elle perdure. Mais il y a aussi d’autres réactions. (…) Soyons clairs, la violence israélienne contre les Palestiniens est écrasante : bombardements incessants, assassinats de personnes de tous âges dans leurs maisons et dans les rues, tortures dans les prisons, techniques d’affamement à Gaza et dépossession des maisons. Et cette violence, sous ses multiples formes, est exercée contre un peuple soumis aux règles de l’apartheid, à la domination coloniale et à l’apatridie. Cependant, lorsque le comité de solidarité avec la Palestine de Harvard publie une déclaration affirmant que « le régime d’apartheid est le seul à blâmer » pour les attaques meurtrières du Hamas contre des cibles israéliennes, il commet une erreur. Il est erroné de répartir les responsabilités de cette manière, et rien ne devrait exonérer le Hamas de la responsabilité des massacres hideux qu’il a perpétrés. Dans le même temps, ce groupe et ses membres ne méritent pas d’être mis à l’index ou menacés. Ils ont certainement raison de rappeler l’histoire de la violence dans la région : « Des saisies systématiques de terres aux frappes aériennes de routine, des détentions arbitraires aux points de contrôle militaires, et des séparations familiales forcées aux assassinats ciblés, les Palestiniens ont été contraints de vivre dans un état de mort, à la fois lente et soudaine. (…) Les actes de violence dont nous sommes témoins dans les médias sont horribles. Et en ce moment d’attention médiatique accrue, la violence que nous voyons est la seule violence que nous connaissons. Je le répète : nous avons raison de déplorer cette violence et d’exprimer notre horreur. Cela fait des jours que j’ai mal au ventre. Toutes les personnes que je connais vivent dans la peur de ce que la machine militaire israélienne va faire ensuite, de savoir si la rhétorique génocidaire de Netanyahou va se matérialiser par le massacre de Palestiniens. Je me demande si nous pouvons pleurer, sans réserve, les vies perdues en Israël et celles perdues à Gaza sans nous enliser dans des débats sur le relativisme et l’équivalence. Peut-être que la portée plus large du deuil sert un idéal d’égalité plus substantiel, qui reconnaît l’égalité de la douleur des vies, et donne lieu à l’indignation que ces vies n’auraient pas dû être perdues, que les morts méritaient plus de vie et une reconnaissance égale de leur vie. Comment pouvons-nous imaginer une égalité future entre les vivants sans savoir, comme le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies l’a documenté, que les forces israéliennes et les colons ont tué près de 3 800 civils palestiniens depuis 2008 en Cisjordanie et à Gaza, avant même que les actions actuelles ne commencent. Où est le deuil du monde pour eux ? Des centaines d’enfants palestiniens sont morts depuis qu’Israël a commencé ses actions militaires de « vengeance » contre le Hamas, et beaucoup d’autres mourront dans les jours et les semaines à venir. (…) Personnellement, je défends une politique de non-violence, tout en sachant qu’elle ne peut pas fonctionner comme un principe absolu à appliquer en toutes circonstances. (…) Sans l’égalité et la justice, sans la fin de la violence d’État menée par un État, Israël, lui-même fondé dans la violence, aucun avenir ne peut être imaginé, aucun avenir de paix véritable – et non pas la « paix » comme euphémisme pour la normalisation, ce qui signifie le maintien des structures d’inégalité, de non-droit et de racisme. Mais un tel avenir ne peut voir le jour si nous ne sommes pas libres de nommer, de décrire et de nous opposer à toute la violence, y compris la violence de l’État israélien sous toutes ses formes, et de le faire sans craindre la censure, la criminalisation ou d’être dans la plus grande mauvaise foi accusés d’antisémitisme. Le monde que je souhaite est un monde qui s’opposerait à la normalisation de la domination coloniale et soutiendrait l’autodétermination et la liberté des Palestiniens, un monde qui réaliserait, en fait, les désirs les plus profonds de tous les habitants de ces terres de vivre ensemble dans la liberté, la non-violence, l’égalité et la justice.  