Un politicien excité, visant à prendre le pouvoir par tout moyen, anticlérical revendiqué, qui tente par stratégie de s'attirer, à défaut de la sympathie, la neutralité de la communauté chrétienne et plus précisément catholique, on a déjà connu ça, (sans compter le Caudillo);
- Mussolini,a été le plus « séducteur » et le plus efficace des deux. Issu d’un milieu anticlérical (il qualifiait les prêtres de « microbes noirs » et avait écrit un article intitulé « Dieu n’existe pas »), il a rapidement compris l’importance de l’Église dans une Italie à 99 % catholique nominalement.
Mesures symboliques et concrètes dès les années 1920 : Il a fait placer des crucifix dans les écoles, tribunaux et hôpitaux, rétabli l’enseignement religieux obligatoire dans les écoles primaires, aidé financièrement des églises endommagées et soutenu la Banque de Rome (liée à l’Église). Il a aussi criminalisé les insultes aux prêtres.
Les Accords du Latran (1929) : C’est le grand succès de Mussolini. Ce traité a réglé la « Question romaine » en créant l’État du Vatican, accordant une indemnité financière à l’Église et reconnaissant le catholicisme comme religion d’État. En échange, l’Église s’engageait à ne pas interférer dans la politique et dissolvait le Parti populaire italien (catholique).
Cela a donné une légitimité internationale et populaire à Mussolini, qui apparaissait comme le restaurateur de la grandeur italienne et des valeurs traditionnelles.
- Pour sa part, Hitler a suivi l’exemple de Mussolini, qu’il admirait.
Les catholiques représentaient environ un tiers de la population allemande, avec un parti politique influent (le Zentrum/Centre) et des organisations fortes (écoles, syndicats, jeunesse).
Le Reichskonkordat (juillet 1933) : Signé peu après l’arrivée au pouvoir d’Hitler (janvier 1933), par le vice-chancelier Franz von Papen (catholique) et le cardinal Pacelli (futur Pie XII).
L’Église renonçait à toute activité politique (dissolution du Zentrum) en échange de garanties : liberté de culte, maintien des écoles catholiques, protection des organisations, etc.
C’était une victoire diplomatique pour Hitler : le Vatican était le premier État à reconnaître officiellement le régime nazi.
Hitler y voyait surtout un moyen de neutraliser l’opposition catholique et de gagner du temps. Il a déclaré en privé que le Concordat était un premier pas vers la suppression progressive de l’Église.
Dès la signature, les nazis ont violé ses termes : fermeture d’écoles et de journaux catholiques, persécutions de prêtres, ingérence dans les nominations, etc. La Kirchenkampf (lutte contre les Églises) s’est intensifiée, avec des tentatives de nazification du protestantisme et une hostilité idéologique profonde au christianisme (vu comme « juif » et universaliste).
Alors, on va attendre un peu, avant de donner à Mélenchon et LFI, " le bon Dieu, sans confession"...