David Lynch : "Pour le genre de choses que je voulais faire, le cinéma européen m'intéressait davantage que le cinéma américain. On va parfois au cinéma juste pour sortir, et parfois il y a les films qui vous pénètrent et vous font frissonner l'âme. Et la plupart de ces films-là viennent sans aucun doute d'Europe."
(Entretiens avec Chris Rodley)
Mulholland Drive, Naomi Watts, Laura Harring, Angelo Badalamenti, Les Films Alain Sarde, Studiocanal, États-Unis, France, 2001
Cinéastes américains et Nouvelle Vague française.
William Friedkin, Oscar du meilleur réalisateur : "Nous avons été influencés par la Nouvelle Vague en France. Mais si vous regardez bien nos films, ils n'ont rien à voir avec elle. Les films que j'ai réalisés sont typiquement américains, par nécessité : ils ont un rythme américain, des racines américaines, un ton américain.
En revanche la Nouvelle Vague nous a changés, nous, réalisateurs. La Nouvelle Vague nous a libérés, nous a permis d'être nous-mêmes : nous n'étions pas obligés de réaliser des films à la manière de nos pères, ou de nos grands-pères."
Jerry Schatzberg, Grand Prix au Festival de Cannes : "Quand j'ai commencé, les gens du métier disaient : "C'est comme ça qu'on fait", mais je n'étais pas de cet avis, à force de regarder les films de la Nouvelle Vague : il y a toujours une autre façon de faire."
Martin Scorsese : "Cela faisait quelque temps que je jouais avec l'idée de devenir un metteur en scène hollywoodien de la vieille école qui réaliserait des films de genre, mais j'ai compris plus tard que l'influence des films européens sur moi avait été trop forte et que je n'avais plus le choix."