1/1 Si le prĂ©sident est le pĂšre, le coach est le pĂšre, le manager est le pĂšre et les joueurs sont les enfants, on finit par oublier que câest une sĂ©lection nationale professionnelle et non une rĂ©union de famille.
Idriss Diallo est-il trop présent auprÚs des joueurs ? Le débat est-il justifié ?
La FIF a toujours eu un prĂ©sident en charge de lâĂ©quipe nationale. Idriss Diallo, en plus dâĂȘtre le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration, est Ă©galement le prĂ©sident de la commission des Ă©quipes nationales. Ignorer ce dĂ©tail peut prĂȘter Ă confusion. De par son statut de prĂ©sident de la commission des Ă©quipes nationales, il est de son devoir dâĂȘtre prĂ©sent auprĂšs des joueurs. InterfĂšre-t-il dans les causeries tactiques du coach ? Je nâen ai aucune preuve. Sâassure-t-il que lâenvironnement autour de lâĂ©quipe soit sain ? Oui, je le pense.
Idriss Diallo, au-delĂ de son rĂŽle institutionnel, se considĂšre comme un pĂšre pour ses enfants. Il est leur tuteur dĂšs quâils quittent leurs clubs. AprĂšs la dĂ©faite 4-0 contre la GE, il est restĂ© Ă lâhĂŽtel avec eux jusquâĂ la consĂ©cration finale. Ce sont des sacrifices invisibles.
Il nâest pas nĂ©cessaire quâIdriss Diallo soit constamment prĂ©sent dans le vestiaire. Dans la vie dâun groupe, il y a des moments oĂč le coach doit ĂȘtre seul avec les joueurs, et dâautres oĂč les joueurs souhaitent ĂȘtre entre eux. Tant que sa prĂ©sence ne perturbe pas lâĂ©quipe, ce dĂ©bat est superflu.