« Nous formons dès maintenant 25 000 personnes aux fondamentaux de l’IA »
Que d'ambition !
Mon premier engagement sur l’intelligence artificielle n’est pas seulement technologique. Il est social.
Je veux un grand dialogue social technologique : dans l’entreprise, dans les branches, jusqu’au niveau national. Que pas un salarié ne découvre un matin que son métier a basculé sans avoir jamais eu voix au chapitre. L’IA ne doit pas se décider au-dessus des gens ; elle doit se construire avec eux.
Car la fracture est déjà là. Près de six cadres sur dix voient l’IA comme une chance, contre à peine plus d’un tiers des ouvriers. Tant que cet écart demeurera, l’IA restera vécue comme une menace par celles et ceux à qui personne n’a jamais expliqué ce qu’elle changerait pour leur travail.
C’est pourquoi je n’attends pas. Nous formons dès maintenant 25 000 personnes aux fondamentaux de l’IA, et autant de demandeurs d’emploi d’ici à 2027, en commençant par ceux que l’on dit trop éloignés du sujet : l’ouvrier comme l’aide-soignant. Et dès l’automne, nous réunirons une conférence sociale technologique pour poser les règles avec les partenaires sociaux.
L’IA doit aussi respecter celles et ceux qui créent : nos auteurs, nos artistes, nos journalistes, dont le travail nourrit ces machines sans qu’on le leur demande ni qu’on les rémunère. Et elle ne vaudra que si elle réduit les inégalités au lieu de les creuser.
Le travail doit rester une fierté. C’est une exigence politique, pas une question technique.