Judith Butler (13 octobre 2023) La pratique répétée du massacre tend à “dérégler” les hommes qui les commettent, ce qui donne à leur conduite la dimension non seulement de la barbarie mais de la folie. (…) Pourquoi ces rituels étranges effectués sur les cadavres? (…) L’accusation d’impureté est une “accusation universelle” contre ceux que l’on va massacrer. Le meurtre initial, en créant subitement une forte crise d’anxiété dans la population, va susciter en retour une vague vengeresse destinée à purifier la société des éléments hostiles, qui en sont désignés comme responsables. Éliminer physiquement tous ceux qui sont perçus comme les vecteurs de cette menace devient le plus sûr moyen de hâter ce processus de purification réparatrice et pacificatrice. Tout en étant organisés centralement par l’État, les massacres seraient ainsi “portés” par une réaction sociale de nature cathartique. Jacques Sémelin (2001) jcdurbant.wordpress.com/2023…
Exclusivité du Daily Mail : Le 7 octobre, une barbarie inimaginable : un nouveau rapport détaille comment les terroristes ont perpétré des atrocités presque inimaginables – dont certains à gauche continuent de douter. Parmi les corps mutilés et démembrés de jeunes femmes massacrées le 7 octobre, ce sont leurs ongles colorés et vernis que beaucoup d'employés de la morgue retiennent. Des manucures roses, éclatantes, magnifiques et brillantes, qui scintillaient au milieu du « gris et vert » omniprésent de la mort, étaient souvent le seul rappel de ce que ces jeunes filles étaient quelques heures auparavant. Car les terroristes du Hamas n'ont pas seulement exécuté ces femmes. Ils les ont « délibérément et systématiquement » profanées, comme le démontre le rapport le plus complet sur cette atrocité publié aujourd'hui par la Commission civile. Les terroristes leur ont tiré dans les yeux, au visage et à la poitrine, et ont même ciblé leurs parties les plus intimes, pour détruire leur beauté et priver leurs proches d'un dernier adieu. Des femmes ont été déshabillées, ligotées, poignardées, abattues et brûlées. Elles ont été exécutées pendant et après avoir été violées, au milieu d'une orgie de violence qui a fait 1 200 morts et 250 prises d'otages. Des têtes ont été décapitées. Des bassins brisés. Même après la mort, les agressions sexuelles ont continué. Une obsession grotesque et médiévale pour les organes sexuels imprégnait les scènes de crime du festival Nova et des kibboutzim proches de Gaza. Le témoin Raz Cohen a vu une femme extraite d'un véhicule et violée au milieu de l'attaque terroriste. Au kibboutz Be'eri, des clous, des objets pointus et des morceaux de métal et de plastique ont été retrouvés incrustés dans le corps d'une femme, découvert nu et ligoté. Sur une autre victime, des grenades ont été utilisées. Alors que d'ordinaire les journaux censurent toute l'horreur de tels récits, aujourd'hui, aussi difficile que cela soit, plus de 430 témoins, survivants, experts et membres du personnel médical vous demandent de ne pas détourner le regard. Depuis plus de deux ans, elles témoignent devant la Commission civile, une ONG israélienne indépendante de défense des droits des femmes créée à la suite des événements du 7 octobre 2023, en réaction à l'incapacité des institutions internationales à traiter les violences sexuelles commises ce jour-là. Le Daily Mail a été le premier journal britannique à obtenir un accès anticipé au rapport, intitulé à juste titre « Silenced No More », qui est publié aujourd'hui. Cela montre que les femmes n'étaient pas les seules à être dégradées et utilisées comme « instrument délibéré de terreur, d'humiliation et de contrôle ». Des hommes ont également été victimes d'abus sexuels et, dans au moins un cas, de viol collectif. Les victimes étaient mutilées, des parties de leurs corps coupées servant à créer des scènes dépravées, savamment orchestrées pour traumatiser ceux qui les découvraient. « Le but était l’humiliation, pas la victoire », a déclaré à la Commission civile Eran Masas, un secouriste qui a découvert l’un de ces arrangements barbares. Les personnes prises