Que peut faire la France (et l’Europe) maintenant ?
1. Prendre acte d’une réalité sur laquelle elle n’a aucune prise et donc du renversement du régime de Maduro par les États-Unis.
2. Ne pas pleurer un dictateur dont le maintien au pouvoir était un coup d’état, la répression du peuple une réalité comme les ingérences dans les affaires des pays voisins de la région, ainsi que les liens évidents et intenses avec le narcotrafic, ce fléau mondial avec lequel nos dirigeants aiment se dire en guerre.
3. appeler au choix souverain du peuple vénézuélien, d’abord par l’avènement du vainqueur de l’élection présidentielle qui se l’était faite voler. Car la souveraineté, dans notre acception gaullienne et démocratique, c’est avant tout le choix du peuple, celui qui est tant oublié par les défenseurs de Maduro.
Il semble donc pertinent d’oeuvrer à la reconnaissance d’Edmundo González Urrutia comme chef de l’État légitime du Venezuela. Il est le candidat de l’opposition démocratique qui a remporté l’élection de 2024 selon les procès-verbaux indépendants, et son exil est la conséquence directe d’une victoire confisquée. María Corina Machado, récemment prix Nobel de la paix, a appelé explicitement González Urrutia à assumer son mandat, affirmant que « l’heure de la liberté est arrivée ». Cet appel confère une légitimité morale et politique majeure à une transition démocratique.
4. Comprendre enfin la nouvelle réalité du monde, fondée sur la force, et les nécessités de puissance qu’elle implique.
5. Cesser les discours, creux, soit plaintifs soit sentencieux, et reconstruire les outils de l’influence, d’une diplomatie efficace et professionnelle, pour se faire respecter par la puissance, économique, technologique et militaire.
6. Sur ces préalables, agir pour un ordre mondial fondé le droit et sans plus attendre lancer une coalition internationale contre le narcotrafic.