C’est trés ennuyeux le calcium …atherosclerose , calculs renaux , pancréas, voire calcification cérébrale … il y a un texte qui vient de sortir :
AVIS DE L’AGENCE NATIONALE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DE L’ALIMENTATION, DE L’ENVIRONNEMENT ET DU TRAVAIL
Saisine n° 2026-SA-0047
Objet : Évaluation des risques liés à la présence de calcium (Ca) dans les sols agricoles français et dans la chaîne alimentaire
Date : juin 2026 — DIFFUSION RESTREINTE
1. Contexte et saisine
En réponse à la demande conjointe de la Direction Générale de la Santé et du Ministère de la Transition Écologique, l’Anses a procédé à une évaluation exhaustive des risques sanitaires associés au calcium, élément dont la présence dans les sols français atteint des niveaux préoccupants, notamment dans les zones à substrat calcaire (Bassin parisien, Champagne, Bourgogne, Normandie, Provence), soit approximativement 72% du territoire métropolitain.
2. Dangers identifiés
Le groupe de travail pluridisciplinaire (GT-Ca) a recensé les effets délétères suivants, documentés dans la littérature internationale :
•Effets cardiovasculaires : calcification de l’intima et de la média artérielles, rigidification vasculaire, augmentation de la pression pulsée
•Effets neurologiques : calcifications des noyaux gris centraux (syndrome de Fahr), dépôts au niveau du plexus choroïde
•Effets ostéo-articulaires : chondrocalcinose, rhumatisme à hydroxyapatite, tendinopathies calcifiantes
•Effets rénaux : néphrolithiase oxalo-calcique, représentant 80% des lithiases urinaires en France
Le GT-Ca note avec inquiétude que ces pathologies sont sous-déclarées, les praticiens n’établissant pas systématiquement le lien avec l’exposition calcique environnementale et alimentaire.
3. Voies d’exposition
L’exposition humaine est multifactorielle et cumulée :
•Ingestion directe via l’eau de boisson (eau calcaire, non réglementée sur ce critère)
•Transfert sol-plante-aliment, particulièrement marqué pour les légumineuses et les crucifères
•Pratiques agricoles : le chaulage des sols acides, pratique subventionnée et encouragée par les pouvoirs publics depuis des décennies, constitue un apport anthropique massif et délibéré de calcium dans l’environnement
•Supplémentation volontaire : le marché français des compléments calciques représente plusieurs centaines de millions d’euros annuels, sans encadrement suffisant au regard des risques identifiés
4. Populations vulnérables
Le GT-Ca identifie comme particulièrement exposées :
•Les nourrissons allaités (transfert lacté)
•Les femmes ménopausées (supplémentation systématique encouragée par les sociétés savantes)
•Les insuffisants rénaux chroniques
•L’ensemble de la population résidant sur substrat calcaire, soit la majorité des Français
5. Recommandations
L’Anses recommande :
1.L’établissement d’une valeur toxicologique de référence (VTR) pour le calcium par voie orale chronique
2.L’intégration du calcium dans les plans de surveillance des sols agricoles (RMQS)
3.La réévaluation des pratiques de chaulage à l’aune des nouvelles connaissances toxicologiques
4.Une campagne d’information auprès des prescripteurs sur les risques de la supplémentation non encadrée
5.La conduite d’études épidémiologiques longitudinales sur les populations exposées aux eaux dures
6. Conclusion
Le calcium ne peut plus être considéré comme un nutriment anodin. Sa présence ubiquitaire dans l’environnement français, combinée à des apports alimentaires et médicamenteux non contrôlés, constitue une problématique sanitaire émergente qui justifie une mobilisation immédiate des autorités compétentes.
Le présent avis a été adopté par le comité d’experts spécialisés « Contaminants minéraux » réuni en séance plénière.
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail — 14 rue Pierre et Marie Curie, 94701 Maisons-Alfort Cedex