il y a une génération entière qui pense débarquer dans la silicon valley pour changer le monde grâce à opus 4.7 sans une seule ligne de code dans le sang, sans la moindre intuition technique, sans même savoir distinguer une API REST d’un serveur MCP et le drame c’est qu’ils sont au minimum 10 millions à avoir exactement la même idée en même temps, biberonnés aux mêmes threads twitter, aux mêmes podcasts y combinator, aux mêmes prompts copiés collés…on assiste à la production industrielle de clones entrepreneurs persuadés d’être uniques
de mon côté je pense que plus l’IA démocratise l’accès à l’intelligence générative plus la rente revient à ceux qui maîtrisent ce que l’IA fait mal car quand un outil très puissant devient disponible à prix nul pour 1 milliard de personnes simultanément, l’avantage compétitif se déplace immédiatement vers ce que l’outil ne sait pas faire correctement
en d’autres termes je pense que notre époque exige exactement le contraire de ce que tout le monde fait, le modèle devient puissant l’humain doit devenir profond, l’IA optimise les réponses chaque builder doit maîtriser les questions, le prompt est facile le savoir faire technique réel devient un avantage stratégique décisif
le vrai conseil pour celui qui veut construire quelque chose qui compte c’est de fuir le mimétisme du moment, fermer ChatGPT et opus 4.7, ouvrir un livre de thermodynamique, de génie chimique, de neurosciences ou de cryptographie, apprendre à souder un capteur, à cultiver une bactérie ou à calibrer un capteur à microns…
ce sera douloureux, lent, inconfortable et profondément démodé et c’est exactement pour ça que les rares qui le feront se retrouveront seuls sur des continents entiers d’opportunités que les esprits suiveurs n’ont aucune chance d’apercevoir car à mon sens plus tout le monde fait pareil plus la curiosité obsessionnelle pour différentes disciplines devient un superpouvoir
retenez que l’exécution réelle dans le monde physique habite toujours en dehors du prompt & appartient à ceux qui acceptent de mettre les mains dans la matière et notamment à ceux qui sont prêts à échouer, à itérer, à recommencer pendant un certains temps avant de prétendre changer le monde