J’étais le premier à combattre le DG de l’ARSP, Monsieur
@MiguelKashal.
En 2024, lorsqu’il avait décidé de fermer toutes les sous-traitances non éligibles, beaucoup ont crié au scandale. Lors de son inspection chez Kibali Gold Mine, plusieurs sociétés devaient fermer leurs portes pour violation de la loi. TCFF faisait partie des sociétés ciblées.
J’ai dénoncé. Publiquement. Sans émotion. Avec des arguments.
Puis, quelques mois plus tard, j’ai félicité l’initiative.
Pourquoi ?
Parce que la décision allait dans le sens de la valorisation de la main-d’œuvre locale.
Parce qu’une loi qui protège les Congolais doit être appliquée.
Parce que le marché ne peut pas rester confisqué.
Après un long silence, j’ai encore dénoncé certains blocages.
Pourtant, après des mois de silence et d’observation rigoureuse, les faits me donnent tort et je m’incline devant la réalité. L’ARSP m’a surpris. Ce n'était pas une menace en l'air, mais une stratégie de reconquête de notre souveraineté économique.
Ce matin, je tombe sur un communiqué relayé par la RTNC :
Annulation immédiate de contrats irréguliers ordonnée par l’ARSP à Kibali Gold Mine, notamment ceux impliquant KMS SAS et BOART LONGYEAR SAS pour violation de la Loi n°17/001 du 08 février 2017 (règles sur la sous-traitance dans le secteur privé).
C’est lourd.
C’est courageux.
C’est structurel.
Ce n’est pas une attaque contre les investisseurs.
C’est un rappel : la loi prime.
Quand les contrats sont irréguliers, ils doivent être annulés.
Quand la sous-traitance viole la réglementation, elle doit être corrigée.
Quand les autochtones sont exclus, le système doit être rééquilibré.
Soyons honnêtes :
Quand c’est mal fait, il faut dénoncer.
Quand c’est bien fait, il faut applaudir.
Je la salue parce que c’est rare de voir un acte administratif qui ose toucher les contrats
Si chaque mandataire public faisait preuve de la même rigueur et du même courage que le DG Miguel KASHAL, le développement de ce pays ne serait plus un slogan, mais une réalité quotidienne et changerait de trajectoire.
Le vrai développement commence par :
– L’application stricte des lois.
– La protection du contenu local.
– Le courage administratif.
La question maintenant est simple :
👉 Combien d’autres secteurs doivent encore être audités avec la même fermeté ?
👉 Qui protège réellement l’accès des Congolais aux marchés stratégiques ?
👉 Sommes-nous prêts à soutenir les décisions impopulaires mais justes ?
Ajoutons :
— Est-ce que KIBALI GOLD MINE SA va exécuter sans négocier en coulisses ?
— Est-ce que KMS, BOART LONGYEAR et TAI SERVICES vont se conformer ou contourner via des montages ?
— Est-ce que les appels d’offres seront publics, traçables, et ouverts aux entreprises locales éligibles — ou réservés à des “pré-sélectionnés” ?
— Quels autres sites miniers vont subir le même nettoyage, ou Kibali sera le seul “exemple médiatique” ?
Je parle avec preuves.
Sans émotion.
Sans clan.
Le débat est ouvert.
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