Chambre de torture pour cadres administratifs culpabilisés : le camion "Climate Sense" est passé la semaine dernière au boulot.
Impossible de l’ignorer. Un container sur roues avec un slogan bien ronflant : « Oserez vous tester la vie à 50°C ».
Traduction cash : on va te faire suer pour que tu obéisses mieux.
Le principe est simple :
Tu rentres dans le camion. On monte à 50°C pendant 30 minutes. Tu sors en trempé, le cerveau en bouillie. Et là, on t’explique que c’est ça, le futur si tu ne changes pas tout de suite. Que tu dois avoir peur. Que tu dois culpabiliser plus fort.
Deux collègues déjà bien dans le trip éco-anxiété se sont inscrits. Ils me demandent : « Tu viens ? »
Moi : « Non merci, j’aime pas le sauna. » 😏
Une heure plus tard, ils reviennent. Yeux ronds. Voix de prophète. « C’est incroyable… on tiendra jamais dans ces conditions. »
Evidemment, Jean-Kevine, c’est le principe même du dispositif. Personne ne tient à 50°C dans un camion sans clim. Vous êtes con ou bien...
Alors, sur le fond, on n’est plus du tout dans la sensibilisation. On est dans le théâtre de la peur. On fabrique un choc émotionnel sur des gros faibles déjà bien flippés.
Ensuite on capitalise la panique en bonne conscience, et on te facture la « prise de conscience ».
Le bobo repenti qui sort de là déclare fièrement : « Maintenant, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas. »
Mais non, petit génie. Tu ne sais rien... Tu n'es plus en capacité à réfléchir par toi-même sans qu’on te mette la tête dans un four.
On te fait vivre des expériences de panique. Alors qu'une réflexion se construit avec des faits, du recul, et la responsabilité de se faire sa propre opinion.
Derrière tout ça ? Un beau petit business de la peur. Climate Sense est branché direct sur la pompe à subventions publiques : collectivités, institutions, programmes « Nos élus »… tout payé par
@NicolasQuiPaie et tes impôts.
On n’a pas les chiffres exacts. Mais une certitude : plus on infantilise les gens, plus il y a de budget à distribuer pour les copains.