Expo : A noter du 12 juin au 18 octobre 2026 à
#Rome dans le parc du
#Colisée une expo intitulée "Troie et Rome. Mythes, légendes, histoires de la Méditerranée antique"
L'exposition, introduite par la réplique monumentale du cheval du film Troie avec Brad Pitt, rassemble des preuves archéologiques essentielles à la compréhension du patrimoine historique et mythique de Troie avec des documents retraçant la diffusion et la réinterprétation du mythe d'Énée jusqu'à la fondation de Rome.
Plus 300 objets sont ainsi exposés dont 220 pièces archéologiques prêtées par 19 musée turcs.
L'expo est bâtie est 4 parties:
L'exposition s'ouvre sur une vaste section consacrée à la reconstitution historique, archéologique et topographique du site de Troie, grâce à une importante collection d'objets provenant de musées turcs. Cette section offre également un aperçu unique du monde hittite et des diverses réalités culturelles de l'Anatolie entre le IIIe et le IIe millénaire avant J.-C.
« Quand on lit Homère, on n'a pas une idée très claire de l'identité des Troyens : mais à l'époque de la guerre de Troie (vers - 1 200 avant JC), ils appartenaient bien aux peuples anatoliens », affirme le Pr Reyhan Körpe, spécialiste du monde antique à l'université de Çanakkale et vice-président des fouilles.
Parmi les objets exposés qui peuvent paraitre insignifiant mais d'une grande importance historique, un sceau découvert en 1995 du IIIe millénaire avant JC sui est le seul témoignage écrit dans une langue anatolienne archaïque decouvert sur le site, plus précisémmment du Luvien, peuple d'origine indo européenne.
Également une tablette d'argile, la tablette d'Alexandros, qui pourrait être le Pâris de l'Iliade, sur laquelle le prince troyen signa un accord avec le roi hittite Muwatalli.
La 2e partie est consacrée à la guerre de Troie, racontée du point de vue des Troyens, s'achève avec la chute de la cité (Ilioupersis) et le début de la diaspora, sous l'impulsion d'Énée.
La 3e partie explore le voyage d'Énée, reconstitué à partir des traditions littéraires – de Stésichore à Virgile – et des données archéologiques. L'accent est mis sur le contexte italien, notamment sur
les sites du sud de l'Italie, de Sicile et du Latium associés au passage du héros troyen. Cette partie propose également un cadre de reconstitution pour le Latium entre le XIIe et le IXe siècle avant J.-C., offrant ainsi des outils d'interprétation pour contextualiser historiquement le mythe.
Enfin la 4e partie est consacrée au mythe de Romulus et à la fondation de Rome. Elle analyse les traditions clés et présente des artefacts et des témoignages symboliques significatifs. L'exposition reconstitue le cadre de la Rome archaïque et explore le processus par lequel les Romains ont intégré leurs origines troyennes, élément central de la construction de l'identité politique et idéologique de la ville.