❌ Assez de faux-semblants !
On ne nomme pas à la défense des droits quelqu’un qui a combattu leur extension. Point !
Ce n’est ni une nuance, ni un détail de parcours, ni une « évolution personnelle » qu’on brandit au moment opportun. C’est un positionnement politique clair, répété, assumé : contre le mariage pour toutes et tous, contre la PMA pour toutes les femmes, contre l’inscription de l’IVG dans la Constitution.
Et aujourd’hui, il faudrait faire comme si cela n’avait aucune importance ?
Non !
Les droits ne sont pas une case que l’on coche en fin de carrière. Ils ne sont pas un vernis républicain qu’on applique sur un CV pour le rendre présentable. Ils sont une ligne de front. Et sur cette ligne, il y a celles et ceux qui avancent et celles et ceux qui freinent.
On ne peut pas être les deux.
Derrière cette nomination, il y a une idée dangereuse : celle que l’engagement pour l’égalité serait secondaire, interchangeable, presque accessoire. Qu’au fond, peu importe d’avoir été du mauvais côté, puisque tout finit par s’effacer.
C’est faux ! Et c’est grave.
Car à banaliser ces contradictions, on banalise aussi les reculs. On envoie un message limpide : les droits peuvent attendre, s’arranger, se négocier. Ils deviennent une variable politique parmi d’autres.
C’est précisément ce que refusent des années de luttes.
Nommer, c’est trancher. Et ici, le choix est limpide : on accepte qu’on puisse défendre les droits sans les avoir défendus. On accepte l’incohérence comme norme. On accepte le brouillage.
Alors disons-le tout aussi clairement : non, cela ne passe pas !
Parce que défendre les droits, ce n’est pas un costume. C’est un combat. Et un combat ne se confie pas à celles et ceux qui l’ont combattu. ✊🏻
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