en otage ont été agressées devant leurs proches et de jeunes parents ont été forcés de commettre des actes sexuels entre eux, une stratégie intentionnelle et préméditée de kinocide visant à détruire les cellules familiales même après leur libération. Le rapport compte plus de 180 pages de preuves absolument bouleversantes, qui rassemblent et corroborent des témoignages antérieurs, tout en révélant de nouveaux récits troublants. Les témoignages, longs et explicites, sont sans concession et profondément bouleversants. Mais, hélas, il est également nécessaire qu'ils soient publiés intégralement pour enfin dissiper les doutes pervers qui subsistent sur ce qui s'est passé ce jour-là. Comme l'explique le Dr Cochav Elkayam-Levy, fondateur de la Commission civile et principal auteur du rapport, il faut « déplacer le débat de la question de savoir si cela s'est produit – à celle des conséquences et de ce que nous pouvons faire pour empêcher de telles atrocités à l'avenir ». Car, chose incroyable, certains remettent encore en question le plus grand massacre de Juifs depuis l'Holocauste. En effet, même certains médias traditionnels ont laissé entendre que l'ampleur des violences sexuelles commises par les terroristes avait peut-être été exagérée. L'ONU, elle aussi, a tardé à reconnaître les atrocités commises. Il semble que le principe de « croire toutes les femmes » n'ait pas été appliqué en l'occurrence. Ainsi, la Commission civile, financée par des organisations philanthropiques et dont les archives sont soutenues par l'ambassade d'Allemagne en Israël, a examiné plus de 10 000 photographies et vidéos de l'attaque, soit plus de 1 800 heures d'analyse visuelle. Les témoignages, les images de géolocalisation, les SMS, les articles de presse et les renseignements issus de sources ouvertes ont été minutieusement examinés. Point essentiel, le rapport conclut que ces abus n'étaient pas isolés. On constatait un schéma récurrent de viols et de viols collectifs ; de tortures sexuelles ; de mutilations ; de tirs ciblés au visage, à la tête et à la région génitale ; de nudité forcée ; de ligotage et de contention ; de brûlures génitales ; d'insertion d'objets dans les zones intimes ; d'humiliations sexuelles post-mortem ; et d'exécutions pendant ou après une agression sexuelle. En effet, lorsque le Hamas a entraîné d'autres groupes terroristes en Israël, ils transportaient des listes de phrases traduites de l'arabe vers l'hébreu ordonnant aux victimes d'« enlever leur pantalon », de « s'allonger » et d'« écarter les jambes ». Pour les premiers intervenants israéliens arrivés à Nova des heures plus tard, il était clair que la violence extrême, l'humiliation sexuelle et la mutilation étaient une tactique intentionnelle et généralisée déployée ce jour-là. M. Masas se souvient d'être tombé pour la première fois sur un bûcher où se trouvaient cinq ou six corps. « Tous les trois mètres, un autre corps », a-t-il dit. «Progressivement : des squelettes, puis des morceaux de corps, des têtes, des mains, une jambe sectionnée.» « Quand on tue, on tue », a-t-il dit. « Mais quand on commence à faire d'autres choses à la personne, surtout après sa mort, ce qu'ils ont fait… les sévices… la torture… c'est autre chose. » Ce sadisme était répandu, les premiers intervenants découvrant « des canettes en aluminium, des grenades, des clous, des objets contondants, des barres de fer, des outils ménagers et des instruments pointus, insérés dans les organes génitaux et d'autres parties du corps ». Darin Komarov, rescapée de Nova, s'est cachée dans une caravane où elle a entendu au moins trois viols distincts. Elle a dit : « J'ai entendu un viol où ils se la passaient de main en main. Elle était probablement blessée, à en juger par ses cris – des cris que vous n'avez jamais entendus nulle part ailleurs… » « C'est entre le silence et les cris, entre la douleur et l'envie de mourir… Et après qu'ils aient fini, ils lui ont tiré dessus… On entend une détonation – et le silence. » Elle a poursuivi : « Il ne s’agit pas d’un viol au sens habituel du terme… » « Il y avait des rires. Il y avait des