De la même manière que les coups sont érigés en crime, il faut également que les codes pénaux envisagent de réprimer comme un crime dans nos États, l’apologie du crime. Il sera dit :
Titre : De l’atteinte à l’ordre constitutionnel
Article X : Apologie du coup d’État
1.Constitue un crime l’apologie du coup d’État, le fait, par quelque moyen que ce soit, notamment par discours, écrits, images, publications, communications électroniques, réseaux sociaux ou tout autre procédé de diffusion publique,
de présenter, de commenter, de justifier ou de promouvoir un coup d’État, une prise illégale du pouvoir, ou tout acte tendant à renverser les institutions constitutionnelles,
comme légitime, nécessaire, souhaitable, ou moralement fondé.
2.L’infraction est également constituée lorsque l’auteur :
a) incite, encourage ou appelle à la commission d’un coup d’État, directement ou indirectement ;
b) minimise ou nie le caractère criminel d’un coup d’État commis ou en préparation ;
c) glorifie les auteurs, co-auteurs, complices ou instigateurs d’un coup d’État.
3.La peine est de dix à vingt ans de réclusion criminelle et de 10 000 000 à 50 000 000 francs CFA d’amende, sans préjudice des peines complémentaires prévues à l’article Y.
4.Constituent circonstances aggravantes :
a) lorsque les faits sont commis par un dépositaire de l’autorité publique, un officier, un sous-officier, ou toute personne chargée d’une mission de service public ;
b) lorsque l’apologie est diffusée à large audience, en particulier par voie numérique ou médiatique ;
c) lorsque les faits sont commis en période de crise politique, d’état d’urgence, ou de menace grave contre l’ordre constitutionnel.
5.La tentative est punissable.
6.Les dispositions du présent article s’interprètent strictement, conformément au principe de sauvegarde de la Constitution, du régime démocratique, de la souveraineté du peuple, et de la stabilité des institutions.
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