Ni le vent, ni la tempête, ni même le feu du ciel ou de l’enfer ne sauraient nous détourner du chemin que nous avons tracé, seuls, au cœur de la tourmente.
Aujourd’hui encore, dans cette longue traversée du désert, rien ne changera notre marche. Ils sont là.
Les masqués.
Ceux qui rient, qui sourient, qui observent dans l’ombre pendant que le doute consume les faibles.
Pire encore : ceux qui prétendent marcher à nos côtés alors que leur œuvre de sape n’a jamais cessé.
Mais ils ne connaissent ni la destinée, ni la force d’une vision née dans la nuit la plus profonde.
Car lorsque tout vacillait, lorsque le silence entourait nos pas, notre volonté, elle, s’est durcie comme le fer sous le feu.
Alors oui, s’il le faut, nous avancerons seuls. Seuls jusqu’au bout du chemin.
Même à genoux. Même en rampant.
Même en plantant nos dents dans la terre pour continuer d’avancer.
Car ce combat est d’abord le nôtre.
Une épreuve de volonté, de foi et de dépassement.
Et au terme de cette route, au-delà des trahisons, des tempêtes et des nuits sans fin, nous nous lèverons dans une gloire transcendante.