Le berserker en Barbour, prêt à ne pas épargner pour que ses enfants ne soient pas en classe avec des enfants d'immigrés. Tu parles d'un manifeste !
Manifeste d’un parent mettant ses enfants dans le privé.
Régulièrement, la même musique se fait entendre. Désormais les propositions se font plus insistantes, les programmes plus violents : le privé prendrait les moyens du public. Il faudrait nationaliser tout ça. Obliger chaque parent à précipiter son enfant dans le chaudron collectif.
N’essayez même pas. Vous n’avez aucune idée de ce à quoi vous vous attaquez.
Le citoyen-contribuable peut être un mouton d’une infinie patiente tant qu’on lui tond la laine sur le dos. Il supporte. Il accepte. Il se soumet.
Mais si vous touchez à ses enfants, il devient un lion. Un berserker.
Les parents professant des opinions progressistes eux-mêmes se défilent.
L’enfant est le grand révélateur des hypocrisies idéologiques. Face à lui, les postures de salon , les opinions de luxe et le narcissisme moral s'effondrent. On ne veut plus du "vertueux", on veut du concret. Du sûr. De l'excellence.
Nous n’avons jamais prêté la main ou nos voix à votre pédagogique, à la massification payée par le renoncement à l’exigence, à la destruction méthodique de ce qui faisait l’école d’hier. Nous avons toujours mis en garde. Sans succès.
Vous ne ferez pas subir à nos enfants les conséquences de votre folie. Nous ne quitterons pas les canots de secours pour remonter sur votre Titanic. Ce sont nos petits. C’est notre vie. C’est plus que nous-mêmes.
Si vous attaquez le privé sous contrat, nous déménagerons pour les derniers îlots de savoir. On fera plus de transports. On habitera dans plus petit. Tant pis.
Si vous tuez le privé, nous nous saignerons pour le hors-contrat. Adieu l'épargne et le confort, l'avenir de nos gosses n'a pas de prix.
Si vous imposez la nationalisation totale, nous ferons l'école à la maison (fun fact : c’est en fait déjà interdit).
Si vous verrouillez tout, nous partirons. L'exil plutôt que le sacrifice de nos enfants sur l'autel de vos lubies.
Vos délires égalitaristes et votre faillite migratoire sont vos choix. Pas les nôtres. C’est vous qui avez cassé les barreaux de l’échelle sociale, brisé la méritocratie au prétexte qu’elle n’était qu’une ruse bourgeoise. Nous ne serons pas les otages de votre programme, a fortiori quand vous ne regrettez rien, n’avez rien appris, et ne proposez que d’entraîner tout le monde dans un même abîme.