C’est en effet, disposer d’un corps professionnel capable d’analyse, d’anticipation et d’adaptation.
C’est comprendre que la guerre moderne ne se gagne pas uniquement sur les discours discriminatoires, indexés, fixateurs et de terrain, mais aussi dans les centres de décision, les réseaux d’information et les espaces numériques réseaux sociaux.
De plus, je pense qu’il est impératif que nos militaires congolaises soient modernes, sans complexe face aux standards internationaux, aux innovations technologiques, aux doctrines étrangères qu’il faut étudier, comprendre et parfois dépasser.
Non pas toujours de manière spectaculaire hein, mais dans ces détails du langage, dans ces réflexes discursifs, dans cette incapacité à dissocier de manière ferme l’État de l’individu qui l’incarne temporairement pour 5 ans renouvelable une seule fois.
Autre élément qui m’a toujours interpellé c’est la posture du média. Ici, nous avons un journaliste qui interroge directement un haut responsable militaire, sans intermédiaires politiques visibles, sans mise en scène excessive, sans flatterie ni précautions démesurées.
L’échange est direct, professionnel, centré sur les enjeux nationaux. Point.
À l’inverse, en
#RDC, l’accès à la parole publique passe toujours par des filtres politiques, des validations implicites, voire une autocensure anticipée.
Le journaliste ne questionne plus une fonction, il navigue dans un rapport de pouvoir. Et cela change tout.
J’espère en tout cas que vous comprendrez comme moi, ce que cette séquence met en lumière, ce n’est pas seulement une différence de style.
C’est une différence de culture politique.
D’un côté, un État qui tend à s’institutionnaliser, à désincarner le pouvoir.
De l’autre, un système où l´état reste au centre de tout, et le pouvoir est encore profondément personnalisé.
C’est pourquoi il faudra en 2028, instaurer immédiatement une rupture radicale avec la logique actuelle, moins de communication politique, plus de doctrine ; moins de culte des individus, plus de construction institutionnelle ; moins de fidélité aux hommes, et plus de fidélité à la République.
PS : Et s’il vous plaît, pour l’amour de Dieu, arrêtez de diffuser les vidéos d’
@AugustinKabuyaT ici sur X. Ça nous fait honte, nous qui sommes dans la diaspora.
Sérieusement, on essaie déjà d’expliquer que tous la complexité sociologique de la RDC, et vous, vous nous balancez ses ignominies comme vitrine officielle ?
À ce niveau, je pense que c’est du sabotage collectif.
On se bat pour dé-construire et construire une image crédible, structurée, avec un minimum respectable… et vous, vous nous sortez des interventions de l’UDPS qui donnent l’impression qu’on improvise même la pensée.
À ce stade, je vous dis, ce n’est plus du journalisme ou de la communication politique, c’est une performance artistique involontaire qui donne la nausée.
Ayez pitié de nous, enfin ! Ou au moins, ayez un peu de dignité stratégique.
Tout ne mérite pas d’être partagé. 😑
L'intégralité de cette conversation de 1 heure est visible sur la chaîne YouTube Brut.
2/2 Fin.
EH.