Mélenchon, meeting de Saint-Denis, 7 juin : « nouvelle France », nouveau programme, nouvelle ardoise.
Rappel utile pour ceux qui découvrent le concept de calculatrice : le dernier chiffrage sérieux du programme insoumis dépassait les 250 milliards d'euros de dépenses supplémentaires par an. Soit, à la louche, deux fois le budget de l'Éducation nationale. Par an. Tous les ans.
Le tout pendant que Bercy explique à un fonctionnaire de catégorie C que son point d'indice restera gelé, à un retraité que sa pension ne sera pas revalorisée, et à un cadre du privé que sa tranche d'impôt, elle, suivra parfaitement l'inflation. Étrange asymétrie.
Sur scène, on promet la retraite à 60 ans, le SMIC à 1600 net, le blocage des prix, la hausse des minima sociaux, l'école gratuite jusqu'au doctorat et probablement le poney. Hors scène, la dette française flirte avec 114 % du PIB et on emprunte 5 milliards par semaine pour payer les intérêts de la précédente.
La question n'est plus de savoir si c'est finançable. La question, c'est : qui paye ?
Spoiler : toujours les mêmes. Ceux qui se lèvent tôt, qui ne touchent rien, qui cochent toutes les cases du « contributeur net » et qu'on remercie chaque année par un nouveau prélèvement créatif.
La « nouvelle France » ressemble furieusement à l'ancienne : on annonce la révolution sociale, on livre la facture fiscale.
Et pendant que la gauche débat de la couleur du drapeau sur le toit, la Cour des comptes, elle, continue d'aligner ses rapports sur les agences redondantes, les opérateurs fantômes et les milliards évaporés. Personne ne lit. Personne ne tranche. Personne ne paye. Sauf vous.
Vivement 2027, qu'on nous explique encore que ce sont les riches qui ne paient pas assez. 🎩