blagues. Ils se les passaient de main en main… C’était fait pour s’amuser. » Après avoir été secourue, elle a déclaré avoir vu leurs corps. « Il n'y avait pas un seul corps qui soit mort de mort naturelle », a-t-elle dit. « Chacun d'eux avait subi des tortures. » Le bénévole Nachman Shai Revivo se souvient du corps d'un homme nu qui semblait avoir été victime d'abus sexuels. Ses mains étaient crispées et il y avait encore de l'herbe et de la boue dedans, comme s'il avait été sur le ventre et cherchait désespérément un trou où se réfugier. Un autre survivant de Nova, utilisant le pseudonyme de Sapir, a raconté comment une femme avait été violée en réunion par des terroristes, au cours de laquelle l'un d'eux lui avait coupé un sein. « Il l'a jeté sur la route, et ils ont joué avec », a-t-elle déclaré. Un terroriste lui a ensuite tiré une balle dans la tête tout en continuant de l'agresser. Raz Cohen, témoin de la scène, a vu une femme extraite de force d'un véhicule et violée. « Il l'a poignardée… Je l'ai vue convulser et perdre connaissance… » « Et puis ils l'ont violée à nouveau, même après qu'elle ne bougeait plus. Je les ai vus la violer. » Yoni Saadon s'est caché sous une scène au Nova et s'est recouvert du corps d'une femme exécutée devant lui, lorsqu'il a vu une autre femme se faire violer en réunion. Elle a crié : « Arrêtez ça, je vais mourir de toute façon à cause de ce que vous faites, tuez-moi ! » Lorsque les terroristes eurent fini, ils rirent et lui tirèrent une balle dans la tête, a-t-il ajouté. « L’un des combattants a pris une pelle et l’a décapitée ; sa tête a roulé sur le sol », indique le rapport. Un survivant, un homme connu uniquement sous la lettre D et qui s'était déjà confié au Mail, a raconté comment il avait été violé en réunion à Nova. « Ils ont ri… comme si j’étais leur poupée sexuelle », a-t-il déclaré. « J’étais complètement nu. Ils ont fait de moi tout ce qu’ils voulaient. » Sur la route 232, la principale autoroute où les survivants de Nova ont tenté de fuir, le premier intervenant Itzik Itach est tombé sur une victime féminine qui avait été sexuellement violée. Il a déclaré : « Elle avait deux marques de liens sur chaque main. Complètement nue… Toute la zone de l'aine était complètement défigurée. » Amit Ezra roulait sur l'autoroute à la recherche de sa sœur et a vu des voitures incendiées, des corps mutilés à l'aide d'outils, des filles dévêtues. Une femme décédée était « complètement nue, il lui manquait un bras et elle avait reçu une balle dans la tête ». Il a retrouvé sa sœur vivante sous des corps dans un abri. Eden Wessely, qui se rendait au secours d'une amie, a découvert le corps d'une femme en robe noire qui semblait avoir été violée, à côté de son mari. « La moitié de son visage était brûlée, l'autre moitié non », a-t-elle déclaré à propos des images qu'elle a remises à la Commission civile. « Elle avait une balle dans la joue et elle était figée dans cette position. » Des scènes similaires attendaient les premiers arrivés sur les lieux dans les kibboutzim. À Be'eri, les premiers intervenants ont trouvé une femme nue, la cheville attachée par une épaisse corde noire. Simcha Greinman a déclaré : « À certains endroits du corps, dans la zone intime, des clous étaient incrustés. » Un deuxième corps, retrouvé décapité et nu, était « mutilé à un tel point qu'il était impossible de déterminer s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme ». Dans une autre maison, M. Greinman a découvert le corps d'une femme. Il a déclaré : « Dans la pièce se trouvaient des couteaux, des scalpels, un marteau, une hache, des tournevis, des outils, des outils ménagers. Tous ces objets étaient incrustés dans le corps. Le corps était complètement mutilé. » Le Hamas a également « fait un usage stratégique » des vidéos et des médias sociaux « pour exercer et intensifier ses actions néfastes, et pour perpétuer, glorifier et amplifier les atrocités qu'il a commises ». Dans les morgues, les corps de femmes arrivaient avec des bassins fracturés, des sous-vêtements ensanglantés et des organes génitaux mutilés, notamment de