Les idées socialistes amènent la stagnation. La stagnation amène la croissance nulle. La croissance nulle amène le jeu à somme nulle. Le jeu à somme nulle amène les gens à se battre entre eux pour les miettes. La bataille pour les miettes amène le totalitarisme. Le totalitarisme amène la mort.
C'est le même pattern. À chaque fois. Sans exception. À chaque fois qu'un État se pense plus intelligent que le marché et décide de contrôler les prix, les salaires, la production et la distribution, la séquence se répète mécaniquement.
Top 20 des dingueries engendrées par les idéologies collectivistes qui voulaient "corriger" le marché. Apprenons de l'histoire.
URSS, 1932-1933 : Staline collectivise les terres agricoles ukrainiennes. Les paysans qui résistent sont déportés ou exécutés. L'État fixe des quotas de production impossibles. Résultat : l'Holodomor, entre 3,5 et 7 millions de morts de famine dans le grenier à blé de l'Europe.
Chine, 1958-1962 : Mao lance le Grand Bond en Avant. Les paysans sont forcés de fondre leurs outils agricoles pour produire de l'acier inutilisable dans des fourneaux de jardin. L'État ordonne de tuer les moineaux parce qu'ils mangent le grain. Sans moineaux, les insectes prolifèrent et détruisent les récoltes. 45 millions de morts de famine.
Cambodge, 1975-1979 : Les Khmers Rouges vident les villes en 48 heures. Porter des lunettes est un signe d'intellectualisme passible de mort. Les médecins, les professeurs, les ingénieurs sont systématiquement exécutés. 2 millions de morts sur une population de 8 millions.
URSS, 1930-1953 : Le Goulag. Entre 14 et 18 millions de personnes envoyées dans des camps de travail forcé en Sibérie pour "crimes contre l'État", c'est à dire désaccord avec le Parti. Des centaines de milliers y sont morts de froid, de faim et d'épuisement.
Cuba, 1960-aujourd'hui : Castro nationalise toute l'économie. L'État fixe les salaires : un médecin cubain gagne 60 dollars par mois. Les voitures des années 50 roulent encore parce qu'aucune importation n'est autorisée. Les Cubains fuient en radeau vers la Floride depuis 60 ans.
Venezuela, 1999-aujourd'hui : Chávez puis Maduro nationalisent le pétrole, fixent les prix, contrôlent les changes. Le pays avec les plus grandes réserves de pétrole au monde connaît des pénuries de papier toilette, de médicaments et de nourriture. L'inflation atteint 1 000 000% en 2018. 7 millions de Vénézuéliens fuient le pays.
Chine, 1966-1976 : La Révolution Culturelle. Mao envoie des adolescents (les Gardes Rouges) détruire les temples, brûler les livres, humilier et torturer les professeurs et les intellectuels. Les enfants dénoncent leurs parents. Entre 500 000 et 2 millions de morts.
Corée du Nord, 1994-1998 : La famine nord-coréenne. L'agriculture collectivisée s'effondre après la fin de l'aide soviétique. L'État refuse l'aide internationale pendant des mois par fierté. Entre 600 000 et 3 millions de morts de faim pendant que Kim Jong-il importe du cognac français.
Éthiopie, 1983-1985 : Le régime marxiste de Mengistu utilise la famine comme arme politique. Il bloque l'aide alimentaire vers les régions rebelles et déplace de force des millions de personnes. 1 million de morts.
URSS, 1920 : Lénine interdit le commerce privé et réquisitionne le grain des paysans. Résultat : famine de 1921, 5 millions de morts. Lénine est forcé de rétablir partiellement le marché (la NEP) pour éviter l'effondrement total. Le marché revient toujours, même chez les communistes.
Allemagne de l'Est, 1961-1989 : Le Mur de Berlin. Un État socialiste construit un mur non pas pour empêcher les gens d'entrer mais pour empêcher ses propres citoyens de fuir. 140 personnes sont mortes en essayant de le franchir. Quand ton système nécessite un mur pour retenir les gens, c'est que ton système est une prison.
Roumanie, 1966-1989 : Ceausescu interdit l'avortement et la contraception pour augmenter la population et la force de travail. Résultat : des dizaines de milliers d'enfants abandonnés dans des orphelinats où les conditions sont inhumaines. Le régime est tellement détesté que Ceausescu est exécuté le jour de Noël 1989.
Zimbabwe, 2000-2008 : Mugabe confisque les fermes des agriculteurs blancs pour les "redistribuer". Les nouveaux propriétaires n'ont aucune compétence agricole. Le grenier de l'Afrique devient importateur de nourriture. L'inflation atteint 79 milliards de pour cent par mois en novembre 2008. Un oeuf coûte 50 milliards de dollars zimbabwéens.
Pologne, 1981 : Le régime communiste instaure la loi martiale pour écraser Solidarnosc, le syndicat libre. Des milliers d'arrestations, des dizaines de morts. Un régime qui prétend défendre les travailleurs écrase le premier vrai syndicat ouvrier libre.
URSS, 1928-1940 : La collectivisation forcée détruit les koulaks (paysans "riches", c'est à dire ceux qui avaient une vache de plus que leur voisin). Des millions sont déportés, exécutés ou morts de faim. La production agricole soviétique ne retrouvera jamais le niveau de 1913 sous le Tsar.
Cuba, années 60 : Les homosexuels sont envoyés dans des camps de travail forcé (les UMAP) pour être "rééduqués". Che Guevara supervise des exécutions sommaires à La Cabaña. Le même Che Guevara dont l'image est portée sur des t-shirts par des gens qui se disent progressistes.
Chine, 1989 : Massacre de Tiananmen. Des milliers d'étudiants qui demandent des réformes démocratiques sont écrasés par les tanks de l'Armée Populaire de Libération. Le nombre exact de morts est toujours inconnu parce que le Parti l'a effacé de l'histoire.
Mozambique, 1975-1992 : Le régime marxiste du FRELIMO collectivise l'agriculture et nationalise l'industrie. Le pays sombre dans une guerre civile de 15 ans et une famine qui tue un million de personnes. Après la chute du bloc soviétique, le Mozambique adopte l'économie de marché et la croissance repart.
Afghanistan, 1978-1992 : Le régime communiste afghan lance des "réformes" agraires forcées et des campagnes d'alphabétisation obligatoire dans les campagnes. La résistance est écrasée par l'armée. L'URSS envahit le pays pour sauver le régime. 2 millions de morts afghans et le début de 45 ans de chaos.
Yougoslavie, 1945-1991 : Tito maintient l'unité par la force centralisée. À sa mort, le système s'effondre et les guerres ethniques explosent. 140 000 morts dans les années 90. Quand le seul ciment d'un pays c'est la coercition étatique, le pays explose dès que la coercition faiblit.
Le pattern est toujours le même. Contrôle de l'économie. Contrôle des prix. Contrôle de la production. Stagnation. Pénurie. Bouc émissaire. Répression. Mort.
Et à chaque fois, les défenseurs du système disent la même chose : "c'était pas le vrai socialisme". Après 20 tentatives et 100 millions de morts, à quel moment on accepte que c'est peut-être pas un problème d'exécution mais un problème de design ?
Apprenons de l'histoire. Ne reproduisons pas ces erreurs. Le marché n'est pas parfait. Mais chaque tentative de le remplacer par un planificateur central a produit infiniment plus de souffrance que les imperfections qu'elle prétendait corriger.