vastes brûlures ciblées. Un médecin légiste a déclaré : « Des adultes et des enfants ont été ligotés et brûlés avec du fil de fer autour d'eux. » Un autre a déclaré que l'aine d'un jeune homme avait été « intentionnellement incendiée ». Mais Noa Lewis, qui préparait les corps des soldates pour l'enterrement, a déclaré que de toutes les blessures, la pire était le fait de leur tirer délibérément sur le visage car « cela anéantit leur beauté ». Shari Mendes, membre de la même unité, a déclaré qu'«il semblait que la mutilation du visage de ces femmes ait été un objectif dans leurs meurtres». Lorsque les terroristes ont tiré sur Yam Goldstein-Almog, 20 ans, au visage, ils ont ensuite filmé son corps avec le téléphone de son frère dans une « mise en scène diabolique » pour se vanter de l'avoir « défigurée, une belle femme ». Certaines femmes avaient le crâne fracassé, leur cerveau s'échappant, tandis que d'autres avaient reçu tellement de balles que leur tête avait presque explosé. Le même schéma de mutilations génitales était évident chez les jeunes observatrices tuées à la base de Nahal Oz, a-t-elle déclaré, certaines ayant également été décapitées et mutilées, les jambes coupées. D'autres corps de soldates avaient été piégés avec des explosifs. Les survivants ont entendu leurs camarades se faire agresser. Pour les personnes capturées, les violences infligées le 7 octobre se sont poursuivies tout au long de leur captivité. « Il semble qu'il n'existe pas de mots pour décrire les sévices sexuels prolongés que les otages ont dû endurer », a déclaré le Dr Elkayam-Levy. Les otages ont été agressés sexuellement, déshabillés, humiliés, menacés de mariage forcé, contraints d'assister à des sévices et, dans certains cas, agressés sexuellement aux côtés ou devant des membres de leur famille. Alors que nombre des otages libérés ont déjà courageusement témoigné de ce qu'ils ont enduré, le rapport révèle de nouveaux sévices. Deux mineurs apparentés, contraints à des actes sexuels réciproques en captivité, déshabillés, touchés par leurs ravisseurs et fouettés sur leurs parties génitales. D'autres ont déclaré avoir été forcés d'assister à des actes sexuels ou à des humiliations sexuelles infligées à d'autres otages, y compris des membres de leur famille. Keith Siegel, un grand-père de 66 ans qui a été enlevé avec sa femme Aviva, 65 ans, a témoigné qu'il avait été forcé de se déshabiller devant un terroriste qui lui a ensuite rasé les poils pubiens et a fait des commentaires sur son pénis. Mme Siegel, qui avait été séparée de lui, a failli être exécutée après avoir réconforté une jeune fille victime d'agressions sexuelles en captivité. Guy Gilboa-Dalal, 24 ans, otage libéré, a raconté comment un terroriste lui avait bandé les yeux avant de lui demander s'il voulait « tourner un film porno ensemble » et de l'agresser. On s'attend à ce que de nombreux autres témoignages concernant le 7 octobre et ses suites émergent encore, car certains anciens otages et témoins n'ont toujours pas partagé leurs récits, tant leur traumatisme est profond. Pour les auteurs du rapport, cependant, la répétition et les similitudes des abus indiquent « le caractère organisé des violences sexuelles et sexistes ». Cela montre que ce phénomène était « systématique, généralisé et faisait partie intégrante des attentats du 7 octobre et de leurs conséquences ». Le fait que cela se soit poursuivi pendant la captivité est « juridiquement significatif », disent-ils, car cela soutient les affirmations de « planification préalable, de tolérance opérationnelle, de répétition et de prévisibilité à travers les unités et les lieux ». Ils estiment désormais que ces archives sur les crimes de guerre, documentant les crimes contre l'humanité et les actes de génocide, peuvent établir une feuille de route claire pour les poursuites judiciaires. Mais surtout, ils espèrent que cela mettra enfin en lumière l'absurdité de ceux qui ont nié ou tenté d'effacer les souffrances des victimes du 7 octobre. On ne peut qu'espérer que, comme l'indique le titre de ce rapport, ces victimes ne seront plus réduites au silence.
1
2,135
HISTOIRE DE PIGNON (NORD) |||| Pignon est une commune située dans le département du Nord d'Haïti, dans la partie nord du pays. Son histoire est profondément liée à celle d'Haïti, des époques indigènes à la colonisation, la révolution et les défis modernes. La région autour de Pignon était à l'origine habitée par les Taïnos, population indigène parlant l'arawak qui vivait en chefferies organisées et pratiquait l'agriculture avant l'arrivée des Européens. Pendant l'ère coloniale, après l'arrivée de Christophe Colomb en 1492, l'île d'Hispaniola est passée sous contrôle espagnol. Cependant, à la fin du XVIIe siècle, la partie ouest de l'île, incluant ce qui est aujourd'hui Haïti, a été cédée à la France et est devenue la colonie de Saint-Domingue. Pignon tire ses origines de cette période, la ville ayant été fondée vers 1699 par un colon français nommé Picnion (ou Pignon), d'après qui elle est nommée. La région s'est développée comme une zone agricole, profitant de plaines fertiles et se concentrant sur des cultures comme le café, le sucre et l'indigo, cultivées par une main-d'œuvre esclave africaine. Le système de plantation brutal a généré une immense richesse pour la France, mais au prix d'une exploitation horrible. La Révolution haïtienne (1791-1804) a marqué un tournant. Déclenchée par des soulèvements d'esclaves dans le nord, y compris près de Pignon, des leaders comme Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe ont lutté pour l'indépendance. La révolution a culminé avec la déclaration d'Haïti comme première république noire au monde en 1804. Après l'indépendance, Pignon est devenue partie de la nouvelle nation, subissant les divisions entre le royaume du nord sous Christophe et la république du sud sous Pétion. La ville a connu un certain développement en infrastructure et en agriculture pendant cette ère, bien que l'instabilité politique ait persisté. Au XIXe siècle, Haïti a fait face à des conflits internes, des interventions étrangères et un isolement économique dû au non-reconnaissance internationale. Pignon, comme une grande partie de l'Haïti rurale, dépendait de l'agriculture de subsistance et du petit commerce. L'occupation américaine d'Haïti de 1915 à 1934 a apporté une certaine modernisation, incluant des améliorations routières et des initiatives de santé, mais aussi une résistance des cacos (guérilleros paysans) dans le nord. Pignon a bénéficié de ces efforts, avec des améliorations à son aéroport, qui est devenu plus tard une caractéristique clé de la ville. Le milieu du XXe siècle sous le régime Duvalier (1957-1986) a été une période de répression. François Papa Doc Duvalier et son fils Jean-Claude Baby Doc ont régné avec l'aide de la milice des Tonton Macoutes, menant à une peur généralisée, à l'émigration et au déclin économique. Pignon, en tant que zone rurale, a été affectée par la pauvreté et le manque de services, bien qu'elle ait maintenu un fort esprit communautaire ancré dans les pratiques vodou et les fois chrétiennes. La chute des Duvalier en 1986 a inauguré une ère turbulente de coups d'État, d'élections et de catastrophes naturelles. Dans les décennies récentes, Pignon a fait face à des défis posés par les tremblements de terre, les ouragans et les troubles politiques. Le séisme de 2010, bien que centré à Port-au-Prince, a indirectement impacté le nord par la migration et les efforts d'aide. La ville est connue pour sa culture vibrante, incluant des festivals traditionnels, et sert de pôle éducatif avec des écoles et une extension universitaire. Économiquement, elle dépend de l'agriculture (agrumes, mangues et café) et a un potentiel en éco-tourisme grâce aux sites naturels proches comme la Citadelle Laferrière. Aujourd'hui, Pignon continue d'évoluer, équilibrant tradition et aspirations au développement au milieu des luttes persistantes d'Haïti. |||| IstwaVil.com (Ce message a été créé avec l'IA.) |||| Kisa mond lan ekri sou Ayiti AtikSouAyiti.com
36
À la lumière des informations en notre possession, je vais relater ce qui s’est passé il y a un siècle afin de laisser à votre disposition l’appréciation des faits. Lorsque les Européens arrivèrent à Beni, ils trouvèrent deux chefferies en tension. Il y avait d’un côté le chef Nzomba et de l’autre côté Mafutala et son oncle Karibumba. Parce que Bula Matari voulait assurer la verticalité; il donna gain de cause à Karibumba. Aussitôt, celui-ci augmenta la taxe : chaque chef de village devait payer un tribut supplémentaire d’une chèvre – corvée accablante. Lorsqu’un village ne savait payer son tribut, Karibumba envoyait des Wahokohoko pour donner la mort à un certain nombre des villageois. Les villageois allèrent se plaindre auprès de Bula Matari. Celui-ci répondit que ce n’était pas les Wahokohoko qui causaient la désolation, mais bien, des fauves. Stupéfaits, les villageois voulurent savoir d’où venait l’information. Ils apprirent la source : Karibumba. Dès ce moment, ils se turent. Ayant relaté cette histoire, je me tais, comme eux.
Replying to @Mcslionel
Les « hommes léopards » de chez les Bapakombe, Bamvuba, Bapiri, Babali, Banyari et Banande étaient bien évidemment appelés « Bihokohoko ». Ils étaient plutôt des justiciers : ils nettoyaient les communautés de ceux qui avaient « halya » et qui avaient commis le « rhilolo ry'eka ». On dirait aujourd'hui qu'ils purgeaient les communautés des blasphémateurs.
2
3
7
1,045
justement ca change tt pcq l'etat-nation est un tt autre modele politique né au 19eme siecle en europe; et y avait aussi des chefferies, villages, confédération et autres systemes d'organisation
1
48
Le système colonial a détruit nos chefferies
1
40
Dans la tradition congolaise (notamment chez les Anamongo, les Luba, les Kongo, ou encore dans les chefferies du Nord et de l'Est), la peau de léopard (nkutu ou mposo ya nkoi) portée sur l'épaule ou le dos est l'un des symboles de pouvoir, de souveraineté et de dignité.
262
📜 Avant Berlin : le Kivu était une terre de peuples autochtones organisés Oui, avant la conférence de Berlin, l'État-nation "Congo" en tant qu'entité unifiée n'existait pas. Mais votre prémisse est fausse : ce n'était pas un vide politique. La région des Grands Lacs, et le Kivu en particulier, était habitée depuis des siècles par des peuples organisés en royaumes et chefferies. Les Hunde, Nyanga, Nande et Tembo étaient déjà là. Leurs ancêtres vivaient sur ces terres et en avaient façonné les sociétés et les langues bien avant votre proposition. Prétendre que votre seule présence rwandaise les rendrait "autochtones" et nous "étrangers" est un déni de leur histoire. ✍️ Les Rwandophones sont devenus Congolais en vertu des accords coloniaux, comme tout citoyen d'un État postcolonial Le sort des populations rwandophones a été scellé par les puissances coloniales (Belgique et Allemagne) dans le traité du 14 mai 1910. Elles ont fixé la frontière entre le Congo belge et le Ruanda-Urundi allemand, décidant artificiellement que certaines communautés de langue kinyarwanda se trouvaient d'un côté ou de l'autre. En 1960, c'est cette frontière coloniale que tous les États africains ont solennellement acceptée comme intangible (principe d'uti possidetis). Ainsi, les Banyarwanda de l'Est ont hérité de la nationalité congolaise, au même titre que les Hunde et les Nyanga, parce que la loi internationale l'a ainsi établi. 🛡️ Que proposez-vous au final ? Une rectification des frontières par l'épuration ethnique ? En vous réclamant des "autochtones" du Kivu, vous suggérez une redéfinition violente des frontières via l'identité ethnique, pour priver des millions de Congolais de leur nationalité. L'Afrique a déjà connu les conséquences de la remise en cause des frontières coloniales : guerres, génocides, balkanisation. C'est ce que votre discours appelle. Le Zaïre moderne n'est pas une création coloniale artificielle que vous pouvez démembrer; c'est la patrie de 450 tribus, toutes unies par la même constitution et la même citoyenneté. Nous ne permettrons à personne, sous aucun prétexte, de vider notre nation de sa substance.
9
Honnête ! Qu’est-ce que les gens ont même à aller fouiner dans l’administration des villages des gens alors que les chefferies existent
Le Canton Bonambela informe l'opinion qu'il n'existe pas un village appelé Mbanya dans son Canton.
13
Diamond Lyka retweeted
L'effondrement du pont Ituri 2 à Mambasa perturbe l'évacuation des produits agricoles entre les chefferies de Babila Bakwanza et Babombi. La société civile redoute une hausse des prix et les difficultés d'intervention des forces de sécurité face à la menace des ADF. shorturl.at/ln1N1té

1
1
8
2,269
Tchad : nomination au Haut conseil des chefferies traditionnelles ift.tt/bMfizEN
1
323
C'est une erreur que les membres de l'USN se constituent en porte-voix de la révision constitutionnelle. À mon avis, cette tâche devrait incomber à l'Administration publique, sensée être neutre : Admin des Terr, Bourgmestres, Chefs Secteurs ou Chefferies, Agents territoriaux,...
3